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Nos adhérents CINOV témoignent dans le numéro d'avril des CTB

Découvrez dès maintenant le dernier numéro des CTB Spécial Santé accessible gratuitement en version numérique où nos adhérents CINOV reviennent sur la crise du coronavirus. 

Depuis mi-mars les Bureaux d'études techniques ont basculé en activité à distance mais la prolongation du confinement rend l’avenir incertain malgré la publication d’un guide de préconisations pour encadrer la reprise des chantiers.

De nombreux adhérents CINOV livrent leurs témoignages sur les impacts du covid-19 dans leurs activités : problèmes de connexion à distance, baisse progressive de l’activité, fermetures des chantiers, mise en place du guide de préconisations de sécurité sanitaire ou encore la préparation à la reprise d’activité.

Par ailleurs, la Fédération CINOV met a disposition un Forum Bonnes Pratiques animé par  les dirigeants des 3000 entreprises adhérentes à CINOV afin de répondre aux problématiques que vous rencontrez quotidiennement depuis le début de la crise du COVID-19 : l’organisation du travail à distance , coaching individuel, pratiques innovantes de formation à distance, la protection des données et la cybersécurité, réseaux sociaux, reprise d’activité. 

 


COVID-19 : Témoignage Jérôme David, gérant d'Intégrale de Restauration et adhérent CINOV Restauconcepteur

Interview

Jérôme David, dirigeant d’Intégrale de Restauration

 

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Jérôme David a racheté il y a 7 ans Intégrale de Restauration, un bureau d’étude en restauconception créé en 1994. Il emploie deux personnes depuis novembre 2019. Les collectivités territoriales constituent 80% de sa clientèle.

 

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Dès le 1er jour du confinement, j’ai convenu avec mes salariés qu’ils feraient du télétravail de chez eux et que je continuerai à venir au bureau, pour assurer une permanence et éviter les blocages, car tous nos outils de travail ne sont pas dématérialisés. Pendant 15 jours, nous avons travaillé sur les 26 dossiers que nous avons en phases étude, mais depuis le 1er avril on ne peut plus avancer. Il faut dire qu’habituellement, plus de 50% de notre activité se fait à l’extérieur, sur le terrain. J’ai beaucoup d’incertitudes concernant la reprise, sur les délais de fabrication des équipements dont nous avons besoin et sur les décalages dans le temps de nos chantiers.

 

Quelles démarches avez-vous initiées ?

J’ai dû mettre mes deux salariés au chômage partiel, ce qui a très vite été accepté. Pour le reste, comme j’ai toujours anticipé le pire scénario pour mon activité économique, j’ai constitué une trésorerie qui me permet d’avoir une vision sereine. Mais c’est évident que la baisse d’activité entraînera une baisse de chiffre d’affaires et des résultats qui pèsera sur mon salaire en tant que TNS (travailleur non salarié). Je ne peux pas la mesurer pour l’instant. Actuellement, je facture le travail que nous avons fait en février et mars, l’impact réel se fera sentir cet été.

 

Comment vous sentez-vous accompagné dans cette gestion de crise ?

Mon cabinet d’expertise comptable m’a tout de suite contacté pour savoir ce dont j’allais avoir besoin. Le syndicat CINOV Restauconcepteurs – auquel j’ai adhéré 8 jours avant le confinement, ce qui est bien tombé ! – a aussi fait preuve de dynamisme. J’ai aussi une mention spéciale pour la Fédération CINOV qui nous demande notre avis et adresse des propositions intéressantes au gouvernement pour la relance de l’économie.

 

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

J’ai l’impression qu’il fait ce qu’il peut avec les moyens du bord face à cette pandémie et j’espère que les décisions prises éviteront une catastrophe sociale. Pour ce qui est des mesures économiques, c’est très bien, on a de la chance d’être en France ! Moi qui suis d’une nature optimiste, je ne suis pas inquiet, je pense que ça va repartir.


La Fédération CINOV propose un plan de sauvegarde pour l'emploi et l'activité

COMMUNIQUE DE PRESSE 

 Le 16 avril 2020  

 

 La Fédération CINOV propose un plan de sauvegarde pour l’emploi et l’activité 

La Fédération CINOV regroupe notamment les TPE, PME et indépendants de la branche BETIC du conseil, de l’ingénierie et du numérique, lequel représente un secteur économique dynamique et essentiel au développement de notre pays (1 million de salariés répartis au sein de 70 000 entreprises qui réalisent annuellement un chiffre d’affaires de 140 milliards d’euros).  

Au regard de la gravité de la situation, CINOV s’est mobilisée pour identifier les difficultés auxquelles étaient confrontées ses membres, analyser ses dernières et proposer des mesures d’urgence à prendre.  

18 propositions concrètes et d’application immédiate dans les domaines juridiques, financiers et fiscaux ont ainsi été travaillées et proposées au Ministre de l’Economie et des Finances avec lequel des contacts sont attendus. Ces propositions sont articulées autour de deux grandes thématiques. 

la continuité de la commande publique

le soutien à l’activité et à la santé économique de nos TPE et de ses dirigeants. 

Si ces mesures urgentes sont nécessaires elles ne seront pas suffisantes. C’est la raison pour laquelle la Fédération CINOV fera dans les jours à venir des propositions élargies et de nature systémique visant à transformer notre modèle économique, concurrentiel à accompagner réellement la transition numérique et la conversion écologique et aussi à refonder notre pacte social pour mieux prendre en compte les nouveaux modes de travail, comme les travailleurs indépendants en forte croissance. 

Les professionnels de nos métiers de la prestation intellectuelle sont des experts reconnus, confrontés aux réalités techniques, économiques et sociales du quotidien de terrain. Ils sont légitimes à participer au débat citoyen et souhaitent s’y investir.  


En savoir + :  CONSULTER LE CP


COVID-19 : Témoignage Magali Gabriele directrice du cabinet "Facile Ergonomie" et adhérente CINOV Ergonomie

Interview

Magali Gabriele, directrice du cabinet « Facile Ergonomie »

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Créé en 2016, Facile Ergonomie, qui accompagne les entreprises dans le domaine des risques professionnels, physiques et psychologiques, est spécialisé dans la prévention liée à l’erreur humaine et la recherche de performance.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Tout s’est complètement arrêté dès le deuxième jour du confinement, que ce soit les missions en cours ou les projets que je devais contractualiser en 2020. Mon activité est donc très impactée dans l’immédiat et j’ai peur que les reports de projet se transforment en annulation, les budgets alloués à la prévention des risques risquant d’être considérés comme la 5ème roue du carrosse !

