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Table ronde : Responsabilités des acteurs de la construction et contrats types

Table ronde : Responsabilités des acteurs de la construction et contrats types
Pratiques contractuelles des maitres d’ouvrages et obligations des prestataires

Cet événement est organisé par CINOV Rhône-Alpes le Vendredi 9 mars 2018. 

 

Programme :

10h – 12h (accueil à partir de 9h30)

Table ronde animée par Bertrand MOUSSELON – Cabinet CREA avec la participation de :

  • Patrick MICHE - Président de l’AITF Auvergne-Rhône-Alpes (Association des Ingénieurs Territoriaux de France)
  • Jean-Luc HAXAIRE – Consultant,
  • Denis DELHOMME - Cabinet BEAUR

En fin de matinée seront remis sur clés USB, les modèles de contrats pour les missions d’OPC et de maîtrise d’œuvre d’exécution des marchés privés.

Les échanges se poursuivront autour d’un buffet déjeunatoire

 

Participation gratuite mais Inscription obligatoire https://www.weezevent.com/9-mars-2018

 

L’après-midi sera consacrée aux Assemblées Générales de la CINOV Rhône-Alpes

 

Informations pratiques : 

Le Vendredi 9 mars à L'Octave
60 rue des Docks
69009 Lyon
FRANCE


Mathilde Guibert, « J’aime savoir que mon travail est utile »

  • Portrait Jeune_mathilde guibert

Mathilde Guibert, 26 ans, est dessinatrice en bâtiment chez Eurocréa PMM, un bureau d’études en maîtrise d’œuvre basé à Vaulx-en-Velin dans le Rhône. Ce qu’elle apprécie plus que tout dans son travail ? Savoir qu’il améliore concrètement la vie des gens. Elle raconte.

Issue d’une famille assez aisée de Vienne en Isère, Mathilde Guibert rêvait de devenir architecte d’intérieur. Diplômée de l’École de Condé et d’un BTS « Design d’espace », elle multiplie les stages. « Mais c’est un milieu assez bouché. Beaucoup travaillent seuls, à leur compte. Les rares offres d’emploi étaient pour des personnes expérimentées », raconte la jeune femme.  Résultat, à 23 ans, elle se retrouve sans emploi pendant 1 an et demi.


Elle suit alors une formation pendant deux mois pour créer sa propre entreprise. Avant de renoncer : « Je me sentais trop jeune, pas capable de me lancer toute seule. » Concentrée d’abord sur les cabinets d’architecte, elle ouvre ensuite son champ de recherches d’emploi : cuisinistes, bureaux d’études…

 

 « Je suis le premier étage de la fusée » 

La jeune femme rebondit chez Eurocréa PMM, un bureau d’études en maîtrise d’œuvre basé à Vaulx-en-Velin dans le Rhône. Elle travaille en alternance pendant un an, tout en suivant une formation de remise à niveau en informatique.


Salariée depuis mai 2016, Mathilde Guibert est dessinatrice en bâtiment au sein d’une équipe de 4 personnes. « Je m’occupe de la partie graphique en amont de la conception, je suis le premier étage de la fusée ! » précise-t-elle, avant d’ajouter : « Et je possède une certaine liberté dans mon organisation, on me laisse ainsi parfois chercher des solutions. Je dois donc être capable par exemple de détecter les problèmes éventuels, les points faibles… »

 

« Améliorer le quotidien des gens »

 

À 26 ans, Mathilde Guibert se sent pleinement épanouie car son travail a du sens. « Je suis surtout satisfaite de voir mes dessins devenir une réalité et que mon travail, seule devant mon ordinateur, devienne une réalisation concrète pour améliorer le quotidien des gens. C’est motivant. Par exemple, récemment, on travaillait sur l’extension d’un hôtel et j’ai pu intervenir sur certains sanitaires pour qu’ils soient très accessibles aux personnes à mobilité réduite. J’aime savoir que mon travail est utile. » Une satisfaction qui n’a pas de prix. 

 

 

 


Inauguration de Simplon Vénissieux : école gratuite de codeurs sur la Métropole de Lyon

CINOV Rhône-Alpes et CINOV-IT ont soutenu la création d'une école gratuite de "codeurs" Simplon à Vénissieux, dans la métropole de Lyon. 

Simplon est un réseau d'écoles numériques inclusives proposant des formations aux métiers du numérique. Les formations proposées par Simplon sont accessibles à tous les demandeurs d'emploi, peu ou pas diplômés. Ces formations durent de 6 à 8 mois et se déroulent de manière intensive et immersive, avec une pédagogie fondée sur la pratique. 

La nouvelle école Simplon est donc située à Vénissieux, en plein coeur du plateau des Minguettes. Ce projet a pu voir le jour grâce au soutien de la Région Auvergne Rhône Alpes, de la fondation Caisse d’Epargne Rhône-Alpes, du CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires), de CINOV Rhône-Alpes et du syndicat CINOV-IT.


Pour plus d'informations : simplon.co

  • Image _ Formation Ordinateurs Groupe

CINOV Rhône-Alpes fait sa rentrée - 23/01/2018

  • cinov rhone alpes rentree janvier 2018

Désireuse de valoriser les belles expériences menées par les syndicats et d’autres régions, l’équipe de CINOV Rhône-Alpes a invité Martina KOST, du syndicat Industrie (présidé par Laurence MICHEL) et implantée en Ile de France, à venir présenter les activités du syndicat.

En présence de plus d’une vingtaine de membres dont les nouveaux adhérents, Martina a présenté entre autres l’opération Femmes Tech qui, depuis 2015, permet de sensibiliser les femmes du territoire de Seine-Saint Denis, l’un des départements les plus jeunes de France, aux métiers techniques.

Organisé avec l’Université Paris XIII, le Ministère de l’Economie et le FAFIEC, « Savante Banlieue » rassemble sous forme de 2 conférences et d’ateliers, près de 400 participants. Collégiennes, lycéennes et étudiantes ont ainsi l’occasion de mieux connaître ces professions réputées « masculines » et de rencontrer des ingénieures.

