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Entretien avec Jean-Luc Reinero , Vice-Président en charge des Régions, sur les actions menées en régions

Comment s’est organisée l’action de CINOV en région pendant le confinement ?

Les équipes régionales ont toujours été en étroite relation avec la cellule de crise fédérale. Cela a permis à la Fédération de pouvoir défendre des positions d’urgence auprès des pouvoirs publics, et de mettre en place les accompagnements nécessaires pour les entreprises adhérentes. Notre baromètre nous a également permis de compléter ces échanges et d’identifier les régions les plus impactées par cette crise. Nous avons ainsi pu mettre en place des mesures de soutien plus fortes afin d’accompagner ces administrateurs dans leurs actions régionales.

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Quelles actions ont été initiées en région ces 2 derniers mois ?

Dans l’ensemble des régions, des contacts ont été pris avec les institutions publiques. A titre d’exemple, CINOV Rhône Alpes a échangé régulièrement avec la DIRECCTE afin d’évaluer avec eux l’état des demandes concernant l’activité partielle et l’identification des secteurs les plus impactés par la crise. De nombreux échanges ont aussi eu lieu avec la CARSAT et les préfectures dans le cadre de l’accompagnement des entreprises en activité et la préparation à la reprise post-confinement.

D’autre part, la coopération avec l’ensemble des représentants de la construction (FRBTP, Ordre et syndicats architecture, UNTEC, UNGE, OPPBTP) a été positive. De nombreuses régions sont déjà signataires ou en cours de signature de chartes de bonnes pratiques dans ce secteur (CINOV Midi-Pyrénées, CINOV Languedoc-Roussillon, CINOV Normandie et CINOV Hauts de France)

Enfin, des initiatives ont vu le jour localement, telles que la coordination de commandes groupées de matériel de protection, des campagnes d’appels ou encore l’animation de conférences ou réunions régionales par visioconférence dans le but de rompre l’isolement dans le contexte du confinement.

 

Quels axes de développement vont être privilégier pour la relance en région ?

Nous devons renforcer nos relations avec les instances régionales et les pouvoirs publics. La Task Force de CINOV a travaillé ces dernières semaines à la rédaction de propositions concernant le plan de relance et a élaboré un kit d’accompagnement des régions CINOV sur ces sujets.

Nous travaillons sur les transitions au sens large : environnement, économie, numérique, nouveau pacte social…De nombreux évènements sont prévus en région au dernier trimestre 2020 pour porter ces grands sujets : Tour de France de la transition numérique, REX BIM Tour ou encore le Tour de France de la biodiversité.


La fédération fait valoir ses propositions sur la relance auprès des décideurs publics

Dans le cadre des actions d’influence que la fédération mène sur le plan de relance de l’économie, près d’une dizaine de rendez-vous institutionnels sont prévus à ce jour depuis la mi-mai avec les décideurs publics issus des cabinets ministériels et des directions générales des ministères.

 

Sur la base des propositions à la fois d’urgence et pour le long terme produites par la Task Force lobbying de CINOV, le groupe de travail chargé d’élaborer les positions de la fédération, les différentes délégations composées d’élus et de collaborateurs de CINOV échangent ainsi avec les représentants publics leurs vues sur des thématiques transversales et sectorielles aussi variés que la transformation numérique, la transition écologique, le social et la formation, la construction, la culture, etc.

 

Cette série de rendez-vous institutionnels s’inscrit dans la stratégie d’influence de CINOV qui vise à se faire reconnaître en tant qu’interlocuteur privilégié auprès des pouvoirs publics nationaux et locaux. En effet, les régions de CINOV ont également initié des prises de contacts avec les acteurs publics locaux dans la perspective de la relance.


Les impacts de la crise du COVID-19 sur les BET d'Hôtellerie- Restauration - 4ème enquête

Vous trouverez ci-après pour information les résultats de notre quatrième (et dernière) enquête interne au sein de CINOV RESTAUCONCEPTEUR avec le concours du FCSI et de RFE.

Rappel du panel moyen :

  • 32 BET en Hôtellerie-Restauration
  • 154 Salariés
  • 590 Chantiers en phase réalisation (missions de MOE et AMO confondues)
  • 1474 Projets en phases études (missions de MOE et AMO confondues)

 

  1. Situation des salariés depuis la première enquête du 25 mars 2020 au 15 mai 2020
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Le « Télé-confinement » et/ou le travail en agence ont tendance à diminuer avec 6% de salariés en moins, ce qui n’est pas une bonne nouvelle. De fait les salariés en chômage partiel augmentent sensiblement avec un taux de progression de plus 10%. Le pourcentage de salariés en arrêt de travail ou en chômage technique évolue à la baisse avec le déconfinement. Cette situation reflète le ralentissement économique subit par nos structures, avec le recours encore massif au chômage partiel pour 1/3 de nos effectifs. Il est donc urgent de prolonger les mesures de soutien des BET en Ingénierie de Restauration jusqu’à la fin de l’année le temps que la reprise économique soit effective afin de maintenir l’emploi.

