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Pour un audit énergie réglementaire indépendant dans l’industrie

Les ingénieurs conseil et autres prestataires indépendants sont des acteurs reconnus et appréciés pour la qualité de leurs interventions. Les audits énergie, notamment dans l’industrie, sont dans leur champ de compétences. 

Comment se positionnent aujourd’hui les professionnels de l’ingénierie et des métiers de la prestation intellectuelle dans ce nouveau contexte de l’audit énergie réglementaire ?

 

Pour le domaine de l’industrie, l’audit énergie est une approche technico-économique complexe. Il y a la part « quantitative » de l’énergie utilisée, la part « qualitative » de son usage et son coût. L’audit évalue et améliore les technologies utilisées dans les productions industrielles et dans leur mise en œuvre. Il en optimise les consommations énergétiques et les coûts de la production. Dans sa conclusion, il propose les éventuelles transitions énergétiques et technologiques possibles (performance et maitrise à travers l’ISO 50001).

 

La réglementation a rendu cet audit obligatoire et un nouveau marché de prestation intellectuelle a été ouvert. Certaines entreprises industrielles auront la tentation d’obtenir uniquement un rapport d’audit au prix le plus bas. Dans ce cas, il est difficile pour l’intervenant de fournir un travail de qualité puisque la prestation n’est pas rémunérée à sa juste valeur, voire vendue à perte.

 

Fin juin 2016, toutes les entreprises concernées par l’arrêté doivent avoir réalisé l’audit énergie réglementaire. Comment les adhérents CINOV qui réalisent ces audits ont vécu cette première étape ?

 Alors que les adhérents CINOV étaient parfaitement adaptés de par leur expertise et taille à ce nouveau marché, celui a attiré de nouveaux acteurs « majeurs » et parmi eux des structures, dont le métier de base n’est pas compatible avec le conseil et la conception indépendants, exigés pour ce type de prestation : des spécialistes du contrôle, de l’exploitation, de la vente de matériel ou voire de l’énergie par exemple. Et l’on est en droit de se poser la question de leur indépendance par rapport aux constats et aux solutions qu’ils préconisent. Alors que les professionnels du conseil CINOV apportent, à travers leur charte de déontologie, la neutralité, l’indépendance et la qualité du conseil requises et nécessaires à l’intérêt de l’industriel.

 

Quelles solutions propose le syndicat professionnel CINOV Industrie?

Le syndicat CINOV Industrie a initié le développement d’un module de formation en partenariat avec l’IPTIC et dispose d’un progiciel qui profitent d’une expérience de 30 ans de spécialistes du diagnostic énergie dans l’industrie. Le syndicat continuera à soutenir les prestataires indépendants par des actions d’information, de formation et de sensibilisation. La qualification adaptée des compétences constitue une reconnaissance pour le professionnel et un signal pour l’industriel qui peut ainsi encourager la valorisation de la qualité en considérant ce signe distinctif comme aide au choix de l’intervenant. Au-delà, il souhaite en fédérant ces spécialistes du diagnostic réglementaire devenir force de proposition auprès des services compétents.

 

Votre vision de l’audit réglementaire à l’avenir ?

Les industriels comprennent que l’audit énergie – quand il est indépendant, payé à son juste prix et réalisé en étroite collaboration avec l’industriel – peut être un vrai outil pour faire émerger des opportunités technologiques devenues aujourd’hui rentables économiquement pour les entreprises. On aura donc un outil de management et d’intégration d’une démarche globale de performance énergétique dans la mesure où l’objectif final est de déboucher à terme sur "l’usine du futur" plus propre, plus efficace et moins énergivore.

 

Martina KOST, B4E, adhérente CINOV Industrie


L’Etude et la conception des biens industriels : un travail de précision et d’innovation au service des entreprises

  • CINOV Industrie Franck Descatoire

Répondre concrètement aux besoins des entreprises petites ou grandes en les aidant à concevoir des biens industriels adaptés, des machines spéciales, à améliorer leur outil de fabrication et méthodes de travail, tels sont en substance quelques-uns des services que peuvent rendre l’ingénierie et les bureaux d’étude de CINOV Industrie au secteur des Industriels. Dans des domaines d’intervention aussi variés que la mécanique, l’hydraulique, l’agroalimentaire, la chimie ou la métallurgie pour ne citer qu’eux.

Des ingénieurs, projeteurs et dessinateurs prennent en charge les projets des clients, de l’élaboration du cahier des charges fonctionnel jusqu’à la mise en service de l’équipement. Ils accompagnent à toutes les étapes de leurs projets des entreprises clientes leur proposant dès le départ une analyse rigoureuse de leurs besoins, première étape dans la constitution d’un dossier de plan susceptible d’aboutir in fine à la réalisation complète de la machine ou à l’outil dont elles ont besoin.