Intéressée par l’opération, CINOV Rhône-Alpes envisage de l’organiser en région.

Cette rencontre régionale a été aussi l’occasion d’accueillir les nouveaux adhérents et a permis à Corinne PICHOUD, Présidente de CINOV Rhône-Alpes, de présenter le programme de travail 2018.

 « Visibilité Influence et Agilité » forment le triptyque de la région qui souhaite renforcer ses partenariats et mieux associer les adhérents à la vie régionale. 


CINOV Rhône-Alpes et la CPME Auvergne-Rhône-Alpes renouvellent leur accord de coopération

Communication de CINOV Rhône-Alpes

Janvier 2018

 

CINOV Rhône-Alpes et la CPME Auvergne-Rhône-Alpes renouvellent leur accord de coopération

Initié en 2015 par Jean-François Uhl, Président de CINOV Rhône-Alpes et François Turcas, Président de la CPME Auvergne -Rhône Alpes, cet accord de coopération a pour finalité de renforcer les liens entre les deux organisations en menant des actions conjointes. Il ouvre aux adhérents de CINOV Rhône-Alpes des prestations proposées par la CPME à ses adhérents.

 

Cet accord sera reconduit début 2018 par Corinne Pichoud, Présidente de CINOV Rhône-Alpes et François Turcas. 

 

L’un des champs couverts est l’accompagnement des PME à l’International. A ce titre, notre confrère Hervé Rival, Dirigeant du Cabinet RVI, Bureau d’Études fluides spécialisé dans la rénovation thermique et énergétique, a pu partir pour Cuba dans le cadre d’une mission de prospection organisée par la CPME Auvergne-Rhône-Alpes et Business France en novembre dernier.

 

Très satisfait d’avoir pu bénéficier de cette prestation, il nous livre son témoignage :

 

« Je suis content !

La mission à Cuba à l’occasion de la Foire de la Havane s’est très bien passée. J’ai eu des contacts intéressants et d’autres moins. J’ai pu faire le tour du monde à l’occasion de cette foire, de nombreux pays étant représentés. Les Espagnols sont très présents à Cuba.

L’organisation était parfaite tant du côté CPME que Business France, je n’ai rien à redire. C’est une belle découverte. Cette opportunité m’a permis d’obtenir les réponses à mes questions.

Il faut aller voir sur place pour savoir ce qui s’y passe et découvrir les opportunités. »


Atelier et voeux CINOV Rhône Alpes le 23/01/18

  • cinov rhone alpes voeux 230118

Mardi 23 janvier, aux Espaces Part Dieu à Lyon, participez à un atelier gratuit et à l'annonce des voeux de CINOV Rhône Alpes. 

De 17h à 18h30, Martina KOST - Cabinet B4E www.b4e.fr, adhérente de CINOV Industrie animera un atelier sur les thèmes suivants :

- Audit énergétique dans l'industrie
- Bilan des actions menées avec ATEE et l'ADEME
- Offres anormalement basses - actions portées par CINOV INDUSTRIE
- Femmes Tech

Atelier gratuit - Inscription obligatoire

Ouvert aux non adhérents en fonction des places disponibles

Inscriptions en ligne https://lnkd.in/ev5Q2EZ


De 18h30 à 21h30 : voeux de CINOV Rhône-Alpes

- Présentation de la nouvelle organisation administrative
- Partage de la feuille de route 2018
- Accueil des nouveaux adhérents
- Cocktail dînatoire

Participation aux frais : 15€ pour les adhérents – 25€ pour les non adhérents - Vœux et cocktail https://lnkd.in/eecV4jj


Les nouvelles compétences du métier d'ingénieur énergéticien

  • anas benslimane ingénieur énergéticien - paroles expert décembre

Le métier de l’ingénieur énergéticien revêt une importance croissante ces dernières années, il ou elle devient le porteur de la responsabilité d’aider l’industrie, le bâtiment et le transport à s’engager dans une démarche d’efficacité énergétique, et d’assurer cette mission dans les règles de l’art et en toute indépendance.

 

Le métier évolue fondamentalement : il est demandé à l’ingénieur énergéticien, en plus d’être expert des usages énergétiques, de savoir intégrer les nouvelles technologies digitales pour la collecte et le traitement des données, d’être sensible aux montages financiers et juridiques liés à l’investissement dans l’efficacité énergétique, et bien évidemment d’être compétent dans les systèmes de management de l’énergie et leur mise en œuvre.

Au-delà de la concurrence déséquilibrée et parfois déloyale de la part des nouveaux intervenants, les ingénieurs énergéticiens indépendants doivent s’armer de patience et miser sur la valorisation de leurs compétences pour convaincre et se différencier.

 

Le travail collectif par projet avec des équipes pluridisciplinaires mobiles, le développement d’outils performants et la formation à leur utilisation, ainsi que la formation continue voire la certification des compétences individuelles, sont les orientations majeures pour valoriser le travail des ingénieurs énergéticiens, sans oublier l’échange et le partage de retours d’expérience entre la communauté.

 

 

L’ingénieur énergéticien, quelles qualifications ?

Les études se rapportant à l’audit énergétique, à la faisabilité technico-économique et d’ingénierie, préalable à tout investissement de performance énergétique, sont menées généralement par un ingénieur énergéticien expérimenté présentant à la fois les compétences, les qualifications et les références nécessaires dans le domaine de l’étude.

 

Les qualifications OPQIBI ou équivalent couvrant l’audit énergétique, bien qu’elles existent depuis 30 ans, ne sont devenues indispensables que depuis 2013, suite à la transposition de la directive européenne 2012/27/UE (Loi DDADUE n°2013-619), qui oblige les entreprises d’une certaine taille à réaliser un audit énergétique par un bureau d’études qualifié dans la branche de l’audit.

 

Dans ce contexte particulier, et après les retours mitigés sur l’impact de la directive sur la performance énergétique réelle des entreprises auditées, beaucoup d’intervenants s’accordent à dire que, certes la qualification a amélioré la qualité des audits énergétique, et continue à le faire, mais qu’il reste beaucoup à réaliser.