En attendant, pour me rendre utile et participer à l’effort collectif, je prends des nouvelles de mes clients et je les conseille gratuitement, par exemple sur la gestion du temps, entre télétravail et suivi scolaire des enfants. Je participe aussi à deux initiatives de conseil en ergonomie solidaire, dont celle proposée par CINOV Ergonomie aux entreprises qui ont maintenu de l’activité et qui doivent s’adapter au contexte actuel.

Quelles démarches avez-vous initiées ?

J’ai la chance de ne pas avoir de salarié. Mais je ne peux bénéficier d’aucun des dispositifs proposés par l’état, parce que j’ai encaissé une facture importante en janvier. Ma comptable me conseille en outre de ne pas demander de report de charges et de les payer tant que j’ai la trésorerie pour le faire.

Comment vous sentez vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Ma comptable est très présente et c’est d’autant plus précieux qu’elle connait très bien la situation de l’entreprise. Elle suit l’actualité, ce qui fait que je n’ai pas eu à perdre de temps à analyser les textes, je regarde tout de même d’un œil les informations envoyées par CINOV pour vérifier qu’elle ne commet pas d’erreur.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Le temps de réaction préalable aux décisions prises en matière sanitaire interroge la citoyenne que je suis sur la confiance qu’on peut accorder au gouvernement. Quant aux mesures économiques, elles sont très importantes, à tel point que je m’inquiète des incidences que cela aura à terme sur nos charges et nos impôts. Enfin, j’aimerais que le gouvernement sollicite les ergonomes pour anticiper la reprise : en tant que spécialistes des questions du travail, nous avons des solutions pour concilier la santé au travail et la performance économique, c’est une expertise dont on aura besoin demain.


Les impacts de la crise du COVID-19 sur les BET d'Hôtellerie- Restauration

CINOV Restauconcepteur avec le concours de deux autres organisations associatives (le FCSI et RFE) vient de publier sa seconde enquête liées aux conséquences de la crise du COVID-19 pour les bureaux d’études en Hôtellerie-Restauration

Rappel du panel :

  • 32 BET en Hôtellerie-Restauration
  • 154 Salariés
  • 590 Chantiers en phase réalisation (missions de MOE et AMO confondues)
  • 1474 Projets en phases études (missions de MOE et AMO confondues)

Situation des salariés depuis la première enquête du 25 mars 2020

  • question 1

Le « Télé-confinement » recul largement de 13% alors que le Chômage partiel augmente sensiblement de 19%. Sachant que sur les 37% de chômage partiel, 14% sont compris entre 40 et 60% et 23% dépassent les 60%.

  • Situation des opérations chantiers depuis la première enquête du 25 mars 2020
  • question 2

Le nombre de chantiers à l’arrêt augmente légèrement.

Les mesures de fonctionnement en mode dégradé (des chantiers dont l’activité était maintenue) n’étant pas satisfaisantes.

547 chantiers sur 590 sont à l’arrêt.

  • Situation des missions en phases études (non évaluées le 25.03.2020) au sein des BET en Hôtellerie-Restauration :
  • question 3

Si une majorité des projets en phases études est maintenue en télé confinement, 40% des projets sont interrompus !


  • question 4

Sur ces 40%, 4.07% sont reportés d’un an, 9.63% sont interrompus suite à l’impossibilité de se rendre sur place pour démarrer les missions (état des lieux, diag, relevés…) et 26.59% le sont suite à l’absence de prise de décision des MOA (validation de phase…).

Sur le plan statistique la moyenne est la suivante pour un BET en Hôtellerie-Restauration :

  • 5 salariés : un salarié sur deux n’est plus en activité
  • Sur les 18 opérations en phases chantiers : 17 sont à l’arrêt
  • Et sur les 46 opérations en phases études : 18 sont à l’arrêt dont 2 sont déjà décalés d’un an

Cela représente 55% du CA/mois perdu depuis le début du confinenement.


Conseil en ergonomie Solidaire : le syndicat CINOV Ergonomie et la fédération CINOV se mobilisent

CINOV Ergonomie lance un service de conseil en ergonomie solidaire pour aider à la mise en place ou à l’optimisation des organisations, des procédures, des moyens de production pour préserver la santé de celles et ceux qui continuent à travailler de manière à atteindre le résultat avec plus d’efficience.

Nous faisons face depuis plusieurs semaines à une crise sanitaire majeure qui impose le confinement de la population. Depuis le décret du 14 mars les mesures contre la propagation du virus COVID-19 ont imposés la fermeture de la très grande majorité des entreprises et institutions.

Or des salariés continuent à travailler en télétravail ou sur leur lieu habituel. Les conditions de travail sont délétères en raison du contexte (respect des mesures barrières, difficultés d’approvisionnement, contexte anxiogène) et les décisions managériales deviennent d’autant plus incertaines voire fluctuante. Il est d’autant plus important de préserver les ressources en maintenant des espaces organisationnels pour débattre et penser le travail de manière collective. L’épuisement psychique et physique guette les ressources humaines mobilisées actuellement.

L’état de santé des salariés était préoccupant bien avant la période de confinement comme en témoigne les démarches mis en œuvre au travers de la prévention des RPS ou de la QVT, largement soutenues par l’État.

L’un des principaux facteurs de cette dégradation au-delà de l’intensification du Travail consiste en l’absence de valorisation de l’expérience et de la connaissance des salariés. Les décisions de réorganisations incessantes, la réduction des moyens mis à disposition ont participé à la dégradation du sens que les salariés pouvaient trouver au Travail.

Cette période nous engage tous dans la réalisation d’un objectif commun et salutaire. Pour autant si le sens pour la plupart des salariés est consolidé par le contexte, le coût pour la santé n’a jamais été aussi fort et les conséquences de ce surinvestissement humain seront désastreuses.

C’est pourquoi le syndicat CINOV Ergonomie se mobilise de manière solidaire pour aider les organisations qui continuent à fonctionner pendant la période de confinement. La préservation des ressources doit rester une priorité essentielle pour que les mesures sanitaires soient efficaces dans la durée.