Réaliser en amont un cahier des charges le plus exhaustif possible

Dans ce processus, le dossier de plan qui est le dessin de la machine à réaliser pièce par pièce constitue une étape particulièrement importante car il présente, avant la fabrication, la solution répondant au besoin du client. Il doit comporter un cahier des charges le plus exhaustif possible et non minimaliste comme cela est encore trop souvent le cas. « Le besoin du client doit être exprimé clairement dès le départ. Il faut éviter comme c’est trop souvent le cas de passer d’emblée à la réalisation » explique Franck Descatoire directeur Technique de N-Etudes, société située à Soissons dans l’Aisne, adhérente de CINOV Industrie, qui intervient via ses bureaux de Beauvais dans l’Oise et d’Amiens dans la Somme dans la conception et la réalisation mécanique, l’étude et l’amélioration de systèmes électrique et d’automatisme. « Deux cas de figure peuvent se présenter à ce stade : soit le client a déjà préalablement réalisé son étude, sait quelle machine il veut et nous demande de réaliser des plans ; Soit il a simplement une idée et demande alors au bureau d’étude de proposer une solution adaptée à son projet ». Plusieurs adaptations sont possibles. Les ingénieurs, projeteurs, dessinateurs et automaticiens peuvent renforcer les équipes du client dans le cadre de contrats adaptés. Un travail qui mobilise des collaborateurs en fonction des besoins, en tenant compte des critères humains et des valeurs de l’entreprise. Le but étant ici de répondre aux demandes concrètes du client : études techniques, dossiers machines, consultation fournisseurs, CAO, Assistance LEAN, mise au point automatisme, rénovation d’armoires électriques, relevés de côtes, assistance à l’élaboration du cahier des charges, PID/PCF, etc.

Quelques exemples de travaux réalisés par N-Etudes permettent de se rendre compte de la variété des domaines d’intervention possibles par l’ingénierie industrielle : Dans l’industrie aéronautique, fourniture d’un outil permettant de monter, d’assembler, et de transporter un réacteur d’avion ; Dans l’industrie automobile, conception d’une machine d’assemblage automatique des pièces constituant un bouchon de réservoir. Ailleurs il s’est agi de participer à dessiner l’implantation d’une unité de production d’un grand groupe Verrier. Dans l’industrie agroalimentaire le travail a été de transformer une machine qui fabriquait de cornets de glace en une unité capable de fournir des barquettes glacées. Enfin dans la cartonnerie la société a acquis un savoir-faire lui permettant de fabriquer les équipements de manutention périphériques à la réalisation ou transformation du carton ondulé « Le travail des Ingénieries de CINOV ne consiste pas seulement à satisfaire le client mais aussi à formaliser ses besoins en étroite collaboration avec lui » explique encore Franck Descatoire.

 


L’Usine du Futur – Quelle intelligence pour assurer l’empreinte énergétique optimisée ?

Les machines intelligentes, les « big data », l'immense évolution technologique dans le domaine de la micro-informatique et de l'électronique a ouvert la porte à l'ère du numérique et du tout connecté. L'usine du futur sera-t-elle connectée obligatoirement ? Connectée à quoi et comment ? Sera-t-elle plus respectueuse du développement durable ? Et quid des questions de sécurité ?

De par nos métiers, la thermodynamique et la micro-informatique embarquée, nous avons accompagné l'évolution de l'industrie française, sa transformation et surtout son adaptation aux nouvelles contraintes imposées par un contexte économique et écologique de plus en plus contraignant. Cet article a pour objet de poser quelques réflexions pour avancer le débat sur ce que sera l'usine du futur.
 
Comment est optimisé le fonctionnement de l’usine aujourd’hui ?
 
Sous la pression de la réglementation environnementale sur les rejets, la sobriété énergétique, la réduction des gaz à effet de serre... les process de fabrication ainsi que les auxiliaires de production ont évolué avec l'émergence des technologies nouvelles propres et économes en énergie. L'automatisation de la production a permis d'augmenter les cadences et par conséquent la productivité. Les deux cumulés ont généré suffisamment d'économies et de marges financières pour amortir les investissements engagés. 
Parallèlement, l’évolution de la micro-informatique embarquée a permis de rendre certains matériels plus autonomes et surtout plus intelligents. Aujourd'hui, il est possible de mesurer, compter, surveiller et réguler des paramètres multiples en temps réel voire de dialoguer localement avec une partie de l’équipement qui pourrait aussi avoir une intelligence locale embarquée.
 
C'est quoi, l'usine du futur ? Une question qui interpelle
 
Donc, nous avons déjà une usine avec des process automatisés et une intelligence embarquée, des robots et des humains qui cohabitent et dialoguent pour assurer la production industrielle. Par contre nous ignorons la projection dans l'avenir des modèles de production industrielle. Des groupes de réflexion autour de ce thème sont en place comme par exemple « INDUSTRIE4.0 » porté par les allemands, et l' « usine du futur » en France. Est-ce suffisant d'avoir une « usine numérique » ou une « digital usine » pour être une usine du futur ? S’agit-il dans l'industrie d'une « révolution numérique » ou plus largement d'une « révolution socio-industrielle » ? 
 
Automatiser des actions, jusqu'où ?
 
Pour piloter les phases du processus de production, il faut de l'intelligence humaine ou/et artificielle. Dans un atelier de traitement thermique, par exemple, chaque four possède une régulation plus ou moins sophistiquée en fonction de la qualité du cycle de température exigée par le client (outillage, aéronautique...). Une installation pilote industrielle a démontré qu'il était possible d'optimiser la consommation d'énergie de cet atelier par l'ajout d'une « couche » supplémentaire d'intelligence à la régulation classique. La gestion dynamique de l'énergie ou la gestion intelligente de l'énergie sont les appellations génériques de ces mécanismes. Dans l'exemple, on a ajouté une couche de calculs sophistiqués et non de l’Intelligence Artificielle (IA) et l'industriel avait exigé que la gestion complètement automatisée reste sous le contrôle de l'opérateur. - l'expert du terrain. 
 