 

  1. Situation des opérations chantiers depuis la première enquête du 25 mars 2020 au 15 mai 2020
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Le mois de mai confirme la réouverture des chantiers en mode dégradé, avec plus de 72% de taux de reprise (soit 425 chantiers sur 590 à l’échelle de notre enquête). Le rallongement de la durée des chantiers et le surcoût des opérations fait l’objet d’âpres négociations. La clarification sur l’affectation du portage de ces surcoûts et le mécanisme d’application des pénalités de retard deviennent un enjeu majeur pour notre profession.

 

  1. Situation des missions en phases études depuis le 13 avril 2020 au 15 mai 2020  au sein des BET en Hôtellerie-Restauration :
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Les tendances en phases études sont elles aussi au vert, les projets se débloquent avec la sortie du confinement, même si le taux de projets interrompus est anormalement élevé. Une action forte pour inciter à la reprise des projets doit être mise en place auprès des donneurs d’ordre de la filière.

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Tous les indicateurs s’améliorent: pour autant 24.6% des projets sont interrompus par absence de validation des MOA. Le recours aux AMO spécialisés peut permettre de soutenir les MOA dans la gestion de leurs projets afin de ne pas rallonger les délais de décisions, voire de reporter certains projets.


  1. Les mesures de relance à court terme pour les sites existants et à plus long terme pour les projets à restructurer et/ou à créer :

 

Dans le cadre du plan de relance, nous allons proposer de mettre en place une Task Force de la Restauration animée par CINOV RESTAUCONCEPTEUR, avec l’ensemble des acteurs de la branche (SYNEG, SNEFCCA, FCSI, RFE, UNACPRO, UDHIR, RESTAU’CO, SNRC, GECO etc…), afin de proposer :

 

  • Des mesures de relance liées aux évolutions nécessaires des modèles économiques de la restauration collective et commerciale,
  • Des mesures sur les évolutions réglementaires à venir,
  • Toutes les propositions émergentes sur les évolutions de nos métiers après cette période de pandémie sans précédent.

 

  1. La situation économique au 15.05.2020 du point de vue des fabricants et installateurs :

 

        1. Analyse de la situation depuis notre enquête précédente du point de vue du SYNEG :
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2.Analyse de la situation du point de vue du SNEFCCA :

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3.Analyse de la situation du point de vue de UNACPRO :

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Les points de vue du SYNEG, du SNEFCCA et d’UNACPRO sont essentiels, car ils viennent donner une vision complémentaire à la situation de notre branche.


Les acteurs de la filière construction s'expriment sur les conséquences de l'ordonnance du 13 Mai

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 COMMUNIQUE DE PRESSE

 Le 15 mai 2020

 

Publication de l’ordonnance du 13 mai ;

La Maîtrise d’Œuvre et l’artisanat du Bâtiment craignent

que ce texte contestable accroisse, au second semestre,

le nombre de défaillances d’entreprises

 

La fédération CINOV, la CAPEB, Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, l’UNGE, l’UNSFA, l’Union Nationale des Syndicats Français d'Architectes, et le SYNAMOME alertent le gouvernement sur les conséquences graves pour le secteur de la construction que les dispositions de la récente Ordonnance promulguée le 13 mai vont entraîner.

En effet, dans cette ordonnance, le Gouvernement considère une reprise à 100 % du secteur de la construction et, de fait, impose que les délais d’études et de construction soient inchangés, en dépit de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire.

Les organisations professionnelles de la Maîtrise d’Œuvre et les entreprises artisanales du secteur estiment que les conditions de production dégradées, qui vont hélas perdurer durant l’été, ne permettront pas de tenir les délais de livraison. Financièrement, la question des surcoûts liés à la prise en compte du rallongement des plannings d’études et des chantiers, et liés à l’application des mesures sanitaires liées au Covid-19, n’est pas réglée et est non négligeable.