Un service de conseil en ergonomie solidaire est proposé pour aider à la mise en place ou à l’optimisation des organisations, des procédures, des moyens de production pour préserver la santé de celles et ceux qui continuent à travailler de manière à atteindre le résultat avec plus d’efficience.

Partout en France, les adhérents du syndicat CINOV Ergonomie sont disponibles bénévolement sur simple demande adressée à . Les modalités d’accompagnement seront adaptées au contexte spécifique du demandeur. Que ce soit dans les hôpitaux, les administrations, les entreprises, il est essentiel que les conditions de travail et la performance des salariés restent au cœur des décisions prises actuellement.

Nous sommes mobilisés et à la disposition des salariés non confinés.

Contact 


COVID-19 : Témoignage Jean-Charles DOR co-gérant du BET Climax & adhérent CINOV TEN

 Interview

Jean-Charles Dor, co-gérant du bureau d’études Climax

 

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Fondé en 2010, le bureau d’études Climax est spécialisé dans le domaine de l’écologie. Il ne compte aucun employé, ses trois co-gérants ayant le statut de travailleur non salarié.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Nous avons une activité de terrain, avec des études de la faune et de la flore à mener au printemps et à l’été. La grande majorité de ces études se poursuivent, car nous ne rencontrons personne sur le terrain. Nous avons toutefois reporté une étude en milieu urbain et les déplacements qui nécessitent une nuit à l’hôtel, mais ils ne concernent que deux projets, dont les visites pourront se faire ultérieurement. Enfin, pour ce qui est du deuxième volet de notre activité, qui consiste à analyser les données recueillies sur le terrain et rédiger des rapports, nous avons encore beaucoup à faire pour clore le cycle de l’an dernier.

Vous n’avez donc pas eu à modifier vos méthodes de travail ?

Pour effectuer les sorties sur le terrain, nous utilisons les attestations officielles et des lettres de recommandation que nous ont adressées nos maîtres d’ouvrage, pour bien prouver que nous sommes en mission. Sinon, nous travaillons comme d’habitude, avec simplement plus de réunions en visio-conférence, entre nous et avec nos clients. A part la gestion du travail scolaire, en plus, ce n’est pas très différent !

Avez-vous eu besoin d’être accompagné pour gérer cette crise ?

Pas vraiment, si ce n’est que j’ai sollicité CINOV pour savoir si nos collègues continuaient eux aussi à se rendre sur le terrain, alors que certains craignent d’avoir un problème de santé, lors de ces visites, et de devoir par conséquent aller à l’hôpital, alors que nos hôpitaux, à Mulhouse et Colmar, sont engorgés. Visiblement, la majorité des bureaux d’études de notre syndicat poursuit ses études de terrain, ce qui nous a rassurés.


COVID-19 : Témoignage Sandrine Nahon cofondatrice du cabinet Conseil « Solutions productives » et adhérente CINOV Ergonomie

Interview

Sandrine Nahon, cofondatrice du cabinet conseil « Solutions productives », adhérent à CINOV Ergonomie

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Créé en 1991, Solutions productives emploie 14 salariés et 4 travailleurs non-salariés (TNS), répartis sur plusieurs sites en France.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous le moyen terme ?

A partir du 15 mars, nous avons commencé à sentir un coup de frein énorme de la part de nos clients, qui sont pour un tiers des acteurs publics et pour le reste des entreprises privées, PME et multinationales. Les rendez-vous ont été annulés et le contact coupé. Un mois plus tard, nous sommes toujours sans nouvelle d’un tiers de nos clients et nous n’avons que 10% de nos dossiers encore actifs. Pour l’instant, nous sommes encore sous le choc et avons du mal à voir à moyen terme. Mais ce qui est sûr, c’est que plus la crise durera, plus nos clients seront impactés et plus notre carnet de commande en pâtira.

Quelles démarches avez-vous initiées ?

Au départ, nous avions envisagé un chômage partiel à 50%, puis nous sommes passés quasiment à 100%. Nous avons aussi demandé un report des charges et avons monté un dossier de demande de prêt garanti par l’Etat, d’un montant équivalent à 20% de notre chiffre d’affaires annuel. Parallèlement à ces démarches, nous avons travaillé sur une stratégie de redémarrage : nous avons ainsi conçu une nouvelle offre à proposer à nos clients pour les accompagner dans la mise en œuvre d’organisations de travail capacitantes leur permettant de reprendre leur activité tout en répondant aux exigences de sécurité de leurs salariés.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Ce sont des dispositifs assez impressionnants, mais je ne pense pas que ce soit viable longtemps. J’entends parler que certaines charges sociales pourraient être annulées et non pas seulement reportées et que des loyers pourraient être pris en charge... ce serait bien, mais le gouvernement ne va pas pouvoir tenir à bout de bras toutes les entreprises de France.

Comment vous sentez vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Nous avons été accompagnés par notre comptable et par la Fédération, via les webinars et les rencontres virtuelles sur les questions juridiques notamment. C’est toujours important d’avoir CINOV comme point de repère, même si nous n’avons pas tous les mêmes préoccupations. Quand on a des salariés, ce qui n’est pas le cas de tous les adhérents, on a des charges fixes, des bouches à nourrir et des gens à soutenir, pour maintenir une forme de vie d’entreprise.  


COVID-19 : Témoignage Véronique Guevel gérante du cabinet Cap-GDPR et adhérente CINOV Numérique

Interview Véronique Guevel, gérante du cabinet Cap-GDPR

 

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Créé en juin 2017, Cap-GDPR est spécialisé dans la protection des données personnelles et la mise en conformité avec le règlement général de protection des données.

Comment vous êtes-vous organisée face à la suite du Covid 19 ?

J’étais en pleine période de travaux de rénovation de mon bureau, si bien que je me retrouve confinée dans un espace en plein chantier ! Mais sinon je ne suis pas très gênée de travailler à distance car, si je vais habituellement sur le terrain pour des audits et des interviews, j’ai aussi de l’analyse de données à faire et je peux réaliser pas mal d’entretiens par téléphone ou en visioconférence. En revanche, certaines formations ont été annulées, de même que les visites de terrain destinées à voir comment les gens sont organisés et avoir accès à pas mal de documents.  

