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World Efficiency 2017 : 3 jours sur le salon des professionnels pour une économie sobre en ressources et carbone

  • cinov world efficiency

CINOV était présent sur le salon World Efficiency du 12 au 14 décembre 2017. L'occasion pour CINOV et les membres de la Commission Développement Durable d'échanger avec les visiteurs et exposants sur les sujets liés au développement durable, au bas carbone et au rôle de l'industrie, du bâtiment et des transports dans la transition écologique.

Des pitchs ont été organisés sur notre stand et un atelier a été co-organisé avec CINOV, l'Association Bilan Carbone, l'ADEME, Maisons de monde sur les solutions et les initiatives pour aller plus loin et plus vite dans la transition. Idriss Kathrada, membre de la Commission Développement Durable CINOV, a partagé son expérience lors de cet atelier. Outre ces animations, World Efficiency est le lieu de rencontre des professionnels pour une économie sobre en ressources et carbone et le déploiement d'une économie circulaire bas carbone.

(Re)Visionnez certains pitchs/atelier : 

- La phyto-bioremédiation : Une solution bas-carbone pour la transition énergétique et écologique du traitement des sites pollués

- Management du changement continu

- De l’évaluation carbone à la trajectoire <2°C, comment progresser du reporting GES à l’action de transition ?
Partie 1Partie 2Partie 3


Et si la biodiversité était un catalyseur du développement ?

  • francoise-gross-biodiversite

Souvent considérée comme une « contrainte  réglementaire» que l’on découvre en fin d’élaboration d’un projet, la biodiversité se révèle être, au contraire, un atout majeur de valorisation des aménagements si elle est prise en compte dès l’amont d’une opération par une équipe  d’ingénierie pluridisciplinaire.


 

Toute action d’aménagement du territoire, quelle que soit son échelle, requiert de dresser un état initial du site et de ses abords afin d’être en mesure de faire des choix techniques qui tiennent compte des  réalités du terrain (physiques, géographiques, humaines, économiques, etc..) et de ses atouts en matière de composantes environnementales et en particulier de biodiversité.

 

Il ne s’agit pas là, uniquement, de se contenter de répondre aux impératifs réglementaires pour avoir un projet « conforme » par rapport aux exigences de l’autorité environnementale.  Il s’agit de rentrer dans une véritable dynamique d’échanges de points de vue entre experts de différentes disciplines de l’ingénierie pour élaborer ensemble  des projets créatifs, multifonctionnels et tournés vers le futur.

 

Grâce à une collaboration étroite entre urbaniste, architecte, paysagiste, hydraulicien, ingénieur écologue, VRD, infrastructures, etc. dès le stade de la conception des aménagements, des propositions pragmatiques pourront être proposées aux élus et aux aménageurs afin que les documents d’urbanisme, les projets de construction soient innovants et conformes aux législations en vigueur.

Il n’est plus temps d’opposer l’aménagement du territoire et le respect de la biodiversité, l’économique et la sauvegarde des milieux naturels.

Les différents métiers de l’ingénierie sont en capacité de travailler en bonne synergie dans une approche globale des problématiques.

Au lieu de provoquer des réactions d’exaspération parce que prendre en compte la biodiversité « fait perdre du temps » et ou entraine des investissements financiers de par les études spécifiques à mener, les dossiers réglementaires à élaborer ou les mesures  compensatoires(1) à mettre en œuvre s’il n’a pas été possible d’éviter les impacts négatifs, il est temps de rentrer dans une dynamique alliant qualité de vie et biodiversité positive grâce à une réflexion croisée  entre ingénieurs de différentes disciplines.