 

L’ingénieur énergéticien en bureau d’études ou en tant que référent énergie : même combat

L’ingénieur énergéticien, qu’il fasse partie d’un bureau d’études prestataire ou travaillant au sein d’un industriel / maître d’ouvrage, a pour rôle initial :

- D’identifier les pistes d’amélioration avec son œil d’expert, et sa connaissance de l’usage énergétique dans les différents procédés ou utilités, ainsi que leurs économies potentielles par rapport à une situation de référence.

- De mesurer la performance de la situation actuelle, de le comparer au besoin théorique et ensuite de benchmarker avec les données du secteur industriel ou bâtiment concerné.

- D’évaluer la faisabilité et de chiffrer les investissements nécessaires, et l’impact non seulement sur la performance énergétique, mais aussi sur la qualité, la maintenance ou la productivité.

 

Cette expertise est acquise, d’abord à travers la formation initiale, mais aussi à travers un parcours professionnel de plusieurs années, par exemple dans la conception, la réalisation ou la maintenance au sein de l’industrie ou chez les exploitants de bâtiments. Cette expérience dans la pratique de l’usage énergétique est indispensable.

 

Une durée d’expérience de 10 ans est généralement un minimum pour atteindre le niveau d’expérience requis, un ingénieur junior sans cette expérience terrain trouvera beaucoup de difficultés à apporter une vision hiérarchisée des actions d’améliorations énergétiques et se limitera aux aspects comptables voire scolaires des actions à mettre en place.

 

La qualification OPQIBI, bien qu’elle soit nécessaire, n’a pas apporté une différenciation entre l’expérience des auditeurs. En outre la loi DDADUE sur l’efficacité énergétique a imposé la sélection d’un référent technique par équipe de 20 auditeurs, mais ne dit pas que seul ce référent est en mesure de conduire l’audit et engager sa responsabilité dans les préconisations qu’il propose.

 

C’est bien cette légèreté dans la définition du périmètre du référent technique énergéticien où réside la faille qui continue à miner la qualité des audits énergétiques, et c’est cette expérience individuelle que l’énergéticien expérimenté se devrait de mettre en valeur.

 

Quel avenir pour le métier d’énergéticien ?

Jamais le métier d’énergéticien indépendant n’a été aussi menacé, et jamais les opportunités qu’offre ce métier pour être au cœur de la transition énergétique n’ont été aussi stimulantes.

 

Des menaces nombreuses

- La taille des bureaux d’étude :
Sur les 550 structures qualifiées pour réaliser les audits énergétique (Industrie, Bâtiment et Transport), plus de 61% sont des TPE de moins de 10 salariés, et 8% sont des structures unipersonnelles, avec tout ce que cela implique en termes de difficulté d’accès aux marchés.

Pourtant les petites structures sont bien la richesse de ce métier car souvent l’ingénieur énergéticien (le gérant ou l’associé) au sein de ces TPE est bien plus qualifié que son homologue dans une structure de taille importante, il ou elle réalise une prestation souvent de meilleure qualité et s’attache à mettre son expérience au service (et seulement au service) des attentes du client.

L’accès aux marchés de ces TPE est fortement amoindri car d’une part l’effort commercial est trop coûteux, et d’autre part le coût de l’ingénieur senior est supérieur à celui d’un junior.

Cette disparité dans la structure des coûts d’intervention est fréquemment rencontrée dans les structures de taille importante, un ingénieur junior est souvent affecté à la réalisation de la prestation (supervisé vaguement par un référent technique ‘senior’), ce qui est à l’opposé du cas des TPE, ou le référent technique réalise lui-même la prestation d’audit énergétique.

 

- La concurrence des structures non indépendantes :
La difficulté s’accentue davantage dans les cas où le prestataire en charge de l’audit (qui a été par ailleurs qualifié à le faire), associe d’autres offres à celle de l’audit énergétique et cela en totale impunité (Article 4, Loi DDADUE). Les situations de conflit d’intérêt sont légions : fourniture d’énergie, vente de prestation de contrôle réglementaire, valorisation des CEE, vente de contrat de maintenance….

Dans ces cas, le coût de la prestation intellectuelle de l’audit énergétique se trouve donc réduit à des niveaux sans rapport avec l’effort fourni, car l’objectif de ces structures est ailleurs :  générer des débouchés dans leur cœur de métier qui profitera à leurs filiales. L’indépendance des préconisations se trouvent fortement dégradée et souvent l’audit énergétique passe à côté de l’essentiel.

 

- La concurrence déloyale de l’ingénierie publique :
Une multitude d’associations et d’organismes publiques ou adossés à des collectivités exercent la prestation de conseil en efficacité énergétique / énergies renouvelables, auprès des collectivités, des particuliers et de plus en plus auprès des entreprises. L’apport de ce type d’associations est, certes, indéniable dans la sensibilisation et la gestion de projet. Le problème se pose quand certaines associations réalisent des prestations d’audit et préconisent des solutions techniques sur la rénovation ou le commissionnement des installations, et cela sans aucune qualification reconnue et sans les assurances professionnelles adéquates.
En outre, ces associations font appel aux subventions et donc possèdent une structure de coûts plus légère que les bureaux d’études indépendants.

 

- La faiblesse de la force commerciale :
Un véritable frein au développement de ces TPE est la concurrence des grandes structures, disposant de relais commerciaux qui n’ont absolument rien à voir avec la force commerciale des bureaux d’étude classiques.

 

- Les soft skills :
Elles n'ont jamais été le fort des bureaux d’études techniques, notamment la communication, la gestion du temps, la confiance en soi, la gestion du stress et certainement l’audace de se remettre en question et d’aiguiser le sens du collectif.