Le numérique est-il synonyme d'intelligence ? Le robot remplacera-t-il l'homme ? Des nouveaux métiers à développer, et une complémentarité générationnelle à construire... Et l'emploi du futur
 
Peut-être un jour le robot pourrait remplacer l'homme. Dans ce domaine, des commissions de réflexion sur l'éthique existent et suivent le développement « accéléré » de la robotique et de l'IA. Début des années 90, nos experts ont déjà travaillé avec le CETIM, l'Ademe sur des actions R&D appliquées pour réaliser des systèmes experts (SE) à destination de l’industrie mécanique française, dans le domaine de l'énergétique industrielle et de l'environnement, en utilisant les outils et méthodes de l'IA.
La cognitique et la construction des bases des connaissances sont des étapes importantes du processus de construction d'un SE. Face au cogniticien il y aura l'Expert, et la qualité d'un SE et son degré d'intelligence dépendront de la qualité de l'Expert « métier » et de son expérience sur le terrain. Voici, deux nouveaux métiers et un immense chantier pour l'avenir proche.
La transformation du monde du travail sera inéluctable. Dans INDUSTRIE4.0, les syndicats des salariés de l'industrie allemande font partie intégrante du groupe de travail au même titre que les chercheurs des grandes universités. Dès maintenant il faudra prévoir les formations professionnelles à mettre en place pour que la génération à venir soit prête à occuper les emplois du futur.
 
Le rôle de l’ingénieur conseil et des experts industries pour préparer l'usine et l'emploi du futur 
 
L'usine du futur, avec le numérique et la robotisation, va faire ressortir d'autres besoins annexes indispensables dans le domaine de l'énergie tels que : la continuité de service, la qualité du courant, la sécurité de l'information et du patrimoine numérique et intellectuel...
Les marchés actuels des TPE-PMI ne garantissent plus un fonctionnement à plein régime des usines. Les industriels devront faire appel à des spécialistes pour gagner en élasticité énergétique et optimiser leurs coûts de production.
Il y aura le savoir « à extraire » de la génération d'ingénieurs et d'experts qui ont connu l'industrie, ses process et son développement en France. Il est donc urgent que les contrats intergénérationnels se développent pour que nos futures usines gagnent en intelligence.
 
Le rôle de l'ingénieur conseil sera primordial.
 
Martina KOST, B4E, adhérente CINOV Industrie
 

Atelier "Mesure et Étalonnage" à Paris - une collaboration CINOV Industrie - ATEE à succès

  • cinov industrie atee paris janvier 2018

Après son succès à Lyon, la deuxième édition de cet atelier "Mesure et étalonnage autour de l'audit énergétique dans l'industrie et le grand tertiaire" s'est déroulé au LNE à Paris le 25 janvier 2018.

Cet atelier est organisé en collaboration entre CINOV Industrie, représenté par Martina Kost, et l’ATEE (Association Technique Énergie Environnement), et a eu l'appui de CINOV Ile-de-France pour cette deuxième édition. Organisé avec le concours de l’Ademe, cet atelier sur la mesure et l’étalonnage autour de l’audit énergie permet d'actualiser les connaissances techniques. Mais il a également comme objectif de rapprocher les prestataires et les constructeurs et distributeurs de matériel de mesure.

Comme lors de l’édition précédente, la présentation sur la qualité de courant a été pour beaucoup une découverte. Il s’agit pourtant d’un des éléments les plus importants pour l’usine du futur et nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un grand absent dans les audits.


Simon Marynieux, la soif d’autonomie

  • Minute CINOV Portait Jeune  Simon marynieux inatis

 À peine diplômé, Simon Marynieux est déjà en poste. Ingénieur d’affaires au sein de la société Inatis (59), il développe et gère un portefeuille client composé d’industriels chez qui il place des consultants. Une fonction passionnante qui mêle commerce et ressources humaines. Portrait.

 

En commençant ses études en école de commerce, Simon Marynieux rêvait de parcourir le monde. Et il l’a fait : Chine, Colombie, Canada… Des expériences professionnelles qui lui ont permis d’être trilingue et d’expérimenter plusieurs secteurs d’activité. Il se spécialise dans les ressources humaines et découvre, à Montréal, le coaching et le conseil. « Les RH m’intéressaient mais il manquait l’interface avec le client. Je me suis renseigné et j’ai découvert qu’on pouvait faire du conseil : trouver un emploi à des consultants tout en ayant un volet commercial », explique le jeune homme. Il opte pour un stage de fin d’études chez Inatis, où il est chargé de prospecter les entreprises de l’industrie qui ont besoin de prestataires sur des périodes plus ou moins longues. Il fait le lien entre le consultant, identifié et salarié par Inatis, et le client : l’industriel qui va accueillir le consultant dans ses locaux et bénéficier de son expertise.