Quel est l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Tout ce qui est décalé aura un impact sur la facturation, ; j’étais en train de terminer des missions que je vais pouvoir facturer, mais en termes de prospection, ce sera plus délicat. D’autant plus qu’après la sortie du confinement, on va entrer dans une période estivale qui n’est pas très propice à nos missions. C’est pourquoi je refais mon site Internet et j’essaie d’être très proactive sur le plan commercial pour susciter de nouvelles missions.

Quelles mesures avez-vous prises ?

J’ai eu la bonne surprise que ma banque reporte de six mois les échéances de mon prêt, sans que je ne le lui demande ! Sinon, je vais faire une demande de prêt à la BPI, mais je ne me fais pas beaucoup d’illusions, je mise davantage sur mes actions commerciales, avec notamment des baisses de tarifs pour les petites structures.

Comment vous sentez-vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Je bénéficie des informations de mon expert-comptable et de la Fédération CINOV, qui ont été très réactifs. CINOV Numérique a aussi diffusé un communiqué de presse sur les difficultés des métiers de l’ingénierie et du conseil. Avec CINOV Île-de-France, nous réfléchissons avec les autorités compétentes aux leviers de la reprise. Je prépare aussi une webconférence sur la cybersécurité à l’attention de toutes les entreprises qui se sont lancées dans le télétravail sans précaution.


Colloque : Quel Contrat Social à l’heure de la révolution numérique et de la conversion écologique ?

Le colloque nouveau Contrat Social initialement prévu le Lundi 16 Mars 2020 est reporté au 3 Novembre 2020


 « Révolution numérique, révolution écologique, mais finalement révolution humaine. A l’heure des grandes mobilités économiques, environnementales et écologiques… A l’heure des grands bouleversements climatiques, au moment où les métropoles deviennent de plus en plus des mégalopoles et où les territoires nécessitent une présence encore plus accrue. Comment, à travers toute la modification des rapports et des relations sociales, sociétales, entre l’Etat, les corps intermédiaires, les individus, les salariés et les entreprises changent ?

Comment aujourd’hui une branche comme celle des bureaux d’études techniques, comment la Fédération CINOV peut montrer l’exemple, non plus pour subir les événements tels qu’ils se produisent, mais pour pouvoir les devancer, les anticiper et aider à faire changer les choses ? Comment allons-nous permettre aux salariés, de pouvoir évoluer dans le champ qui est le leur, non plus là où ils se trouvent mais dans ceux qu’ils deviendront dans les métiers de demain ?

C’est pour cela que nous vous invitons le 3 Novembre prochain pour réfléchir ensemble avec les économistes, les sociologues, les juristes et l’ensemble des autres acteurs de notre branche, à ce que doit devenir le nouveau contrat social. »

                                                                       


La Fédération CINOV ouvre ses services à l’intégralité des ressortissants de la branche professionnelle BETIC

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Retrouvez nos webinaires animés par des juristes, simulateur de calcul de l’activité partielle, foires aux questions, etc… La Fédération CINOV se mobilise pour informer et accompagner les entreprises de la branche professionnelle des Bureaux d'Études Techniques, Ingénieurs Conseils (dite "Branche BETIC")

Face aux difficultés rencontrées par les entreprises de la prestation intellectuelle et aux nombreux questionnements liés aux mesures annoncées et publiées par le gouvernement dans le cadre de la crise liées à l’épidémie du COVID-19, la Fédération CINOV a pris la décision d’ouvrir plus largement ses services et accompagnements à l’ensemble des ressortissants de la Branche BETIC.

Dans une logique de solidarité envers les entreprises des secteurs de l’ingénierie, du conseil, du coaching professionnel, du numérique et de l’ingénierie culturelle, CINOV vient de mettre en ligne un espace dédié véritable hub d’informations pratiques et juridiques à destination des dirigeants d’entreprise notamment des TPE et PME de la branche professionnelle BETIC : 

 PLATEFORME COVID-19 CINOV 

Cet espace propose notamment des FAQ juridiques, une liste des actions prioritaires à mener pour chaque gérant d’entreprise, qu’il soit indépendant ou dirigeant de société.

De nombreux outils sont également mis à disposition des visiteurs tels que le simulateur de calcul des indemnités d’activité partielle-COVID-19 ou encore de nombreux modèles de documents (notes de service ou d’information, messages de plan de continuité d’activité, etc…)

Une rubrique « Bonnes Pratiques », sous la forme d’un forum animé par les dirigeants des 3000 entreprises adhérentes de la Fédération, permet également le partage entre confrères de bonnes pratiques telles que l'organisation du travail à distance, le coaching individuel, le " télétravail « dans de conditions de confinement », les pratiques innovantes de formation à distance, la protection des données et la cybersécurité ou encore les réseaux sociaux.

Rejoindre la Fédération CINOV 


Propositions de la Fédération CINOV pour un plan de sauvegarde de l’emploi et de l’activité

La situation macro, micro-économique et sociale du tissu économique du pays se dégrade rapidement. Au sein du paysage, la branche des prestations intellectuelles du numérique, du conseil et de l’ingénierie (BETIC) constitue un maillon dynamique (+7% de croissance de l’activité) et essentiel du développement de nos territoires (1 million de salariés répartis au sein de 70 000 entreprises qui réalisent annuellement un chiffre d‘affaires de 140 milliards d’euros), branche dans laquelle 97% des entreprises emploient moins de 50 salariés et occupent 50% de l’emploi total.

Ainsi, la filière est essentiellement constituée de PME, de TPE et d’indépendants qui n’ont pas la taille critique (elles emploient en moyenne 12 salariés) dont l’activité est structurellement dépendante de leurs clients (publics et privés), et qui subit particulièrement les effets de la crise du Covid-19. Les carnets de commande se dégarnissent, le chiffre d’affaires s’effondre voire s’arrête, la trésorerie se détériore, etc.

Les raisons pour lesquelles ces acteurs se trouvent dans cette situation critique sont multiples :

  • l’effondrement de la demande,
  • l’impossibilité pour certains métiers d’exercer leurs activités dû au confinement (arrêt des chantiers ou des activités chez les clients, prestations en « face à face » rendues impossibles par le confinement par exemple),
  • mise en place du télétravail peu adapté,
  • report des échéances électorales, etc.