 

 

Et des opportunités

- L’émergence du big data et des outils logiciels :
Le digital est un nouveau paradigme dans le monde de l’audit. Mesurer et analyser devient facile et souvent à un coût dérisoire, installer des compteurs d’énergie ou de fluides, remonter l’information collectée en temps réel dans le cloud,
modéliser les consommations en utilisant des algorithmes sophistiqués de prédiction, visualiser et mettre en place un tableau de bord de la performance énergétique devient abordable. L’interprétation des données par un ingénieur énergéticien sera toujours la clé de voûte d’un bon suivi énergétique pour éviter les dérives et proposer des améliorations.

Les algorithmes récents d’analyse utilisent les données mesurées ou recueillies par la GTC* et permettent un commissionnement en continu. Les analyses réalisées durant l’audit énergétique pourront l'être de manière permanente après l’audit. Autant de possibilités de proposer des services nouveaux aux clients, pour les accompagner dans le management de l’énergie.

 

- La garantie de la performance :
Chiffrer, mesurer et vérifier la performance énergétique à travers l’utilisation de protocoles et de normes reconnus, afin d’établir une situation de référence, d’estimer les économies et le degré d’incertitude, et ensuite de vérifier les économies réalisées à travers les ajustements adéquats, cela s’appelle établir un ‘Plan de Mesure et Vérification’ qui devrait accompagner tout investissement dans l’efficacité énergétique.

La démarche est rigoureuse, elle permet de mettre d’accord le client, le banquier et l’exploitant. L’ingénieur énergéticien est de loin le mieux placé pour jouer le rôle du tiers vérificateur auprès du client et pérenniser son investissement.

 

- Le tiers financement :
Dans le domaine de l’efficacité énergétique, les solutions financières et juridiques existent et font leur preuve de plus en plus dans l’industrie et le bâtiment. L’ingénieur énergéticien est appelé à fédérer les acteurs de la conception et de la réalisation, les fabricants d’équipement, les banquiers, les assureurs et les intégrateurs afin de mettre en place des offres techniques facilement bancables. L’intérêt d’une plus grande proximité entre les bureaux d’études et les pourvoyeurs de solutions techniques et financières n’est plus à démontrer, c’est aussi lever un frein majeur qui retarde l’investissement dans l’efficacité énergétique.

 

En somme un vaste projet ambitieux et stimulant, et un changement radical dans le mode de fonctionnement de l’ingénieur énergéticien, qui doit impérativement ‘la jouer collectif’ pour espérer mieux répondre aux attentes du marché.

 

Ces idées vous inspirent ? Alors prenez vos plumes et manifestez-vous : .

 

 Anas Benslimane, Sunvalor, adhérent CINOV Construction et CINOV Industrie

 

* La supervision GTC ou gestion technique centralisée permet le contrôle à distance d’un ensemble d’équipements automatisés des grands bâtiments et/ou d’installations industrielles. Ce système informatique de gestion rassemble des données variées : alarmes, états, mesures…


Rencontre régionale CINOV Rhône-Alpes le lundi 20 novembre

  • rencontre régionale cinov rhone alpes isles d abeau

Rencontre Régionale Exceptionnelle le Lundi 20 novembre 2017 à L’Isle d’Abeau dès 15h 

CINOV Rhône Alpes, en partenariat avec le Groupe VICAT qui fête cette année les 200 ans de la découverte du Ciment, vous propose une rencontre régionale exceptionnelle avec la visite des laboratoires VICAT 

 

Au programme  :

  • 15h - 16h30 : Visite par groupes à constituer sur place de 3 lieux 
    • le Show-room, 
    • le laboratoire Mécanique 
    • le Laboratoire Chimie 

 

  • 16h30 - 18h : Rencontre avec les responsables d’opération VICAT autour de plusieurs thématiques 
    • La prescription des produits/services/solutions
    • l'innovation et les produits nouveaux
    • les implications autour des nouveaux projets en construction et en aménagement

 

 

  • 20h -21h : Apéritif de clôture et d'échanges

 

Attention, les places sont limitées et l’inscription est obligatoire :

Je m'inscris à la rencontre régionale CINOV Rhône-Alpes 

 

Penser à imprimer l’inscription, elle vous sera demandée à l’entrée du site.


Adhérents du sillon alpin, rencontre + cocktail déjeunatoire le 22 septembre 2017

CINOV Rhône-Alpes vous convie à vous retrouver :



Vendredi 22 septembre de 12h à 14h

Rencontre + cocktail déjeunatoire

Mercure Aix-les-Bains Domaine de Marlioz

111, avenue de Marlioz 73100 Aix-les Bains

 

Participation aux frais : 15€

Je m’inscris en cliquant ici

 

Ce sera l'occasion pour vous, adhérents du Sillon Alpin (Isère, Savoie, Haute-Savoie) de prendre le temps pour échanger et vous présenter dans un cadre convivial.

Et de rencontrer votre nouvelle présidente, Corinne Pichoud, qui se fera un plaisir d'être avec vous.

Vous êtes plus de 100 adhérents dans ces 3 départements, alors venez nombreux !


Atelier "Mesures et étalonnage autour de l'audit énergétique" à Villeurbanne le 9 octobre

ATELIER MESURE ET ETALONNAGE AUTOUR DE L'AUDIT ENERGETIQUE


Comment utiliser les solutions d'efficacité énergétique pour accélérer vos investissements dans des équipements plus performants et accroître votre compétitivité ? Le 9 octobre à Lyon



L'ATEE et le CETIAT (avec le concours de l'Ademe) en collaboration avec CINOV Industrie organisent un atelier technique à Lyon le 9 octobre 2017. Cette formation rappelle les principes des mesures avec un focus sur de nouvelles questions autour de l'étalonnage, des mesures des débits et de l'électricité.

La demande d'audit énergétique émanant des entreprises a augmenté notamment avec l'obligation d'effectuer un audit tous les 4 ans.

L'offre des acteurs réalisant les audits a progressé et des besoins se sont exprimés, en particulier sur le manque de connaissances techniques relatif aux méthodes et au matériel utilisé pour les mesures.