 

Intrapreneur

 

Un ingénieur d’affaires gère en moyenne une vingtaine de consultants. « On s’occupe des personnes en poste, des budgets, des clients, du développement avec des objectifs fixés par notre manager. On bénéficie d’une grande autonomie », se réjouit Simon Marynieux. Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. Le jeune homme peut aussi bien passer sa journée sur la route pour démarcher de nouveaux clients que rester au bureau pour régler les formalités administratives et préparer ses rendez-vous. « Je construis mes opportunités, c’est ce qui me plaît le plus. J’ai mon propre business, au sein d’une plus grande structure. Je suis un intrapreneur et c’est très formateur », souligne Simon Marynieux. Le contact et l’échange avec les clients et les consultants sont aussi des points importants pour l’ingénieur d’affaires. Son travail est loin des clichés qui collent à la peau des commerciaux et les caricaturent comme des personnages agressifs. La discussion et l’ouverture sont ses leitmotivs.

 

Taille humaine

Dans ses missions, Simon s’appuie sur l’encadrement de son responsable d’agence, du directeur commercial et du PDG d’Inatis. « La société est à taille humaine, je vois mon PDG toutes les semaines », explique-t-il. Cette proximité favorise également la prise de responsabilités. Chez Inatis, les ingénieurs d’affaires deviennent responsables d’agence au bout d’un an et demi. Une progression rapide qui devrait lui permettre d’ajouter une corde à son arc. En plus de la négociation, l’organisation et la gestion administrative et budgétaire, il pourra valoriser ses compétences managériales.


Atelier : Mesure et étalonnage autour de l'audit énergétique dans l'industrie et le grand tertiaire

Après le succès de l’atelier "Mesure et étalonnage autour de l'audit énergétique" qui s’est tenu à Lyon (CETIAT) le 9 octobre dernier, ce dernier est réitéré à Paris le 25 janvier.

Toujours organisé par CINOV INDUSTRIE et l'ATEE avec le concours de l'ADEME, cette édition aura l’appui de CINOV ILE-DE-FRANCE.

La demande d’audit énergétique émanant des entreprises a augmenté notamment avec l’obligation d’effectuer un audit tous les 4 ans. Face à ce phénomène, l’offre émanant des entités réalisant les audits a également progressé et des besoins se sont exprimés en particulier sur le manque de connaissance technique relatif aux méthodes et au matériel utilisé pour les mesures.

Dans ce contexte l’ATEE et CINOV Industrie se mobilisent afin de proposer des Ateliers  dont l’objectif est de :

- Simplifier l’approche métrologie / étalonnage et expliquer de manière concrète comment déployer une instrumentation jouant un rôle clef dans l’audit

- Mieux appréhender la démarche d’étalonnage et la prise en compte des incertitudes

- Présenter l’esquisse d’une méthodologie applicable et reproductible dans le cadre des audits

- Connaître les avantages et inconvénients d’appareils utilisés lors de mesures de base (température, débit, électricité…)

- Permettre un échange entre utilisateurs de matériel et fournisseurs

 Cet atelier s’adresse aux prestataires de services réalisant des audits en milieu industriel ou grand tertiaire (Bureaux d’Etudes, auditeurs, consultants, indépendants….).

 

Programme et inscription (nombre de places limité)


Les nouvelles compétences du métier d'ingénieur énergéticien

  • anas benslimane ingénieur énergéticien - paroles expert décembre

Le métier de l’ingénieur énergéticien revêt une importance croissante ces dernières années, il ou elle devient le porteur de la responsabilité d’aider l’industrie, le bâtiment et le transport à s’engager dans une démarche d’efficacité énergétique, et d’assurer cette mission dans les règles de l’art et en toute indépendance.

 

Le métier évolue fondamentalement : il est demandé à l’ingénieur énergéticien, en plus d’être expert des usages énergétiques, de savoir intégrer les nouvelles technologies digitales pour la collecte et le traitement des données, d’être sensible aux montages financiers et juridiques liés à l’investissement dans l’efficacité énergétique, et bien évidemment d’être compétent dans les systèmes de management de l’énergie et leur mise en œuvre.

Au-delà de la concurrence déséquilibrée et parfois déloyale de la part des nouveaux intervenants, les ingénieurs énergéticiens indépendants doivent s’armer de patience et miser sur la valorisation de leurs compétences pour convaincre et se différencier.

 

Le travail collectif par projet avec des équipes pluridisciplinaires mobiles, le développement d’outils performants et la formation à leur utilisation, ainsi que la formation continue voire la certification des compétences individuelles, sont les orientations majeures pour valoriser le travail des ingénieurs énergéticiens, sans oublier l’échange et le partage de retours d’expérience entre la communauté.

 

 

L’ingénieur énergéticien, quelles qualifications ?

Les études se rapportant à l’audit énergétique, à la faisabilité technico-économique et d’ingénierie, préalable à tout investissement de performance énergétique, sont menées généralement par un ingénieur énergéticien expérimenté présentant à la fois les compétences, les qualifications et les références nécessaires dans le domaine de l’étude.

 

Les qualifications OPQIBI ou équivalent couvrant l’audit énergétique, bien qu’elles existent depuis 30 ans, ne sont devenues indispensables que depuis 2013, suite à la transposition de la directive européenne 2012/27/UE (Loi DDADUE n°2013-619), qui oblige les entreprises d’une certaine taille à réaliser un audit énergétique par un bureau d’études qualifié dans la branche de l’audit.

 

Dans ce contexte particulier, et après les retours mitigés sur l’impact de la directive sur la performance énergétique réelle des entreprises auditées, beaucoup d’intervenants s’accordent à dire que, certes la qualification a amélioré la qualité des audits énergétique, et continue à le faire, mais qu’il reste beaucoup à réaliser.