Le gouvernement a rapidement mis en place une série de mesures d’urgence visant à sauvegarder la trésorerie des entreprises et les acteurs de la branche BETIC en prennent acte et les soutiennent fermement. Au regard de la gravité de la situation, la fédération CINOV demande au gouvernement de mettre en place à très court terme des dispositifs de soutien et d’application immédiate dans les domaines juridiques, financiers et fiscaux qui visent à sauvegarder l’emploi et l’activité de notre filière à travers 18 propositions.

Nos propositions

1.Vote immédiat des budgets d’investissements 2020 avec ou sans quorum au sein des collectivités territoriales (communes, EPCI, etc.) ;

2.Accélérer la mise en place des syndicats de communes (SIVOM et SIVU) même s’il manque des délégués ;

3.Imposer que pour l’ensemble des consultations en cours, les marchés soient attribués et notifiés avant la fin du mois de juillet (même si les CAO ne sont pas en place) pour sécuriser les carnets de commandes au mois de septembre ;

4.Augmenter le seuil de passation des marchés de prestations intellectuelles de 40 000 € à 100 000 € sans mise en concurrence durant une période de 6 mois à compter du mois d’avril 2020 ;

5.Prolonger la validité des justificatifs (attestations) dans l’instruction des dossiers par les acheteurs publics pour une période d’au moins trois mois à compter de la fin du confinement ;

6.Avancer la prise d’effet (d’ici le 15 avril 2020) de l’article 62 de la Loi ELAN du 23.11.2018 qui a introduit un article L.423-3 dans le Code de l’Urbanisme selon lequel « les communes dont le montant total d’habitants est supérieur à 3 500 disposent d’une téléprocédure spécifique leur permettant de recevoir et d’instruire sous forme dématérialisée les demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à partir du 1er janvier 2022 ;

7.Mobiliser les financements publics pour encourager les collectivités territoriales (communes, communautés de communes, etc.) à recourir aux prestations d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour les accompagner dans la gestion de leurs projets dans le contexte de la crise du Covid-19 (structuration des projets, lancement des consultations, instruction des offres, etc.).

8.Écarter l’effet suspensif du contrat/marché que sur proposition du titulaire lorsqu’il estime, en conscience, qu’il est dans la possibilité de réaliser ses prestations dans les conditions de sécurité exigées en cette période de crise sanitaire.

9:Prolonger les mesures d’accompagnement de Bpifrance visant à soulager la trésorerie pour une période d’au moins 6 à 8 mois ;

10.Suspension de l’appel des échéances en capital et intérêts de la majorité des financements octroyés par Bpifrance sur une période de 24 mois ;

11.Maintenir le fonds de solidarité au-delà de la période de confinement pour une durée d’au moins 3 mois et décider que la perte de CA servant de référence pour déterminer l'éligibilité au fonds soit observée sur une période de plusieurs mois (de mars à 6 mois après la fin du confinement) ;

12.Exonérer les entreprises d’une partie des charges sociales pour celles qui garantissent l’emploi malgré une diminution d’activité de plus de 40% sur les 6 prochains mois comparativement au CA réalisé sur la même période en 2019 par une prise en charge de l’Etat ;

13.Mettre en place une indemnité de perte de gains pour les Travailleurs Non-Salariés (TNS) correspondant à 1 mois de revenu. Cette indemnité serait basée et calculée en fonction des cotisations de retraite complémentaire versées à titre individuel sur la totalité d’une année antérieure. Le coût ne serait donc pas imputable à la collectivité mais aux régimes sociaux auxquels les TNS cotisent spécifiquement ;

14.Assouplir le reversement de la TVA ;

15.Abandonner les pénalités dans le cadre du paiement de l’impôt sur le revenu

17;Obtenir du Ministre de l'Action et des Comptes publics et de la Direction Générale des Finances publiques une mesure exceptionnelle de report ou de suspension du paiement de la TVA, quitte à la réserver aux TPE et PME en dessous de certains seuils, pour la limiter aux petites structures.

18.Obtenir du Ministre de l'Action et des Comptes publics et de la Direction Générale des Finances publiques, la même tolérance sur l’absence de sanctions en cas de suppression temporaire de l’acompte d’impôt sur le revenu.

Obtenir que la situation d’Etat d’Urgence Sanitaire déroge aux principes applicables en matière de garde du chantier, par le transfert de cette charge auprès du maitre d’ouvrage pendant la durée de l’arrêt du chantier.


En savoir + : Consulter nos propositions


COVID-19 : Témoignage Arnaud Alavant gérant du bureau d’études Aedificem et adhérent CINOV SYPAA

Interview

Arnaud Alavant, gérant du bureau d’études Aedificem

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Créé il y a presque 3 ans, le bureau d’études Aedificem assure des missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage dans le secteur du bâtiment et de l’urbanisme.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

La première semaine de confinement a été un moment d’organisation, j’ai appelé tous mes clients, les uns après les autres, pour leur proposer des adaptations de mission et des changements méthodologiques, de manière à pouvoir avancer le plus possible sur les études en retardant au maximum le moment des validations. Pour le moment, nous avons donc encore du boulot, jusqu’à fin avril, ensuite je commencerai à être bloqué.

Quelles mesures avez-vous prises pour organiser la continuité du travail ?

Mon chef de projet était déjà équipé pour travailler à distance, en revanche j’ai dû déménager l’ordinateur de mon assistante pour qu’elle puisse travailler chez elle comme au bureau ! Nous faisons des visioconférences entre nous et avec nos clients. Je trouve que nous sommes d’ailleurs plus efficaces, j’espère qu’on saura en tirer les leçons ! Pour l’instant, je n’ai pas eu recours au chômage partiel, mais je ne sais pas ce qu’il en sera à partir de mai. En revanche, j’ai demandé un prêt garanti par la BPI pour couvrir le décalage de recettes que cette situation va engendrer et anticiper les problèmes que je n’ai pas aujourd’hui mais que je risque d’avoir avant de pouvoir à nouveau facturer.

Comment vous sentez-vous accompagné dans cette gestion de crise ?