Objectifs de l'atelier :
 

  •     Simplifier l'approche métrologie/étalonnage et expliquer de manière concrète comment déployer une instrumentation jouant un rôle clef dans l'audit
  •     Mieux appréhender la démarche d'étalonnage et la prise en compte des incertitudes.
  •     Présenter l'esquisse d'une méthodologie applicable et reproductible dans le cadre des audits.
  •     Connaître les avantages et inconvénients d'appareils utilisés lors de mesures de base (température, débit, électricité,etc.).
  •     Permettre un échange entre utilisateurs de matériel et fournisseurs.


La matinée sera consacrée à deux ateliers thématiques et sera suivie d'une visite des laboratoires d'étalonnage du CETIAT.

Cet atelier s'adresse aux prestataires de services réalisant des audits en milieu industriel ou grand tertiaire (bureaux d'études, auditeurs, consultants, indépendants,etc.).



Rendez-vous le lundi 9 octobre 2017 de 9h00 à 15h00 au
Centre technique des industries aérauliques et thermiques
Domaine Scientifique de la Doua
25 avenue des Arts - 69100 Villeurbanne



JE M'INSCRIS A CETTE JOURNEE
*


*Evénement gratuit mais inscription obligatoire. Les inscriptions à cet événement sont suivies par l'ATEE - Contact 01 46 56 35 41

 


Rencontre régionale CINOV Rhône-Alpes le 11 septembre 2017


 

Quand et comment mobiliser les fonds européens ? 🇪🇺 Le 11 septembre 2017


A l’heure des restrictions budgétaires et des réorganisations issues de la Loi NOTRe, les collectivités territoriales ont plus que jamais besoin de l’ingénierie pour mener à bien leurs projets mais aussi identifier de nouvelles sources de financements.

Gérés depuis 2014 par les Régions, les crédits européens (FEDER) restent encore trop souvent méconnus.

Efficacité énergétique, réhabilitation de bâtiments publics ou de logements, production d’énergies renouvelables, reconversion de friches industrielles… vous devez être à même d’expliquer à vos clients quand et comment les mobiliser.

Pour vous aider à comprendre comment y accéder, la prochaine rencontre régionale de CINOV  Rhône-Alpes du 11 septembre portera sur ce thème.

Elle sera animée par notre consoeur  Emmanuelle WEISS, dirigeante du cabinet Ariane conseil, spécialisé en ingénierie de projets européens.

Inscription sur : https://www.weezevent.com/rencontre-regionale-cinov-sept17

Venez nombreux car la rencontre sera l’occasion d’échanger et d’enrichir le débat des expériences des uns et des autres. 


Quelles perspectives d’activité pour nos cabinets en région Auvergne-Rhône-Alpes ?

  • CINOV Rhône-Alpes

L’Assemblée Générale a été marquée par l’élection de la nouvelle présidente de CINOV Rhône-Alpes, Corinne Pichoud, fondatrice et dirigeante du cabinet Kareko, et le renouvellement de l’équipe d’administrateurs en présence de Dominique Sutra Del Galy, le Président fédéral.  

Cet évènement était suivi d’une rencontre ouverte aux adhérents de CINOV Auvergne, dans  le cadre de la présentation de l’étude prospective de la Branche en Auvergne-Rhône-Alpes, réalisée par le Cabinet KYU à la demande de la Commission Paritaire Régionale pour l’Emploi et la Formation Professionnelle d’Auvergne-Rhône-Alpes.

« Visibilité, influence et agilité » forment le triptyque de la région qui souhaite renforcer ses partenariats et mieux associer les adhérents à la vie régionale.

C’est dans cette optique que les adhérents ont dialogué autour de 2 ateliers :

  • Comment investir les lieux d’influence en région.
  • Comment développer les actions sur les bassins économiques notamment le sillon Alpin (départements de l’Isère et des Savoie)

Les conclusions de ces 2 ateliers seront reprises par la nouvelle équipe, qui se réunira le 10 juillet pour définir son programme de travail et le calendrier des nouvelles actions pour la rentrée 2017. Tous les adhérents sont conviés à participer.

 

Contact : CINOV Rhône-Alpes -


Communiqué de presse - 23 juin : "Corinne Pichoud, nouvelle présidente de CINOV Rhône-Alpes

Corinne Pichoud, nouvelle présidente de CINOV Rhône-Alpes


Communiqué de presse
Lyon, le 23 juin 2017
Corinne Pichoud, nouvelle présidente de
CINOV Rhône-Alpes
 
Corinne Pichoud, élue le 16 juin à la présidence de CINOV Rhône-Alpes, succède à Jean-François Uhl. Elle entend valoriser les métiers des adhérents de Rhône-Alpes auprès des interlocuteurs en région et développer l’attractivité des métiers de la prestation intellectuelle de l’ingénierie, du conseil et du numérique, principalement auprès des jeunes et des femmes.
 
 
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« Les adhérents de CINOV Rhône-Alpes contribuent à faire reconnaître les compétences des bureaux d’études rhônalpins auprès des maîtres d’ouvrage »
 
Après 20 ans de fonctions commerciales opérationnelles, cette diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Dijon (aujourd’hui BSB Burgundy School of Business) se tourne vers les métiers du conseil. Elle adhère CINOV Conseil en Management à la création de son cabinet conseil en développement commercial et en management : KaréKo-Sapio Conseils.

Membre de la CPREFP (Commission Paritaire Régionale pour l’Emploi et la Formation Professionnelle) et de l’OPIIEC (l’observatoire prospectif de la Branche), Corinne Pichoud connaît bien les besoins des métiers de l’ingénierie, du conseil et du numérique, qui sont représentés par 13 syndicats à la Fédération CINOV. Elle découvre cette richesse des métiers de CINOV au travers de la vie de la chambre régionale CINOV Rhône-Alpes.