 

L’ingénieur énergéticien en bureau d’études ou en tant que référent énergie : même combat

L’ingénieur énergéticien, qu’il fasse partie d’un bureau d’études prestataire ou travaillant au sein d’un industriel / maître d’ouvrage, a pour rôle initial :

- D’identifier les pistes d’amélioration avec son œil d’expert, et sa connaissance de l’usage énergétique dans les différents procédés ou utilités, ainsi que leurs économies potentielles par rapport à une situation de référence.

- De mesurer la performance de la situation actuelle, de le comparer au besoin théorique et ensuite de benchmarker avec les données du secteur industriel ou bâtiment concerné.

- D’évaluer la faisabilité et de chiffrer les investissements nécessaires, et l’impact non seulement sur la performance énergétique, mais aussi sur la qualité, la maintenance ou la productivité.

 

Cette expertise est acquise, d’abord à travers la formation initiale, mais aussi à travers un parcours professionnel de plusieurs années, par exemple dans la conception, la réalisation ou la maintenance au sein de l’industrie ou chez les exploitants de bâtiments. Cette expérience dans la pratique de l’usage énergétique est indispensable.

 

Une durée d’expérience de 10 ans est généralement un minimum pour atteindre le niveau d’expérience requis, un ingénieur junior sans cette expérience terrain trouvera beaucoup de difficultés à apporter une vision hiérarchisée des actions d’améliorations énergétiques et se limitera aux aspects comptables voire scolaires des actions à mettre en place.

 

La qualification OPQIBI, bien qu’elle soit nécessaire, n’a pas apporté une différenciation entre l’expérience des auditeurs. En outre la loi DDADUE sur l’efficacité énergétique a imposé la sélection d’un référent technique par équipe de 20 auditeurs, mais ne dit pas que seul ce référent est en mesure de conduire l’audit et engager sa responsabilité dans les préconisations qu’il propose.

 

C’est bien cette légèreté dans la définition du périmètre du référent technique énergéticien où réside la faille qui continue à miner la qualité des audits énergétiques, et c’est cette expérience individuelle que l’énergéticien expérimenté se devrait de mettre en valeur.

 

Quel avenir pour le métier d’énergéticien ?

Jamais le métier d’énergéticien indépendant n’a été aussi menacé, et jamais les opportunités qu’offre ce métier pour être au cœur de la transition énergétique n’ont été aussi stimulantes.

 

Des menaces nombreuses

- La taille des bureaux d’étude :
Sur les 550 structures qualifiées pour réaliser les audits énergétique (Industrie, Bâtiment et Transport), plus de 61% sont des TPE de moins de 10 salariés, et 8% sont des structures unipersonnelles, avec tout ce que cela implique en termes de difficulté d’accès aux marchés.

Pourtant les petites structures sont bien la richesse de ce métier car souvent l’ingénieur énergéticien (le gérant ou l’associé) au sein de ces TPE est bien plus qualifié que son homologue dans une structure de taille importante, il ou elle réalise une prestation souvent de meilleure qualité et s’attache à mettre son expérience au service (et seulement au service) des attentes du client.

L’accès aux marchés de ces TPE est fortement amoindri car d’une part l’effort commercial est trop coûteux, et d’autre part le coût de l’ingénieur senior est supérieur à celui d’un junior.

Cette disparité dans la structure des coûts d’intervention est fréquemment rencontrée dans les structures de taille importante, un ingénieur junior est souvent affecté à la réalisation de la prestation (supervisé vaguement par un référent technique ‘senior’), ce qui est à l’opposé du cas des TPE, ou le référent technique réalise lui-même la prestation d’audit énergétique.

 

- La concurrence des structures non indépendantes :
La difficulté s’accentue davantage dans les cas où le prestataire en charge de l’audit (qui a été par ailleurs qualifié à le faire), associe d’autres offres à celle de l’audit énergétique et cela en totale impunité (Article 4, Loi DDADUE). Les situations de conflit d’intérêt sont légions : fourniture d’énergie, vente de prestation de contrôle réglementaire, valorisation des CEE, vente de contrat de maintenance….

Dans ces cas, le coût de la prestation intellectuelle de l’audit énergétique se trouve donc réduit à des niveaux sans rapport avec l’effort fourni, car l’objectif de ces structures est ailleurs :  générer des débouchés dans leur cœur de métier qui profitera à leurs filiales. L’indépendance des préconisations se trouvent fortement dégradée et souvent l’audit énergétique passe à côté de l’essentiel.

 

- La concurrence déloyale de l’ingénierie publique :
Une multitude d’associations et d’organismes publiques ou adossés à des collectivités exercent la prestation de conseil en efficacité énergétique / énergies renouvelables, auprès des collectivités, des particuliers et de plus en plus auprès des entreprises. L’apport de ce type d’associations est, certes, indéniable dans la sensibilisation et la gestion de projet. Le problème se pose quand certaines associations réalisent des prestations d’audit et préconisent des solutions techniques sur la rénovation ou le commissionnement des installations, et cela sans aucune qualification reconnue et sans les assurances professionnelles adéquates.
En outre, ces associations font appel aux subventions et donc possèdent une structure de coûts plus légère que les bureaux d’études indépendants.

 

- La faiblesse de la force commerciale :
Un véritable frein au développement de ces TPE est la concurrence des grandes structures, disposant de relais commerciaux qui n’ont absolument rien à voir avec la force commerciale des bureaux d’étude classiques.