Le secteur réaffirme sa volonté d’être consulté et de participer à un dialogue préalable avant toute ordonnance, afin d’éviter toute erreur dommageable à l’ensemble de ses entreprises. Parallèlement au maintien des dispositifs d’aides aux entreprises pour dépasser cette crise, le secteur demande la prise en compte de la date de fin de l'état d'urgence sanitaire dans les plannings des opérations.

Si le texte reste en l'état et si les pénalités de retard sont appliquées, le résultat sera catastrophique à l’automne pour toutes les entreprises du secteur. Les fédérations redoutent l’effet domino qui sera terrible sur les défaillances d’entreprises de la Maîtrise d’Œuvre et du Bâtiment.

Retrouver ici la lettre du 30 avril adressée au Premier Ministre et signée des présidents des 5 fédérations, Régis Lambert pour l’UNGE, Patrick Liébus pour la CAPEB, Jean-Michel Woulkoff pour l’UNSFA, Dominique Millet pour le SYNAMOME et Frédéric Lafage pour le CINOV

 

Contacts :

CAPEB : Alain CHOUGUIAT : a.chouguiat@capeb.fr

Fédération CINOV : Thierry SANIEZ :

SYNAMOME : Bernard DELMAS : 

UNGE : Hervé GASTAUD :

UNSFA : Patrick JULIEN :

 


ITW de Cyril Gernez sur la signature de CINOV HDF de la Charte de bonnes pratiques initiée par l'URH

 - Pouvez-vous nous présenter la Charte de bonnes pratiques initiée par l'URH à laquelle CINOV Hauts-de-France à contribuée ?

Cette charte de bonnes pratiques initiée par l’Union Régional de l’Habitat est née d’une volonté forte, en sortie d’une réunion de travail en Préfecture, de mettre en place un dialogue de qualité entre les différents acteurs de la chaine de la construction afin d’organiser, au mieux, la gestion de la crise sanitaire que nous subissons tous.

Rapidement, l’ensemble des réseaux régionaux de la construction (Maitre d’ouvrage, Maître d‘œuvre, entreprises, bureaux de contrôle, CSPS...) se sont réunis avec la volonté partagée d’une reprise d’activité en toute sécurité.

Pour se faire, il a été acté la nécessité de partager des valeurs communes (Altérité, Solidarité, Responsabilité, Anticipation et Accompagnement), de disposer d’une lecture commune et partagée du guide de l’OPPBTP, de poser un cadre de recommandations pour un dialogue local entre les différentes parties prenantes, et d’organiser l’échange de bonnes pratiques de négociations et de modes opératoires dans la perspective d’une reprise efficiente.

Cette charte est une synthèse des échanges et des propositions de l’ensemble des parties prenants, et se veut être un outil d’aide à la décision. Elle n’a pas de caractère réglementaire imposant la stricte application de ses mesures ; ni même la vocation à se substituer aux protocoles et accords contractuels de chantier.

  • cyril gernez

Assez rapidement dans les échanges, un socle de quatre intentions communes a vu le jour :

  • Garantir la mise en œuvre des procédures préservant la sécurité des personnes face au COVID.19
  • Préserver la santé, voire la pérennité, des entreprises régionales
  • Garantir la souveraineté financière des dispositions complémentaires induites par les nouvelles modalités et préconisations sanitaires,
  • Préparer les conditions d’une reprise d’activité la plus efficiente possible.

Enfin, de ces quatre intentions communes, sont nés des engagements partagés par les partenaires signataires de la Charte, à savoir :

  • Réduction des délais de paiement et facturation / paiement d’avances et d’acomptes
  • Libération des dépôts de garanties et pénalités retenues sur les chantiers pénalisés par la crise sanitaire
  • Disponibilité / réactivité / continuité / reprise de l’activité
  • Sécurisation des sites et des personnes / prévention des risques
  • Pas d’indemnités, ni de pénalités telles que prévues par le CCAG
  • Analyse concertée et répartition solidaire/proportionnée des surcoûts inhérents à la crise sanitaire
  • Concertation / dialogue / qualité relationnelle

- Quels sont les retours à ce jour sur la mise en place de cette charte ?

Cette charte a reçu un fervent accueil par l’ensemble des acteurs de la construction et a été saluée par des pouvoirs publics tels que la Préfecture de région et le Conseil régional des Hauts-de France.

Cette charte est une première en France et est très certainement perfectible. Elle a eu le mérite d’avoir ouvert un dialogue constructif entre les acteurs régionaux de la construction autour d’un sujet qui nous touche tous !

Plusieurs vagues de signature sont prévues dans les semaines venir avec de nouveaux acteurs régionaux qui souhaitent s’associer à cette démarche. 