« CINOV Rhône-Alpes continuera à s’investir dans les jurys de concours de maîtrise d’œuvre, action initiée il y a plus de 20 ans. En y participant, les adhérents de CINOV Rhône-Alpes contribuent à améliorer la visibilité de CINOV en région, et à faire reconnaître les compétences des bureaux d’études rhônalpins auprès des maîtres d’ouvrage. »

Elle participe au comité de pilotage de l’étude prospective pour la Branche des métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et de l’événement en région Auvergne-Rhône-Alpes réalisée par le cabinet KYU Lab avec le soutien de la DIRECCTE, du FAFIEC et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette étude met en lumière que 85% des établissements de la Branche en région sont des TPE, tout comme la plupart des adhérents de CINOV.

Actrices de la transformation de l’économie, les entreprises de l’ingénierie, du conseil et du numérique vont continuer à se développer et à créer des emplois, si elles réussissent à augmenter leur attractivité pour les jeunes et notamment les femmes.

 « Nous ferons la promotion de nos métiers et valoriserons les savoir-faire de nos adhérents pour attirer les jeunes talents dans nos TPE/PME. Nous travaillerons en mode projet pour conduire des actions sur tout le territoire et tenir compte de la réalité du temps disponible à consacrer à l’action syndicale et régionale. »
 
A propos de CINOV Rhône-Alpes
 
CINOV Rhône Alpes décline au plan régional les actions de la Fédération CINOV.

Les métiers et entreprises représentés sont au carrefour des questions et des solutions pour concevoir tous les pans de la vie quotidienne, professionnelle, sociale, personnelle… grâce aux 13 syndicats de métiers complémentaires de l’ingénierie, du conseil et du numérique : CINOV Conseil en Management, CINOV Construction, CINOV Coordination, CINOV Ergonomie, CINOV FIDI-Diagnostics, CINOV Géfil, CINOV GIAc, CINOV Industrie, CINOV Infrastructures et Environnement, CINOV-IT, CINOV Restauconcepteurs®, CINOV Sypaa, CINOV Territoires & Environnement.
 
Contact presse

Frédérique Lebon - lebon@cinov.fr
06 08 92 12 35 - 01 44 30 49 46


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"Quelles perspectives d’activité pour nos cabinets en région ?" le 16 juin à Lyon

CINOV Rhône-Alpes organise une demi-journée sur la thématique "Quelles perspectives d’activité pour nos cabinets en région ?" le 16 juin à Lyon, après son Assemblée Générale.

Programme

13h30 -  Présentation synthétique de l’étude prospective de la Branche en Auvergne-Rhône-Alpes réalisée par le Cabinet KYU

14h30 – Ateliers collaboratifs de réflexion sur l’évolution des métiers de l’ingénierie, du conseil et du numérique à l’horizon 2020

16h00 – Restitution du travail des ateliers en plénière. Définition des priorités d’actions pour 2017-2018

Inscription

Contact : CINOV Rhône-Alpes -


Assemblée Générale le 16 juin à Lyon

Venez rencontrer ou retrouver vos confrères régionaux à l’occasion de l’Assemblée Générale de CINOV Rhône-Alpes le 16 juin à Lyon. Cet évènement annuel, au-delà des informations sur les actions menées et à venir qu'il présente, est surtout un moment convivial entre consœurs et confrères, qui permet d'échanger sur des préoccupations communes. Cette année, l'Assemblée Générale sera suivie d'une demi-journée sur la thématique "Quelles perspectives d’activité pour nos cabinets en région ?"


Contact : CINOV Rhône-Alpes -


"Comment mieux mesurer et valoriser les performances énergétiques et durables des bâtiments et des territoires" le 28 juin à Lyon

Certivéa organise une rencontre régionale "Performances durables des bâtiments non résidentiels et des territoires dans le Sud-Est" le 28 juin à Lyon à partir de 14h00.

Les différents temps de l'événement

  • Retours d'expérience d'acteurs engagés dans des démarches durables
  • Visite d'un bâtiment certifié HQETM
  • Panorama des nouveaux labels Énergie & Carbone (E+C-, BBCA, Effinergie 2017)
  • Présentation de solutions pour mieux mesurer et valoriser les performances énergétiques et durables

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« L’Europe, que peut-elle apporter à nos clients et à nos cabinets ? Comment accéder à ses financements ? » le 15 mai à Lyon

CINOV Rhône-Alpes engage une action dont le fil conducteur sera l’Europe : que peut-elle apporter à nos clients et à nos cabinets ? Comment accéder à ses financements ?

Avec un budget annuel de 45 milliards €, l’Union Européenne mène des politiques au service des acteurs économiques et des citoyens.

Efficacité énergétique, transports durables, R§D, formation, accompagnement des PME à l’export, nouveaux usages numériques, les financements européens gérés en région visent à répondre aux besoins des territoires.

Rendez-vous le 15 mai pour une présentation de ces financements, cela sera également l’occasion d’échanger sur les attentes qu’il peut y avoir au sujet de l’Europe.  

 

Cette conférence sera animée par Emmanuelle WEISS, adhérente CINOV Conseil en Management, fondatrice et dirigeante du cabinet lyonnais Ariane conseil.

 

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Informations pratiques :

 

Lundi 15 mai de 18h00 à 22h00

Hôtel MERCURE

Parc Technologique, 20 Rue Antoine Condorcet
38090 Villefontaine
FRANCE

 

Contact : CINOV Rhône-Alpes –

 

Tags: syndicat

Réinventer l'ingénierie pour sortir de l'impasse Carbone

La conception, la création de valeurs, la construction, sont au cœur de nos métiers d’ingénierie. L’optimisation de cette conception, est historiquement basée sur la performance économique, technique, énergétique. L’usage « pointe son nez » depuis quelques années, puisque l’on construit pour les hommes. Les indicateurs quantitatifs sont encore en cours de maturation.

L’enjeu de l’homos erectus est bien d’exister sur terre encore quelques siècles : le carbone devient l’indicateur rationnel de cette performance humaine, humaniste, fatale, … et interpelle nos ingénieries.

