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La Fédération Cinov plaide pour que l’inclusion des femmes en reconversion soit au cœur de la stratégie numérique

Communiqué de presse
Social et Formation

Face à une sous-représentation chronique des femmes dans les métiers du numérique – elles représentent moins de trois salariés sur dix –, l’Observatoire des métiers du conseil, de l’ingénierie et du numérique (Opiiec) vient de publier une étude inédite sur la reconversion professionnelle des femmes dans ce secteur. Fruit d’une démarche prospective rigoureuse, cette étude identifie les freins systémiques, analyse les leviers d’action et dessine les contours d’un numérique plus inclusif.

Forte de son engagement historique pour la mixité et la responsabilité sociétale, la Fédération Cinov en fait un enjeu prioritaire : la reconversion des femmes dans le numérique n’est pas qu’une question d’égalité, c’est une nécessité économique, sociale et stratégique.

Un constat préoccupant : un secteur encore trop fermé aux femmes

Malgré une croissance soutenue et des besoins massifs de recrutement, les femmes demeurent encore largement absentes du numérique. Pourtant, 85 % des entreprises déclarent manquer de profils sur les métiers techniques et une sur deux rencontre des difficultés à recruter.

L’étude souligne plusieurs freins :

  • des stéréotypes persistants, qui entretiennent l’idée que les métiers du numérique – réputés « techniques et masculins » – ne leur seraient pas destinés, et ce, dès l’orientation scolaire ;

  • un manque de modèles d’inspiration conjugué à un langage trop technique ou anglicisé (comme pentester, ingénieur·e DevOps, data scientist), qui renforcent une barrière symbolique ;

  • une autocensure tenace, dans des environnements perçus comme compétitifs et peu inclusifs, où le syndrome de l’imposteur pousse trop de femmes à douter de leur propre légitimité.

Les pratiques de recrutement évoluent, mais restent sélectives : 94 % des entreprises affirment que tous leurs postes pourraient être pourvus par des femmes. Pourtant, seules 38 % ont recruté au moins une femme issue d’un parcours de reconversion au cours des trois dernières années.

Ces obstacles ne sont pas une fatalité. Ils traduisent des représentations sociales et des pratiques professionnelles qui peuvent, et doivent, évoluer.

Femmes en reconversion : une opportunité stratégique pour révéler de nouveaux talents

Les femmes en reconversion constituent une ressource stratégique pour la filière du numérique. Elles apportent :

  • des compétences transférables : gestion de projet, double culture métier-technique, créativité, adaptabilité, sens du client, orientation résultats ;

  • une motivation élevée : 70 % des entreprises la soulignent ;

  • une dynamique d’équipe enrichie : 72 % observent un meilleur climat de travail et une diversification des compétences.

Cependant, ce potentiel reste sous-valorisé. Parmi les entreprises qui n’ont pas recruté de femmes en reconversion, 65 % invoquent le faible nombre de candidatures et 22 % estiment les compétences techniques insuffisantes. Ces freins reflètent surtout un manque de sensibilisation et un accompagnement encore trop partiel des candidates.

Une mobilisation déjà à l’œuvre

La Fédération Cinov salue les enseignements de cette étude, qui prolongent une mobilisation déjà bien engagée pour l’attractivité et la diversité des métiers du numérique.

Avec notamment les trophées des Talentes, dont la prochaine édition aura lieu le 10 décembre prochain aux salons Hoche à Paris, la Fédération Cinov poursuit sa démarche de valorisation des parcours remarquables de femmes et d’hommes qui font bouger les lignes et incarnent une vision inclusive des talents.

> Consultez le rapport d’étude sur la reconversion des femmes dans les métiers du numérique.

 

Contact : Virginie GAUDIN - 07 89 02 85 48 - gaudin[@]cinov.fr