COVID-19 : Témoignage Sandrine Nahon cofondatrice du cabinet Conseil « Solutions productives » et adhérente CINOV Ergonomie

Interview

Sandrine Nahon, cofondatrice du cabinet conseil « Solutions productives », adhérent à CINOV Ergonomie

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Créé en 1991, Solutions productives emploie 14 salariés et 4 travailleurs non-salariés (TNS), répartis sur plusieurs sites en France.

Quel a été l’impact du Covid 19 sur votre activité et comment envisagez-vous le moyen terme ?

A partir du 15 mars, nous avons commencé à sentir un coup de frein énorme de la part de nos clients, qui sont pour un tiers des acteurs publics et pour le reste des entreprises privées, PME et multinationales. Les rendez-vous ont été annulés et le contact coupé. Un mois plus tard, nous sommes toujours sans nouvelle d’un tiers de nos clients et nous n’avons que 10% de nos dossiers encore actifs. Pour l’instant, nous sommes encore sous le choc et avons du mal à voir à moyen terme. Mais ce qui est sûr, c’est que plus la crise durera, plus nos clients seront impactés et plus notre carnet de commande en pâtira.

Quelles démarches avez-vous initiées ?

Au départ, nous avions envisagé un chômage partiel à 50%, puis nous sommes passés quasiment à 100%. Nous avons aussi demandé un report des charges et avons monté un dossier de demande de prêt garanti par l’Etat, d’un montant équivalent à 20% de notre chiffre d’affaires annuel. Parallèlement à ces démarches, nous avons travaillé sur une stratégie de redémarrage : nous avons ainsi conçu une nouvelle offre à proposer à nos clients pour les accompagner dans la mise en œuvre d’organisations de travail capacitantes leur permettant de reprendre leur activité tout en répondant aux exigences de sécurité de leurs salariés.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Ce sont des dispositifs assez impressionnants, mais je ne pense pas que ce soit viable longtemps. J’entends parler que certaines charges sociales pourraient être annulées et non pas seulement reportées et que des loyers pourraient être pris en charge... ce serait bien, mais le gouvernement ne va pas pouvoir tenir à bout de bras toutes les entreprises de France.

Comment vous sentez vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Nous avons été accompagnés par notre comptable et par la Fédération, via les webinars et les rencontres virtuelles sur les questions juridiques notamment. C’est toujours important d’avoir CINOV comme point de repère, même si nous n’avons pas tous les mêmes préoccupations. Quand on a des salariés, ce qui n’est pas le cas de tous les adhérents, on a des charges fixes, des bouches à nourrir et des gens à soutenir, pour maintenir une forme de vie d’entreprise.