La question

Par leur impact sur le climat, les émissions de carbone d’origine humaines, industrie / transports / bâtiments / production d’énergie, mettent les équilibres écologiques de la planète à rude épreuve. L’inertie des réactions humaines à l’augmentation des émissions de carbone et de fait à l’aggravation du changement climatique auront un impact de plus en plus marqué sur notre confort, sur nos dépenses pour assurer ce confort, puis celles pour assurer notre sécurité voire notre survie.

La question est bien de comprendre à quel moment nos gouvernances vont enfin intégrer ce que les scientifiques leur montrent, si possible avant que « les systèmes ne craquent ». L’ingénierie pourrait attendre l’arrivée des textes et réglementations qui en découleront ou plutôt anticiper, proposer et participer à une transmission simplement plus responsable de cette planète à nos enfants : l’ingénierie, CINOV, font partie de ceux qui sont les plus à même d’avoir cette vision de demain.

Une société sans perte

De manière presque linéaire, la consommation d’énergie induit une production plus ou moins directe de Carbone (sauf pour la biomasse et les énergies renouvelables). En 2013, la production d’énergie, c’est presque 80% des émissions de GES (source AEE). Au-delà de la quantité consommée, c’est bien la manière de consommer l’énergie qui doit évoluer, pour évoluer vers une société sans perte où tout déchet énergétique doit être valorisé. La stratégie est basée sur une modification de posture de manière à pouvoir « épuiser » chaque rejet, non pas grâce à de la technique de plus (consommatrice d’énergie grise et émettrice de Carbone), de la sophistication, mais en diminuant le niveau global d’exigence des techniques développées. Sur l’énergie consommée en exploitation, il faut mettre en place les dispositions structurelles pour que cette valorisation puisse être réalisée jusqu’à l’ultime. Le « Bas niveau d’énergie » prend tout son sens et peut être développé dès aujourd’hui.

La pluralité des solutions 

On comprend bien après cette introduction de stratégie que « la » solution va venir « des » solutions !

Personne ne peut imaginer de quoi demain sera fait et l’ADAPTABILITE des territoires, des bâtiments et des systèmes doit être le fil conducteur pour que la stratégie ait la capacité à résister aux contraintes nouvelles encore inconnues.

Intervient ici, la notion d’incertitude, que nous devons inclure dans nos scénarios. Une vision prospective sans incertitude serait fragile et prétentieuse. Intégrer cette incertitude, lui laisser de la place permet de laisser d’autres possibilités au développement, de laisser ouvert le champ des possibles, d’offrir à d’autres modèles la possibilité d’exister et de dépasser les nôtres. 

Une transition longue 

La marche à franchir est plus culturelle qu’autre chose. Donc ce sera lent : les esprits prennent du temps pour s’adapter. S’engager sur ce chemin nécessite un lâcher prise que l’on peut comprendre difficile, voire paniquant pour un technicien et il faut intégrer cette dimension organiquement humaine si l’on veut que l’appropriation de notre démarche soit bonne et installée.

Transversalité

La complexité des territoires et de ses bâtiments, fonctions, doit être intégrée si l’on veut que nos actions soient non seulement crédibles mais efficaces.

Or, souvent, ce peut être un des défauts d’une vision technocrate, pour régler un problème délicat, on fait appel à des spécialistes. La vision nécessaire des experts a aussi souvent tendance à restreindre le champ de réflexion, simplifier les hypothèses pour que les solutions apparaissent évidentes et/ou rassurantes, ne proposer que des solutions partielles, ne traiter que « la partie émergée de l’iceberg », traiter les conséquences et non les causes.

Il est donc vital d’introduire de la transversalité dans l’approche.

Là encore, le processus va se heurter au manque d’humilité de l’humain face à cette tâche difficile du bas carbone. On croit souvent que la solution vient de sa science, de sa compétence, de son histoire, de son pouvoir aussi. La marche à franchir est tellement énorme, que seul une vision plurielle et partagée, qui croise les compétences de chacun, y compris des sciences humaines, peut faire exister cette transition culturelle, assez puissamment, assez vite. Il s’agit d’acter préventif, de donner de la résilience aux actions et aussi que les propositions soient reproductibles pour que la dissémination soit évidente et induise un effet de masse, synonyme de réussite.

Les moyens de la massification 

Notre économie est aujourd’hui très optimisée et n’a que très peu de réserves. Il semble utopique et peu crédible d’imaginer que la conscientisation de cette économie et de nos gouvernances soit si radicalement différente que des moyens très significatifs vont apparaître dans les années à venir pour engager un bas carbone réactif avec beaucoup de moyens. Ce constat semble réaliste tant à l’immédiat que dans la durée.

La vision carbone et ses impacts est une thématique long terme et « concerne surtout les autres », comme bien des sujets de notre société consumériste assez égocentrée. Il existe cependant une importante différence dans le sens où « ces autres » dans ce cas, ce sont nos enfants ou ceux de nos enfants, …

La dimension du sujet change et c’est aussi un facteur fort et heureux de réussite.

Sur la dimension économique et du fait de ce « peu de moyens », on peut déduire qu’il ne semble pas très pertinent, voire peu crédible de baser une stratégie de manière monolithique sur de la technologie : nous n’aurons pas assez d’argent

Il semble pertinent de s’engager dans une approche plus organique, basée sur une multitude de ressorts et structurée sur le territoire, sur les ressources du territoire.


Bas Carbone va se gérer à l’échelle territoire 

En France, tout le cadre réglementaire et institutionnel de la construction est structuré à l’échelle du bâtiment (notamment du fait du règlement de la construction). Règlements, règles, décrets, DTU « s’arrêtent au pied des façades des bâtiments ».


Où va la ville ?

Le numérique et les technologiques ne porterons pas à elles seules le sujet. Des institutions et un service public en pleine mutation et qui doivent reprendre un rôle plus fort de gouvernance. Des penseurs technophiles qui ont médiatisé très tôt cette « ville numérique », ont compris plus ou moins rapidement que c'était vraiment trop réducteur. 

