1 article consultable(s) pour 01 April 2020

COVID-19 : Témoignage de Laurence Mory - Adhérente CINOV Tourisme

Interview

Laurence Mory, agence « Parcours conseil »

Fondatrice en 1991 de l’agence « Parcours conseil », Laurence Mory assure des missions de conseil dans le domaine des loisirs sportifs et du tourisme.

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Quel a été l’impact du Covid-19 sur votre activité et comment envisagez-vous les semaines et les mois à venir ?

L’activité ne s’est pas arrêtée d’un coup, comme pour les prestataires qui ont vu toutes leurs réservations annulées du jour au lendemain, puisque ma principale activité consiste à réaliser des études de faisabilité qui se déroulent sur le long terme.

Mais je pressens que les dossiers vont glisser dans le temps et se décaler à l’année prochaine, voire être supprimés pour certains. Même si je m’attends à un été et un automne dense, j’envisage malgré tout une perte d’activité globale pour cette année.

Quelles démarches avez-vous initiées ?

N’ayant plus de salarié depuis un an, je n’ai pas eu à mener de démarches spécifiques. Je découvre une vie sans déplacement, ce qui conduit à une intensification de l’utilisation des méthodes de visioconférence. Le temps que je ne passe plus en voiture, j’essaie de le valoriser en multipliant les contacts auprès de mes clients pour les inciter à faire des réunions, quand certains auraient tendance à laisser glisser...

Comment vous sentez vous accompagnée dans cette gestion de crise ?

Je trouve très utile que la Fédération CINOV nous informe et nous accompagne, mais il est vrai que personnellement je n’en ai pas vraiment besoin. Je privilégie surtout les échanges avec mon réseau de cabinets de conseil : nous organisons beaucoup de téléréunions, pour nous donner des nouvelles et réfléchir ensemble aux actions à mettre en œuvre.

Quel est votre ressenti face aux décisions prises par le gouvernement ?

Les mesures gouvernementales qui se basent sur une comparaison des chiffres d’affaire des mois de mars et avril 2020 par rapport à mars et avril 2019 ne sont pas adaptées à une activité comme celle de nos bureaux d’études : on ne peut pas comparer notre activité sur un mois, et encore moins notre facturation, qui est très irrégulière. Il faudrait plutôt envisager d’évaluer les pertes à la fin de l’année.

Sinon, comme je n’ai plus de salariés, je suis beaucoup moins inquiète que d’autres et je prends les choses avec plus de philosophie. Je pense qu’il va falloir se serrer les coudes, au niveau syndical, pour arriver à passer le cap de façon solidaire.