Les experts comptables, CINOV, les CCI et la CPME nous informent très abondamment. Tous ces organismes diffusent et commentent largement les informations, ce qui est très utile.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Je pense qu’il fait ce qu’il peut, ce qui est déjà bien. En revanche, j’ai l’impression que tout le monde ne joue pas le jeu : certains profitent du système et d’autres mettent de la mauvaise volonté. Je pense par exemple aux maîtres d’ouvrage publics, à qui le gouvernement a demandé de réduire les délais de paiement, ce qui n’est pas respecté. Habituellement, trois factures sur quatre sont payées en retard, actuellement c’est encore pire.

 


COVID-19 : Témoignage d'Adeline Rispal gérante de l'agence Studio Adelina Rispal et Présidente de XPO

Interview

Adeline Rispal, gérante de l’agence « Studio Adeline Rispal » et présidente de XPO Fédération des concepteurs d’exposition*, affiliée à CINOV depuis 2019.

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Spécialisée dans les projets culturels de scénographie et de muséographie, l’agence d’architecture d’Adeline Rispal emploie cinq salariés, en plus de sa gérante.

Comment vous êtes-vous organisée face à la crise du Covid 19 ?

Nous avons pas mal anticipé les choses, grâce au confinement forcé dès fin février de mon directeur du développement, à son retour de Venise. A ce moment-là, j’ai averti l’informaticien qui gère notre système de faire en sorte que nous soyons prêts pour un confirment plus général. Quinze jours plus tard, toute l’agence s’est mise au télétravail, avec beaucoup de réunions d’équipe sur Skype et avec nos clients, ce qui est très chronophage. Deux de mes salariées ne travaillent pas actuellement, soit pour cause de garde d’enfant, soit pour cause de maladie, mais il me tarde qu’elles reviennent, car il faut que nous continuions à produire pour pouvoir continuer à facturer.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Nous avons un chantier à Chambéry qui est bloqué, mais nous avons encore du travail d’étude pour nous occuper. Cependant, cela ne durera pas six mois. Le manque de travail à la sortie est un vrai sujet d’inquiétude, d’autant qu’avec la période électorale, les appels d’offre ont été suspendus. Nous sommes en train de négocier un contrat en Chine qui, s’il aboutit, nous permettra d’éviter la catastrophe.

Comment vous sentez-vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Grâce aux conseils de la Fédération CINOV, nous tenons un tableau de bord de l’évolution de la situation, en notant les arrêts de travail des uns et des autres, et nous conservons toutes les attestations pour avoir un dossier solide et être remboursés des frais avancés.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Globalement, quand je vois ce qui se passe sur la planète, je trouve qu’on a un gouvernement solide. L’important maintenant va être de faire le lien entre les problèmes sanitaires et les enjeux environnementaux, pour transformer durablement nos économies.

A l’agence, nous engageons, avec l’aide d’une coach, une réflexion sur le futur de notre activité, pour essayer de nous projeter dans l’avenir et d’imaginer de nouvelles voies.

* Fondée en 2019, la fédération XPO rassemble 6 associations de concepteurs d’expositions :

Association Les Muséographes, Association Professionnelle des Muséographes, Association Scénographes, UDS | Union Des Scénographes, ACE | Association des Concepteurs lumière et Éclairagistes, PXN | Association des Producteurs d’expériences Numériques

Ses territoires sont l’ingénierie culturelle, la programmation muséographique, la scénographie, l’éclairage, le son, les contenus graphiques, audiovisuels, multimédia et numériques…


COVID-19 : Témoignage de Béatrice Denis - Adhérente CINOV Conseil en management

Interview

Béatrice Denis, présidente de Conseil Action Publique

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Créé il y a trois ans, à La Réunion, par Béatrice Denis, le cabinet Conseil Action Publique réalise 80% de ses missions de conseil et de formation auprès de la fonction publique.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Tout ne s’est pas arrêté brutalement, mais en termes de planning, les évènements programmés dans les trois mois ont tout de suite été compromis, avec des reports et des annulations de séminaires et d’évènements. Ne sachant pas combien de temps durera ce confinement, je trouve que le plus gros impact tient à l’incertitude sur la gestion de l’agenda.

Quelles démarches avez-vous initiées ?

J’ai tout de suite gelé le paiement de mes charges pour mars et avril, ce qui ne concerne que mon salaire puisque je n’ai pas d’employés. Mais j’ai surtout tenu à continuer à accompagner mes clients de la fonction publique, y compris hors cadre contractuel, en me disant que je m’y retrouverai plus tard. Je multiplie donc avec eux les temps d’échange en visio-conférence, ce qui exige de leur part une montée en compétence immédiate et une capacité énorme d’adaptation. J’essaie d’intervenir avec beaucoup de bienveillance, pour les aider à vivre le présent, tout en leur permettant de prendre du recul sur ce qu’ils sont en train d’apprendre grâce à cette crise. L’idée est de réussir à faire de cette crise une opportunité, même si je sais que personnellement, cela va être compliqué financièrement, sans contrat, sans facture...

Comment vous sentez vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Le travail de mes conseils comptables, du syndicat, de la Fédération CINOV, qui m’informent et prennent en charge la partie gestion et comptable, est extrêmement précieux. Je me sens déchargée de cet aspect-là, ce qui me permet de me concentrer sur le fond, sur l’interaction avec mes clients et de donner du sens à mon travail. Leur présence a été indispensable pour faire baisser le niveau d’anxiété.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Il y aura sans doute beaucoup à dire sur la communication, mais l’heure n’est pas à tirer à boulet rouge sur les services. Je pense que toutes les mesures qui ont été prises sont salutaires pour les gens en situation précaire et je considère que le moment n’est pas opportun pour être dans la critique.

 


COVID-19 : Témoignage d'Agnès Brackman - Adhérente CINOV Industries & Technologies

Interview

Agnès Brackman, gérante de l’entreprise HSE Pro

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Créée il y a 14 ans, à Lille, dans les Hauts-de-France, HSE Pro intervient dans le domaine de l’assistance technique en matière d’hygiène, de sécurité et d’environnement.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Deux de mes collaborateurs se retrouvent sans aucune activité, du fait de l’arrêt total des chantiers sur lesquels ils étaient missionnés. Un seul client a maintenu l’un de mes salariés, pour qu’il suive le nettoyage et la mise en sécurité des installations de son chantier. Enfin, les autres travaillent à distance jusqu’à fin avril, mais après je ne sais pas... Par ailleurs, les trois missions qui devaient démarrer le 15 avril, ont été suspendues

Quelles démarches avez-vous initiées ?