La ville aujourd'hui n'est pas autonome et de fait a de la difficulté à être intelligente, … De nombreux neurones existent : c’est bien le travail de lien entre ces neurones, les synapses de la ville, qui doit être entrepris pour tendre vers cette intelligence, cette cohérence. Il s’agit plutôt de faire intelligemment la ville

Se développe depuis quelques années la notion de « sensitive », de la perception de la ville, de son évolution depuis 50 ans, de sa projection, de la variation selon sa taille, des impacts sociaux, sociétaux, culturels, …. Nous voulons Améliorer cette perception et proposer, comprendre des champs d’action, une cinétique, des leviers d’action, des perspectives d’audace, …


Mesurer pour comprendre, partager pour agir 

Il est nécessaire de mesurer et tracer toutes les démarches engagées. Le saut culturel proposé va s’accompagner de résultats pour certains peu intuitifs, prévisibles certes, mais avec de larges marges d’erreur. Il est souvent très bénéfique et efficace d’apprendre de ses erreurs et ceci ne peut se faire qu’« en comptant ». Mais le plus important est que ces données appartiennent à ceux qui en sont l’origine et non à ceux qui les collectent. Le « Big Data » devient un « Open DATA » partagé auquel tout le monde a accès et dont tout le monde profite. Cette meilleure perception de la réalité par tout le monde, de l’usager final aux responsables de la gouvernance, qu’elle soit locale ou plus large, permet à chacun de hiérarchiser ses actions à venir. Le partage devient source de rentabilité et là encore la culture va devoir faire un effort pour évoluer, AVANT la technique, …


En conclusion, deux citations d’Einstein pour raisonner, faire résonner cet article :

« Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé » : Ce n’est pas la technique qui va nous tirer d’affaire, puisque c’est bien indirectement elle qui nous a mis dans cette situation CARBONE CRITIQUE, mais bien une évolution culturelle, …. Donner du sens à nos actes.

« La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent » Nous sommes bien dans une logique de rupture et rupture peut aussi se traduire par « faire autrement ».

 

Bruno Georges, adhérent CINOV Construction


RIAC 2017 : les 13 et 14 avril à Lyon

 
 
Le syndicat CINOV GIAc organise les Rencontres de l'Ingénierie Acoustique (RIAc) les 13 et 14 avril à Lyon :

Hôtel Valpre 3*
VALPRE Lyon 
BP 165, 1 chemin de Chalin
69131 ECULLY CEDEX
Plan d’accès
 
JEUDI 13 AVRIL
 
9h30 :  Accueil
 
    Mot du président
    Indicateur unique
    Pause
    Basse Fréquence

12h30 - 14h30  Déjeuner en partenariat avec NORSONIC

    BIM et Acoustique 
    Bilan Attestation acoustique
    Pause
    Benchmark acoustique des salles
    Actualités normes et règlementations – Guide CNB Construction
    Bruit et santé 

19h30 : Soirée en partenariat avec Serge FERRARI et SINIAT
 
VENDREDI 14 AVRIL
 
9h00 :  Accueil

    Enquête économique
    Prospective métiers de l’ingénierie acoustique  
    Assemblée Générale Ordinaire

  • Désignation des scrutateurs
  • Rapport moral
  • Rapport financier
  • Vote
  • Présentation des motions et vote des motions
  • Election des administrateurs
  • CA
12h15 - 14h30 : Déjeuner en partenariat avec RECTOR
 
INSCRIPTION
 
 
VOIR LA VIDEO
 
Contact
CINOV GIAc
+33(0) 1 44 30 24 52

giac@cinov.fr
 

Manon Girerd, le goût des arguments en béton

À seulement 24 ans, Manon Girerd s’est imposée dans un milieu très masculin : le BTP. Elle dirige des chantiers pour Proman, une société d'ingénierie basée à Chambéry et spécialisée en management de projets de construction. Portrait.

  • manon girerd

« J’ai eu envie de travailler dans le bâtiment grâce à un prof qui nous donnait des cours sur le béton. »

C’est le déclic qui a aiguillé le parcours professionnel de Manon Girerd. Originaire de l’Isère, la jeune fille intègre l’école d’ingénieurs Polytech Annecy-Chambéry après son Bac S et obtient un diplôme d’ingénieur/environnement/ bâtiment/ énergie.

 Pendant son cursus de 5 ans, elle multiplie les stages – dont deux expériences chez Proman, une TPE de 6 salariés basée à Chambéry qui intervient sur les chantiers en tant qu’OPC : ordonnancement, pilotage et coordination de chantier. Elle est finalement embauchée à la fin de ses études. Sa mission : coordonner les différents corps d’état sur un chantier (planning, organisation, accès)…

« Je sais y aller franco quand il faut »

Une fois par semaine, Manon Girerd coordonne ainsi l’action de chaque intervenant sur les réunions de chantier : menuisier, plaquiste, peintre, gros œuvre, charpentier… Un rôle pas toujours facile pour une jeune femme de 24 ans. « Je dois gérer les conflits entre les entreprises. Car chacune à ses intérêts personnels, un calendrier à respecter… Je dois donc les guider et orchestrer leurs interventions. »

Progressivement, elle s’est imposée dans un univers dur et en grande majorité masculin. « Mais je sais y aller franco quand il faut, ou pas ! Ça dépend des chantiers, des problèmes, des entreprises concernées… Néanmoins, ça ne me dérange pas de m’énerver un peu quand l’entreprise est en tort. Car on a tous le même objectif : livrer le projet en temps réel. »

Partage d’expérience

Dans les négociations, Manon Girerd a aussi un argument béton : c’est elle qui applique les pénalités éventuelles aux entreprises qui ne respectent pas leurs délais. Elle a donc un poste avec de vraies responsabilités et une grande autonomie. Malgré tout, elle est bien entourée. « Ma patronne est très présente dès que j’en ai besoin. Encore hier, on a pris une heure ensemble parce que j’étais bloquée par un problème… Et puis, dans notre équipe, on intervient tous sur des chantiers différents. Du coup, chacun échange son expérience au bureau et c’est très enrichissant, ça permet de progresser. »