 

Parmi les nombreuses techniques qui peuvent être mises en place, citons plus particulièrement :

  • La sobriété par rapport à l’imperméabilisation des sols par le biais d’aménagement de parkings végétalisés par exemple et par une réflexion plus globale sur la nécessité et le positionnement des infrastructures et sur leur organisation au sein du projet
  • Dans le cadre de la création d’un lotissement, faire le choix de conserver un certain pourcentage de terres en capacité d’absorber les eaux de pluie afin que le cycle de l’eau soit respecté (penser infiltration de l’eau et non pas busage systématiquement) ;  par exemple : prévoir l’aménagement d’espaces collectifs comme des jardins partagés, des aires de jeux engazonnées, le maintien ou la création d’un boisement servant de lisière entre différents ilots bâtis
  • La création de zones tampons végétalisées entre des espaces agricoles et des espaces bâtis (plantations de haies) ou entre du bâti et un réseau hydrographique (maintien ou réhabilitation d’une ripisylve = végétation spécifique aux bords de rivière et de fossés)
  • La maîtrise des ruissellements et la récupération des eaux pluviales dans des systèmes de noues  (= fossés) végétalisées ou dans des mares qui seront ensuite colonisées par une biodiversité très spécifique (amphibiens, libellules) dont les habitats sont le plus souvent détruits dans le cadre de développements essentiellement axés sur de l’économique

 

D’autres types d’aménagements et des réflexions techniques sont en cours, par exemple  par rapport à :

  • L’intégration de différentes sortes de nichoirs dans la construction d’un bâtiment pour permettre à certaines espèces d’oiseaux et à des chauves-souris de trouver des abris favorables à leur maintien. Les réflexions croisées entre experts d’horizons différents tels qu’un architecte et un ingénieur écologue permettent  alors de créer des bâtiments à biodiversité positive.
  • Autre exemple : la lutte contre les ilots de chaleur dans les espaces fortement urbanisés, grâce à la conservation ou à la création d’espaces publics boisés. La végétation joue un rôle de régulateur thermique via l’évapotranspiration qui rafraîchit l’air. Le choix des essences, qui doivent être adaptées à la nature des sols, à la climatologie locale et qui ne doivent pas être allergisantes, requiert un savoir-faire important.

Ces espaces boisés constituent également des secteurs d’habitats pour la faune (oiseaux en particulier).

En outre, les espaces publics qui permettent la combinaison entre espaces boisés et milieux en eau (prairie humide, noues, petit étang), en créant des mosaïques, augmentent leur attractivité de part la variété des paysages créés et donc offrent une qualité de vie meilleure pour les habitants.

Il peut donc ne pas y avoir de conflit entre développement urbain et biodiversité s’il y a une véritable place qui est laissée ou qui est créée pour cette dernière, respectant les cycles de vie des différentes espèces sans dérangement intempestif, ni piétinement  trop intensif.

La création de cheminements doux au sein de cœurs urbanisés ou pour relier des bourgs en milieu rural repose également sur cette pluridisciplinarité qui va permettre de réunir le savoir-faire d’un ingénieur construction, d’un paysagiste, d’un ingénieur écologue afin de créer des infrastructures qui soient fonctionnelles, en offrant sécurité, accès tout public (dont public à mobilité réduite) et qualité de vie mais qui soient également pensées comme des supports fonctionnels également pour la biodiversité ; avec, en particulier, de la place permettant de respecter les racines et le port caractéristique (la silhouette) de chaque végétal.

 

Il serait ainsi possible de décliner nombre de réflexions en cours concernant l’aménagement du territoire où la prise en compte de la biodiversité est au cœur de la démarche et permet de mettre au point des solutions techniques multifonctionnelles.

Le cas particulier des aménagements urbains réalisés dans des secteurs situés à proximité de réseaux hydrographiques ou de zones humides nécessite là aussi une approche croisée des différents métiers de l’ingénierie pour aboutir à la préservation de la biodiversité, à la  sauvegarde ou à la récréation de zones humides et à la préservation contre les risques (sécurité des personnes et des biens). Ces enjeux, listés dans les  SDAGE(2), doivent être intégrés dès l’amont de la réflexion. Par ailleurs, des éléments de connaissance sont souvent disponibles dans les rapports de présentation des documents de planification que sont les Scot, les PLU et les PLUi(3).

 

Il existe différents guides techniques élaborés conjointement par des équipes d’ingénierie pluridisciplinaires qui apportent des idées, du savoir-faire.