J’essaie de faire les démarches de demande de chômage partiel, pour deux collaborateurs, mais je n’ai toujours pas réussi à accéder au site (NDLR : à la date du 27 mars), si bien que je ne sais pas ce qu’on va me demander comme information, ni m’accorder comme droit. A terme, si la situation dure, je serai obligée de passer tout le monde en chômage partiel. Pour deux autres sociétés que je gère, j’ai aussi fait des demandes de report de mensualités auprès de deux banques, l’une me l’a accordée sans aucun coût, mais pas l’autre !

Comment vous sentez vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

J’ai l’impression d’avoir beaucoup d’informations, même trop et qu’elles ne sont pas toujours fiables... Je préfèrerais avoir une seule source à laquelle m’adosser en toute confiance. Les dispositifs de CINOV sont utiles, avec des rappels des procédures à ne pas oublier et je me sens bien accompagnée par mon cabinet comptable.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Il y a eu une grosse confusion sur l’arrêt des chantiers : le lundi, on nous a dit qu’ils allaient fermer, on a donc fait travailler les gens le mardi pour qu’ils sécurisent les chantiers ; et le mercredi, on nous a dit qu’on était des inconscients de les avoir fermés ! La communication a manqué de clarté et de cohérence, comme pour l’annonce faite sur les 1000 euros versés aux personnes qui continuent à travailler : elle nous oblige à nous justifier auprès de nos collaborateurs, alors même que la situation est déjà compliquée. 


Position et propositions de CINOV : Guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction

Préambule

La Fédération CINOV salue la sortie du « guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction » rédigé par l’OPPBTP, regrettant néanmoins de ne pas avoir été associée à l’élaboration de celui-ci.

Aucune des organisations professionnelles représentatives de la maîtrise d’œuvre n’ayant été non plus associée, alors qu’elles représentent des travailleurs du bâtiment à part entière, et que certains de leurs ressortissants sont de surcroit des spécialistes de la gestion des risques, CINOV considère qu’il est inexact de dire que ce guide « a reçu l’agrément des organisations professionnelles et syndicales représentatives du Bâtiment et des Travaux Publics ».

Par ailleurs, CINOV considère que : 

·       Ce guide constitue un outil d’aide aux entreprises pour répondre aux obligations du chef entreprise et de la maitrise d’ouvrage pendant la phase de confinement visant à limiter la propagation du coronavirus. Ce guide ne s’applique pas pour la gestion d’autres épidémies, qui nécessiteraient des mesures adaptées.

·  Ce guide ne se substitue pas à l’autorité de l’inspection du travail, de l’INRS ou encore aux recommandations de la CRAM. A titre d’exemple, il circule des courriers de la CRAM demandant à « mettre à disposition de tous les salariés, y compris encadrement, y compris maîtrise d’ouvrage, y compris coordonnateur SPS et maîtrise d’œuvre, des masques anti contamination en quantité suffisante (remplacement toutes les 2 à 4h) et former le personnel à son utilisation ».

·    Ce guide n’a pas vocation à s’appliquer en période transitoire, pendant laquelle la population n’est plus confinée, mais où la propagation du virus est toujours active, des mesures spécifiques devront être définies pour cette période.

·       Ce guide ne s’applique pas en l’absence de propagation d’une épidémie. 

Toutes ces précisions devraient être inscrites dans le préambule du guide.

 

En savoir plus sur les positions de CINOV 


COVID-19 : Témoignage de Laurence Mory - Adhérente CINOV Tourisme

Interview

Laurence Mory, agence « Parcours conseil »

Fondatrice en 1991 de l’agence « Parcours conseil », Laurence Mory assure des missions de conseil dans le domaine des loisirs sportifs et du tourisme.

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Quel a été l’impact du Covid-19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

L’activité ne s’est pas arrêtée d’un coup, comme pour les prestataires qui ont vu toutes leurs réservations annulées du jour au lendemain, puisque ma principale activité consiste à réaliser des études de faisabilité qui se déroulent sur le long terme.

Mais je pressens que les dossiers vont glisser dans le temps et se décaler à l’année prochaine, voire être supprimés pour certains. Même si je m’attends à un été et un automne dense, j’envisage malgré tout une perte d’activité globale pour cette année.

Quelles démarches avez-vous initiées ?

N’ayant plus de salarié depuis un an, je n’ai pas eu à mener de démarches spécifiques. Je découvre une vie sans déplacement, ce qui conduit à une intensification de l’utilisation des méthodes de visioconférence. Le temps que je ne passe plus en voiture, j’essaie de le valoriser en multipliant les contacts auprès de mes clients pour les inciter à faire des réunions, quand certains auraient tendance à laisser glisser...

Comment vous sentez vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Je trouve très utile que la Fédération CINOV nous informe et nous accompagne, mais il est vrai que personnellement je n’en ai pas vraiment besoin. Je privilégie surtout les échanges avec mon réseau de cabinets de conseil : nous organisons beaucoup de téléréunions, pour nous donner des nouvelles et réfléchir ensemble aux actions à mettre en œuvre.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Les mesures gouvernementales qui se basent sur une comparaison des chiffres d’affaire des mois de mars et avril 2020 par rapport à mars et avril 2019 ne sont pas adaptées à une activité comme celle de nos bureaux d’études : on ne peut pas comparer notre activité sur un mois, et encore moins notre facturation, qui est très irrégulière. Il faudrait plutôt envisager d’évaluer les pertes à la fin de l’année.

Sinon, comme je n’ai plus de salariés, je suis beaucoup moins inquiète que d’autres et je prends les choses avec plus de philosophie. Je pense qu’il va falloir se serrer les coudes, au niveau syndical, pour arriver à passer le cap de façon solidaire.

 


Fréderic Lafage, Président de la Fédération CINOV prend la parole face au COVID-19

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INTERVIEW

Frédéric LAFAGE, président de la Fédération CINOV

Suite à la crise inédite que connaît la France, quelles ont été les principales actions décidées par la Fédération CINOV depuis la mi-mars ?