 

- Les soft skills :
Elles n'ont jamais été le fort des bureaux d’études techniques, notamment la communication, la gestion du temps, la confiance en soi, la gestion du stress et certainement l’audace de se remettre en question et d’aiguiser le sens du collectif.

 

 

Et des opportunités

- L’émergence du big data et des outils logiciels :
Le digital est un nouveau paradigme dans le monde de l’audit. Mesurer et analyser devient facile et souvent à un coût dérisoire, installer des compteurs d’énergie ou de fluides, remonter l’information collectée en temps réel dans le cloud,
modéliser les consommations en utilisant des algorithmes sophistiqués de prédiction, visualiser et mettre en place un tableau de bord de la performance énergétique devient abordable. L’interprétation des données par un ingénieur énergéticien sera toujours la clé de voûte d’un bon suivi énergétique pour éviter les dérives et proposer des améliorations.

Les algorithmes récents d’analyse utilisent les données mesurées ou recueillies par la GTC* et permettent un commissionnement en continu. Les analyses réalisées durant l’audit énergétique pourront l'être de manière permanente après l’audit. Autant de possibilités de proposer des services nouveaux aux clients, pour les accompagner dans le management de l’énergie.

 

- La garantie de la performance :
Chiffrer, mesurer et vérifier la performance énergétique à travers l’utilisation de protocoles et de normes reconnus, afin d’établir une situation de référence, d’estimer les économies et le degré d’incertitude, et ensuite de vérifier les économies réalisées à travers les ajustements adéquats, cela s’appelle établir un ‘Plan de Mesure et Vérification’ qui devrait accompagner tout investissement dans l’efficacité énergétique.

La démarche est rigoureuse, elle permet de mettre d’accord le client, le banquier et l’exploitant. L’ingénieur énergéticien est de loin le mieux placé pour jouer le rôle du tiers vérificateur auprès du client et pérenniser son investissement.

 

- Le tiers financement :
Dans le domaine de l’efficacité énergétique, les solutions financières et juridiques existent et font leur preuve de plus en plus dans l’industrie et le bâtiment. L’ingénieur énergéticien est appelé à fédérer les acteurs de la conception et de la réalisation, les fabricants d’équipement, les banquiers, les assureurs et les intégrateurs afin de mettre en place des offres techniques facilement bancables. L’intérêt d’une plus grande proximité entre les bureaux d’études et les pourvoyeurs de solutions techniques et financières n’est plus à démontrer, c’est aussi lever un frein majeur qui retarde l’investissement dans l’efficacité énergétique.

 

En somme un vaste projet ambitieux et stimulant, et un changement radical dans le mode de fonctionnement de l’ingénieur énergéticien, qui doit impérativement ‘la jouer collectif’ pour espérer mieux répondre aux attentes du marché.

 

Ces idées vous inspirent ? Alors prenez vos plumes et manifestez-vous : .

 

 Anas Benslimane, Sunvalor, adhérent CINOV Construction et CINOV Industrie

 

* La supervision GTC ou gestion technique centralisée permet le contrôle à distance d’un ensemble d’équipements automatisés des grands bâtiments et/ou d’installations industrielles. Ce système informatique de gestion rassemble des données variées : alarmes, états, mesures…


Retour sur l'Atelier Mesure Étalonnage autour de l'audit énergétique au CETIAT à Villeurbanne le 9 octobre 2017

  • CINOV Industrie atelier mesures lyon

CINOV Industrie, représenté par Martina Kost, a organisé avec l’ATEE et le Cetiat (avec le concours de l’Ademe) un atelier sur la mesure et l’étalonnage autour de l’audit énergie – un succès, l’atelier a affiché complet.

C’était une première pour rapprocher les prestataires et les constructeurs / distributeurs de matériel de mesure et le succès de cette première permettra d’enchaîner avec d’autres manifestations de ce type.

Dans le programme, on a encouragé la présentation sur la qualité de courant. Nos spécialistes sont convaincus qu’il s’agit d’un grand absent dans les audits – et pourtant il s’agit d’un des éléments les plus importants pour l’usine du futur.

Pour beaucoup c’était une découverte, pour d’autres une perception de nouveaux appareils de mesure.


Le régime de la Garantie Sociale des Chefs et dirigeants

Membre de CINOV ? N’attendez pas pour souscrire à la Garantie Sociale du Chef d’entreprise ou du mandataire social


Lorsque l’on crée ou reprend une activité, on n’imagine pas qu’un jour l’on puisse avoir recours à une assurance chômage. Or, en 2016, plus de 55 000 chefs d’entreprise ou mandataires sociaux ont dû liquider leur entreprise, ont été révoqués ou non-reconduits de leur mandat, ou ont fait face à une fusion avec une autre société, se retrouvant ainsi dans une situation de chômage.


Ce constat amer incite le gouvernement à travailler sur l’extension de l’assurance chômage sur les indépendants et les chefs d’entreprise. Or, savez-vous que par votre adhésion à un syndicat de CINOV, vous pouvez déjà souscrire une assurance privée contre le chômage, via la GSC ? Cette Garantie Sociale des Chefs d'entreprise a été créée en 1979 par le Medef et la CPME, rejoints par l'U2P. Pour y avoir droit, il faut être adhérent à une organisation patronale.