Cependant, chaque projet est spécifique et le fonctionnement correct d’un écosystème naturel ne se décrète pas depuis un bureau. Il nécessite d’être étudié attentivement en amont, à partir d’une approche systémique (vision globale, interaction, évolution,..) et d’être intégré dans le projet avec la même attention que tous les autres paramètres, puis que les travaux d’aménagement soient réalisés avec intelligence et compétence.

Et ensuite ? La vie va se développer dans toute sa diversité si on lui laisse de la place.


 

 

Françoise GROSS, RIVIERE-ENVIRONNEMENT, adhérente CINOV Territoire & Environnement (TEN) et référente du syndicat pour la région CINOV Nouvelle Aquitaine

 


(1) Doctrine E.R.C. (dans le cadre d’aménagements, éviter de provoquer des impacts ;  ou  les réduire au maximum en faisant évoluer le projet ; et s’il n’est pas possible d’éviter  totalement, alors concevoir et réaliser des travaux de réhabilitation sur des parcelles où des actions humaines ont provoqué  par le passé des impacts négatifs, afin de récréer des milieux qui vont être favorables à la biodiversité)

(2) SDAGE – schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux – Institué par la loi sur l’eau de 1992, le SDAGE est un instrument de planification qui fixe pour chaque bassin hydrographique les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau dans l’intérêt général et dans le respect des principes de la directive cadre sur l’eau et de la loi sur l’eau.

Les Agences de l’Eau, principaux organes de financement de la politique de l'eau dans les bassins, assurent avec les services déconcentrés de l'Etat (DREAL de bassin) et l’Agence Française de la Biodiversité (AFB), le secrétariat technique pour l'élaboration des SDAGE. Les Agences de l’Eau agissent dans chaque bassin pour concilier la gestion de l'eau avec le développement économique et le respect de l'environnement.

(3) SCOT = schéma de cohérence territorial ; PLU = plan local d’urbanisme : PLUi = PLU intercommunal

 


Le régime de la Garantie Sociale des Chefs et dirigeants

Membre de CINOV ? N’attendez pas pour souscrire à la Garantie Sociale du Chef d’entreprise ou du mandataire social


Lorsque l’on crée ou reprend une activité, on n’imagine pas qu’un jour l’on puisse avoir recours à une assurance chômage. Or, en 2016, plus de 55 000 chefs d’entreprise ou mandataires sociaux ont dû liquider leur entreprise, ont été révoqués ou non-reconduits de leur mandat, ou ont fait face à une fusion avec une autre société, se retrouvant ainsi dans une situation de chômage.


Ce constat amer incite le gouvernement à travailler sur l’extension de l’assurance chômage sur les indépendants et les chefs d’entreprise. Or, savez-vous que par votre adhésion à un syndicat de CINOV, vous pouvez déjà souscrire une assurance privée contre le chômage, via la GSC ? Cette Garantie Sociale des Chefs d'entreprise a été créée en 1979 par le Medef et la CPME, rejoints par l'U2P. Pour y avoir droit, il faut être adhérent à une organisation patronale.


Pour cela, vous devez remplir certaines conditions qui s’appliquent :

  • Pour vous, en tant que dirigeant ou mandataire social

- Vous devez avoir moins de 60 ans

- Vous ne devez pas être titulaire ou susceptible de bénéficier d’une pension d’invalidité de 2ème ou 3ème catégorie

- Vous ne devez pas être titulaire d’une pension de retraite au titre de l’activité couverte par la convention

  • Pour votre entreprise

- Elle doit être inscrite au RCS et/ou au répertoire des métiers pour les artisans

- Elle ne doit pas faire l’objet, lors de l’affiliation de difficultés économiques ou financières

- Elle doit appartenir ou être ressortissante d’un syndicat patronal adhérant à l’association GSC (dont CINOV)

 

Pour tout renseignement, contactez-nous à :


Jacques Rossignol, "une vie dans les arbres"

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À tout juste 25 ans, Jacques Rossignol a déjà atteint son objectif professionnel : vivre de sa passion, en travaillant dans le domaine de l’arboriculture au sein du bureau d’études Oréade-Brèche en Alsace. Portrait.