Elle a aussi pour vocation, et nous l’encourageons, d’être dupliquée et améliorée sur l’ensemble du territoire français en fonction des spécificités régionales. J’ai cru comprendre que des projets similaires était en cours de rédaction dans d’autres départements et régions (Normandie, Aquitaine, Auvergne..).

- Comment anticipez-vous les enjeux quant à la reprise d’activité post covid-19 en région Hauts-de-France ?

Au regard des discussions qui sont engagées et que j’entends lors des réunions de la filière « construction » organisés par la Préfecture des Hauts-de-France ; je suis assez confiant sur une reprise prochaine des chantiers de construction. Les filières se remettent en ordre de marche et les dialogues entre les acteurs sont constructifs et bienveillants.

Les chantiers « Tests » initié par la Préfecture sont riches d’enseignements et servent de retours d’expérience.

Tous les acteurs arrivent aujourd’hui à organiser leur sécurité sanitaire et celle de leurs salariés ; grâce, entre autres, à la mobilisation de la Région Hauts-de-France.

Dans tous les cas, je perçois une volonté forte, de tous les acteurs de la construction, au redémarrage rapide des chantiers en région Hauts-de-France.


COVID-19 : Impacts et conséquences

La Fédération CINOV se mobilise pour vous informer et vous accompagner quotidiennement face à la situation engendrée par l’épidémie du COVID-19.

Afin de pouvoir évaluer l’impact de cette crise sur votre activité et pouvoir porter vos positions auprès des pouvoirs public, nous avons mené une enquête auprès des entreprises adhérentes et affiliées CINOV.

CONSULTER LES TENDANCES DE L'ENQUETE 


Les acteurs de la filière construction adressent une lettre au Premier Ministre

Publié le 30 avril 2020

Les acteurs Fédération CINOV, la CAPEB, l'UNGE, l'UNSFA et SYNAMOME se réunissent à nouveau et demande au Premier Ministre par une lettre commune, la prolongation des aides pour l'ensemble de la filière construction. 

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Monsieur le Premier ministre, 

 

Les signataires de cette lettre ont pris l’habitude depuis le début de la crise sanitaire de se réunir au moins une fois par semaine pour échanger leurs informations remontées du terrain, et unir leurs moyens pour apporter la meilleure réponse possible à la situation actuelle. A ce jour, il apparaît que : 

 

Depuis plusieurs semaines, la crise du Covid-19 frappe durement notre pays ; les conséquences économiques et sociales se font de plus en plus ressentir pour l’ensemble du secteur de la construction.  

 

Au-delà de l’actuelle période de confinement, nous anticipons que les mois à venir vont être particulièrement difficiles avec des surcoûts, des pertes de productivité, des ruptures de production liées à la disparition de certains acteurs…. soit autant de situations qui vont peser sur les chantiers en cours et en annuler certains.  

 

Le même scénario remonte de toutes les régions : l’arrêt brutal et imprévu de tous les chantiers, puis leur reprise aménagée pour répondre aux règles sanitaires provoquent des surcoûts qui ne peuvent être chiffrés qu’au cas par cas. Selon ces premiers retours ils représentent de 10 à 30% du montant initialement prévu. Ces surcoûts ne peuvent bien sûr être supportés par aucun des acteurs pris individuellement, mais dans la plupart des cas ne peuvent pas non plus être supportés une fois répartis sur l’ensemble des acteurs. Dans ces conditions, il suffit que l’acteur le moins solide soit défaillant pour que l’ensemble du chantier s’effondre économiquement.  

 CONSULTER LA SUITE 


CP : La Fédération CINOV soutien le secteur culturel


Soutien au secteur culturel : La Fédération CINOV salue les solutions d’urgence présentées par le gouvernement mais déplore le manque de vision à long terme

Lors d’un échange avec des artistes de différents domaines et aux côtés du ministre de la Culture, Franck Riester, Emmanuel Macron a dévoilé, ce mercredi 6 mai, les orientations du gouvernement pour venir en aide au secteur culturel, mis à l’arrêt en raison de l’épidémie de Covid-19.

La Fédération CINOV salue certaines des mesures présentées par le gouvernement telles que la prolongation des droits des intermittents jusqu’en août 2021, le lancement d’un « grand programme de commandes publiques » dans tous les domaines des arts ou encore l’élargissement de l’accès au fonds de solidarité des TPE pour les créateurs.

Elle déplore en revanche le manque de vision et de perspective à long terme et tient notamment à alerter le gouvernement sur les enjeux liés aux défis numériques et aux enjeux environnementaux.


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