Pour cela, vous devez remplir certaines conditions qui s’appliquent :

  • Pour vous, en tant que dirigeant ou mandataire social

- Vous devez avoir moins de 60 ans

- Vous ne devez pas être titulaire ou susceptible de bénéficier d’une pension d’invalidité de 2ème ou 3ème catégorie

- Vous ne devez pas être titulaire d’une pension de retraite au titre de l’activité couverte par la convention

  • Pour votre entreprise

- Elle doit être inscrite au RCS et/ou au répertoire des métiers pour les artisans

- Elle ne doit pas faire l’objet, lors de l’affiliation de difficultés économiques ou financières

- Elle doit appartenir ou être ressortissante d’un syndicat patronal adhérant à l’association GSC (dont CINOV)

 

Pour tout renseignement, contactez-nous à :


Atelier "Mesures et étalonnage autour de l'audit énergétique" à Villeurbanne le 9 octobre

ATELIER MESURE ET ETALONNAGE AUTOUR DE L'AUDIT ENERGETIQUE


Comment utiliser les solutions d'efficacité énergétique pour accélérer vos investissements dans des équipements plus performants et accroître votre compétitivité ? Le 9 octobre à Lyon



L'ATEE et le CETIAT (avec le concours de l'Ademe) en collaboration avec CINOV Industrie organisent un atelier technique à Lyon le 9 octobre 2017. Cette formation rappelle les principes des mesures avec un focus sur de nouvelles questions autour de l'étalonnage, des mesures des débits et de l'électricité.

La demande d'audit énergétique émanant des entreprises a augmenté notamment avec l'obligation d'effectuer un audit tous les 4 ans.

L'offre des acteurs réalisant les audits a progressé et des besoins se sont exprimés, en particulier sur le manque de connaissances techniques relatif aux méthodes et au matériel utilisé pour les mesures.

Objectifs de l'atelier :
 

  •     Simplifier l'approche métrologie/étalonnage et expliquer de manière concrète comment déployer une instrumentation jouant un rôle clef dans l'audit
  •     Mieux appréhender la démarche d'étalonnage et la prise en compte des incertitudes.
  •     Présenter l'esquisse d'une méthodologie applicable et reproductible dans le cadre des audits.
  •     Connaître les avantages et inconvénients d'appareils utilisés lors de mesures de base (température, débit, électricité,etc.).
  •     Permettre un échange entre utilisateurs de matériel et fournisseurs.


La matinée sera consacrée à deux ateliers thématiques et sera suivie d'une visite des laboratoires d'étalonnage du CETIAT.

Cet atelier s'adresse aux prestataires de services réalisant des audits en milieu industriel ou grand tertiaire (bureaux d'études, auditeurs, consultants, indépendants,etc.).



Rendez-vous le lundi 9 octobre 2017 de 9h00 à 15h00 au
Centre technique des industries aérauliques et thermiques
Domaine Scientifique de la Doua
25 avenue des Arts - 69100 Villeurbanne



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*


*Evénement gratuit mais inscription obligatoire. Les inscriptions à cet événement sont suivies par l'ATEE - Contact 01 46 56 35 41

 


Alexia Bouchardy, « J’aime le rôle social et environnemental de mon métier »

  • alexia bouchardy

Responsabilité, autonomie, communication… Alexia Bouchardy raconte son quotidien d’ingénieur conseil chez Paziaud, un cabinet spécialisé dans l’amélioration des performances énergétiques.


Alexia Bouchardy est une femme d’action. Ce qu’elle aime avant tout, c’est le terrain et le contact. Une évidence qui a sauté aux yeux de cette ingénieure de l’École des Mines de Nantes lors d’un stage en Irlande, dans le domaine de la recherche en énergie renouvelable. « Je me suis rendue compte que la recherche n’était pas faite pour moi car il n’y a pas assez d’interactions avec différents métiers », explique la Haute-Savoyarde.  

 

« Je suis un projet de A à Z »

 

Sa voie, elle va la trouver lors de son stage de fin d’année chez Paziaud, un cabinet d’ingénierie situé en région parisienne, qui réalise notamment des audits énergétiques, des études thermiques et de la maîtrise d’œuvre pour des réhabilitations énergétiques. Depuis deux ans, Alexia Bouchardy est ingénieur conseil tous corps d’état dans le bâtiment.

 

« Je suis un projet de A à Z : échanges avec le client, diagnostic, réalisation du cahier des charges, suivi de chantier… », précise la jeune femme. Surtout, elle a trouvé ce qu’elle recherchait : « Un métier varié où les interactions sont permanentes avec les différents clients et les prestataires » Tout en étant souvent sur le terrain : visites de sites pour des audits énergétiques, suivis de chantiers pour vérifier la conformité envers la réglementation et le cahier des charges…

 

Une progression rapide

 

Alexia Bouchardy bénéficie aussi d’une vraie indépendance dans son travail. « C’est ce qui m’a plu en venant ici. Comme on est une petite entreprise de 15 personnes, on se retrouve dès le début avec des projets où on doit faire preuve d’autonomie. Du coup, on progresse assez vite dès qu’on sort de l’école. »

 

Mais elle peut aussi compter sur les autres experts du cabinet Paziaud. « Si j’ai besoin d’appuis techniques sur certains points, par exemple le chauffage-ventilation, je peux faire appel à des collègues spécialisés dans ce secteur. »

 

Un métier qui a du sens

 

Elle apprécie également le rôle parfois social de son travail. « Quand on effectue de la réhabilitation en milieu occupé, j’échange avec les locataires. Et c’est agréable de constater qu’on améliore les conditions de vie de certaines personnes dans leur habitation. Tout en ayant également un rôle à jouer au niveau de l’environnement vu qu’on vient améliorer l’énergétique des bâtiments. C’était aussi pour ces aspects sociaux et environnementaux que je me suis orientée vers ce métier. » conclut Alexia Bouchardy.