 

« Travailler dans les arbres ! » : dès son plus jeune âge, Jacques Rossignol n’avait que cet objectif en tête. Et impossible de le faire changer d’avis. « Pourtant, quand je disais vouloir travailler en milieu forestier, mes profs me conseillaient plutôt un BEP boulangerie-pâtisserie ! » Ce passionné persévère dans sa voie afin de poursuivre la tradition familiale : son père et son grand-père travaillaient déjà aux services espaces verts d’une commune.

 

Originaire de la région Centre, il passe donc un Bac STAV – Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant – avant d’obtenir un BTSA Gestion forestière puis une licence professionnelle « Gestion durable des arbres et des arbustes en aménagement paysager ». Il finit ses études en 2014 et multiplie ensuite les expériences : recensement de végétation sous les lignes électriques pour un bureau d’études, élagage et intervention d’urgence dans une commune des Yvelines…

 

Conflits de voisinage

 

Puis, il intègre l’agence alsacienne du bureau d’études Oréade-Brèche, une PME d’une quarantaine de salariés spécialisée dans le secteur de l’environnement où il devient conseiller en arboriculture et foresterie. Sa mission ? « Établir un diagnostic arboricole et conseiller les propriétaires pour mieux gérer leurs arbres. »


Ses clients sont très variés : collectivités, particuliers en conflits de voisinage à cause des arbres… Une fois son devis accepté, Jacques Rossignol se déplace sur place pour rencontrer le gestionnaire du site. Il établit alors son diagnostic en étudiant l’état des arbres, l’environnement général… Puis il propose des solutions. « Par exemple, si des arbres possèdent beaucoup de bois mort, on conseille de les élaguer. Surtout sur un site à forte fréquentation. »

 

« Se former régulièrement pour innover »

 

Société indépendante, Oréade-Brèche fait du conseil aux gestionnaires ou propriétaires forestiers, sans pratiquer par exemple l’élagage ou l’abattage. « Du coup, nous n’avons pas de pression économique pour obtenir un marché » explique le jeune homme.

Aujourd’hui, Jacques Rossignol s’épanouit dans son travail. « Je suis très autonome, c’est plaisant. Et j’évolue surtout dans le domaine que je voulais. Tout le monde n’a pas cette chance. Malgré tout, j’essaie d’innover en permanence car il y a toujours des méthodes à découvrir pour mieux conseiller ses clients. Résultat, il faut se former régulièrement et toujours se remettre en question. »


Nouvelle fiche pratique "Certificats OPQIBI et marchés publics"

L’OPQIBI vient d’éditer une nouvelle fiche pratique et juridique relative aux modalités d’utilisation des certificats de qualification dans les marchés publics.

La réforme 2016 permet aux acheteurs publics d’exiger, pour évaluer les capacités techniques et professionnelles des candidats aux marchés, des certificats de qualification délivrés par des organismes indépendants.

La nouvelle fiche OPQIBI, rédigée en collaboration avec le cabinet AdDEN Avocats spécialisé en droit de la commande publique, est parrainée par les associations suivantes :

  • AAP (Association des Acheteurs Publics)
  • AITF (Association des Ingénieurs Territoriaux de France)
  • AMF (Association des Maires de France)
  • ATTF (Association des Techniciens Territoriaux de France)
  • USH (Union Sociale pour l’Habitat)

Téléchargez la fiche

Contact : OPQIBI –


CINOV TEN impliqué dans l'Association ABC

CINOV TEN continue à s'impliquer dans l'Association ABC ; le syndicat a accepté ainsi de reprendre le poste de trésorier de l'Association. Frédéric Bruyère, président de CINOV TEN,  ainsi que Idriss Kathrada assureront ce rôle. Il s'agit désormais de réfléchir à un travail de synergie entre les deux entités. CINOV TEN souhaite accompagner le développement de cette association pour qu’elle devienne un acteur incontournable de la transition énergie-climat des organisations à l’échelle nationale et internationale.


Contact : CINOV TEN -