Nous avons immédiatement constitué une cellule de crise, composée de trois vice-présidents, de nos quatre cadres et de moi-même, pour être en capacité de nouer un dialogue régulier avec les pouvoirs publics, d’une part, avec nos adhérents, d’autre part. Nous sommes donc en relation avec nos ministères de tutelle, soit directement, soit par l’intermédiaire de l’UNAPL et de la CPME. Nous suivons ainsi de près la mise en œuvre concrète des mesures annoncées par le gouvernement. Par ailleurs, dans ce contexte à la fois inédit et évolutif, dans lequel les réseaux sociaux jouent un rôle parfois déstabilisant, nous mettons sur notre site Internet les informations les plus fiables et les plus précises possibles. Elles sont accessibles à nos adhérents et plus largement aux ressortissants de la branche.

Avez-vous des éléments sur la situation de vos adhérents et sur leurs besoins spécifiques ?

Les situations sont très diverses, mais il semble que personne n’ait eu à fermer son entreprise le soir même, comme dans le commerce. En revanche, les effets sont là, même s’ils sont plus induits, avec des situations économiques et humaines douloureuses. La crise révèle l’interdépendance des secteurs d’activité, si bien que tout le monde est face à un contexte nouveau, difficile et sans visibilité... 

La mise en place du télétravail a constitué une première difficulté, du point de vue technique et humain ; la cessation totale d’activité de certains clients en a constitué une seconde. Nos adhérents ont aussi été déstabilisés par l’injonction paradoxale qui leur a été adressée, selon laquelle il fallait en même temps protéger les salariés et ne pas compromettre l’économie.

Dans ces circonstances, où chacun doit s’adapter, nous avons réalisé que nos adhérents avaient besoin d’informations écrites, mais aussi d’échanges directs et oraux, c’est pourquoi nous leur proposons des webinars et des conférences avec nos avocats, pour les aider à gérer des démarches sociales qui sont complexes, tout en prenant en compte la dimension humaine de la crise.

Quelles positions stratégiques la Fédération CINOV défend-elle aujourd’hui, notamment sur la question de la reprise des chantiers ?

Nous demandons régulièrement des clarifications sur différents points, ainsi que la prise en compte des spécificités de nos métiers. A l’issue des premières annonces, nous n’étions pas concernés par le fonds de solidarité et le chômage partiel, les actions que nous avons menées ont permis de renverser les choses et d’ouvrir ces dispositifs à tous. Nous sommes aussi intervenus pour que les prêts garantis par l’Etat, via la Banque publique d’investissement, bénéficient au plus grand nombre.

Pour ce qui est de la reprise des chantiers, nous demandons clairement aux maîtres d’ouvrage, publics et privés, de garantir les conditions de santé et de sécurité des collaborateurs et nous encourageons nos adhérents à être vigilants car ces questions génèrent de l’inquiétude et exigent de les étudier dossier par dossier, point par point en fonction des différentes situations.

Avez-vous une idée de l’impact économique de cette crise sur les adhérents de la Fédération CINOV ?

Une crise de cette nature et de cette ampleur est une première dans notre histoire ; nous manquons beaucoup de visibilité pour pouvoir évaluer son impact. Dans notre branche, certaines entreprises craignent de ne pas s’en remettre. Alors que l’économie semblait bien repartir depuis quelques mois, avec une bonne dynamique, tout le monde est très inquiet sur la durabilité de la crise économique qui va succéder à la crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui. Nous anticipons par conséquent, dès maintenant, la sortie du confinement et la reprise, qui ne pourra pas se faire de façon instantanée. Pour cela, nous mobilisons nos relais à l’échelle des différents syndicats et sur le terrain, dans les régions, pour constituer une « task-force » efficace et réactive. En effet nos entreprises de prestation intellectuelle seront un levier majeur pour la reprise des autres secteurs

 

 

 

Covid-19 : Témoignage d'Eric Gaucher, président du bureau d’études « Acoustique & conseil » et adhérent CINOV GIAC

Interview,

Eric Gaucher, président du bureau d’études « Acoustique & conseil »

Bureau d’études généraliste dans l’acoustique et les vibrations, « Acoutisque & conseil » emploie 18 salariés et 3 stagiaires.

  • eric gaucher

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

Du jour au lendemain, nous sommes tous passés en télétravail, ce qui techniquement n’a pas posé de problème, nous avions le matériel nécessaire. En termes d’activité, 90% de nos chantiers se sont arrêtés, mais les missions en phase étude ont continué. Globalement, nous connaissons une baisse d’activité de 30 à 35%, pour le moment. A plus long terme, c’est la grande inconnue, nous n’avons pas de visibilité : les gros projets qui étaient dans les cartons vont-ils être annulés ? En 2008, nous avons ressenti les effets de la crise à partir de 2009 et pour plusieurs années...

 

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Sur le court terme, les mesures annoncées sont utiles pour une entreprise comme la nôtre. Nous avons tout de suite sollicité des reports de charges et de remboursement bancaire. A partir d’avril, nous passons au chômage partiel, avec pour difficulté que nous devons faire une demande collective, pour mutualiser l’effort, alors qu’on doit procéder, ensuite, à une gestion individuelle des paies. Or la situation des différents salariés varie beaucoup, certains n’ayant plus du tout de travail, contrairement à d’autres. C’est donc compliqué à gérer et nous avons dû faire un accord d’entreprise pour appliquer ce principe de solidarité.

 

Comment vous sentez-vous accompagné dans cette gestion de crise ?

Notre comptable, bien sûr, et notre avocat nous accompagnent, mais aussi la Fédération CINOV qui a été excellente à tous les niveaux, avec ses conférences Web et ses débats.

 

Avez-vous d’autres préoccupations ?

Oui, je m’inquiète de l’usage intensif que nous faisons d’Internet et des outils américains de conférences téléphoniques et de visio-conférences. Aujourd’hui, avec la généralisation du télétravail, toute l’activité tourne dans les serveurs américains alors que le Cloud Act de 2018 autorise le gouvernement américain à utiliser toute information transitant par une entreprise américaine. L’Europe, l’Etat français, via le SILL, la CNIL et l’ANSSI, nous ont alertés, mais dans le secteur du bâtiment, notamment, on n’a pas encore pris conscience des risques encourus. C’est un sujet crucial à mes yeux, dont j’aimerais que la Fédération se saisisse.