Paul Rémont, « Mon apprentissage se fait en douceur »

  • portrait de jeunes paul rémont

Paul Rémont, 22 ans, est en alternance depuis un an chez IES, un bureau d’études et d'ingénierie industrielle installé en Normandie. Un travail qu’il apprécie notamment pour ses missions très variées. Il raconte. 

 

« Au départ, je voulais devenir dentiste. Après un Bac S, je me suis donc inscrit en fac de médecine. Mais, après deux ans, j’ai voulu changer d’orientation. Et, comme j’étais intéressé par les nouvelles technologies, je me suis inscrit en DUT Génie électrique et informatique industrielle au Havre. Un cursus de deux ans qui m’a beaucoup plu. J’ai ensuite intégré en 2015 une école d’ingénieur, le CESI à Rouen, dont je sortirai diplômé en 2018.

 

Le pari de l’alternance

 

Pendant trois ans, j’ai choisi le système de l’alternance pour pouvoir déjà travailler en entreprise pendant mes études. À l’été 2015, j’ai contacté une cinquantaine d’entreprises. Au départ, j’avais plutôt ciblé les grandes entreprises (ERDF, Bosch, etc.)… parce que je connaissais leurs noms, tout simplement ! Sans succès. Puis, finalement, j’ai contacté des entreprises locales et, en octobre 2015, j’ai intégré IES, une PME normande de 70 salariés qui réalise des études dans différents domaines : électricité, informatique, RH…

 

Ouverture d’esprit

 

Chez IES, je suis ingénieur d’études en électricité, instrumentation et automatisme. Je dois notamment conseiller des entreprises sur le choix de leur matériel. Par exemple, si je me déplace chez un client qui veut remplacer des postes de pesage, je vais définir avec lui le nouveau matériel à choisir, les logiciels pour changer l’équipement électrique, l’aider éventuellement à trouver un fournisseur… Je suis également chargé d’affaires et je dois démarcher de nouveaux clients. Mon rôle est donc varié. Et mon apprentissage se fait en douceur : aujourd’hui, je me déplace toujours chez un client avec un collègue plus expérimenté mais, dans quelques mois, je pourrai y aller tout seul.

 

L’avantage d’une petite structure, c’est notamment de pouvoir côtoyer directement les autres métiers de l’entreprise. J’échange ainsi avec tous mes collègues et j’apprends beaucoup sur leurs différents secteurs d’activité. J’en ai parlé avec d’autres jeunes en alternance qui travaillent dans des grands groupes : leurs rôles sont plus restreints et cloisonnés à un simple département. »

 


"La sécurité des données à l’ère du cloud computing et des objets connectés" le 8 juin à Aubervilliers

L’utilisation des objets connectés (IoT) en entreprise se généralise, comment assurer la protection du patrimoine de l’entreprise par la bonne utilisation de ces objets et du cloud en considérant les aspects humains et technologiques ?

Cette rencontre est l'occasion de comprendre les risques et de trouver des pistes et pour des actions et des solutions concrètes.

Au cours de cette conférence, les intervenants répondront à ce questionnement et partageront leurs retours d’expériences en considérant les thématiques liées à la protection du patrimoine, les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour se protéger et limiter les risques tout en découvrant de nouvelles opportunités d’évolution et de marchés.

Programme

15h00 – 15h30 : Accueil

15h3017h45 : Les bonnes pratiques pour protéger le patrimoine économique et scientifique de votre entreprise

·       Maîtrise des informations stratégiques et anticipation des risques

·       Intelligence économique

·       Participation à des salons et déplacements à l’étranger

·       Cybercriminalité – e-Réputation – Réseaux sociaux – Cloud

    computing

·       Utilisation des objets connectée

17h45 – 18h30 : Table Ronde : Retour d’expérience : Comment gérer les objets connectés dans la pratique, la place du Cloud, les attentes du service d’un prestataire, actions et solutions concrètes.

18h30 20h00 : Cocktail et visite de l’espace CoWorking

Avec les interventions de la DGSI, Captronic, Véronique GUEVEL de SIT, Laurent NOISIER de frv-Sense Cybersécurité et Walid YOUSSE de Cedarnet.

INSCRIPTION

Cette rencontre est organisée par :

  • bannière logos 8 juin

Informations pratiques : Plaine Coworking, Bât 521, 10 Rue Waldeck Rochet, 93300 Aubervilliers

Contact : CINOV Industrie -


3 nouvelles qualifications dans la nomenclature OPQIBI

L’édition 2017 de la nomenclature OPQIBI intègre 3 nouvelles qualifications.

Une nouvelle qualification en matière de commissionnement dans le domaine du bâtiment

Pour rappel, le commissionnement constitue l’ensemble des tâches pour :

  • Mener à terme une installation neuve ou rénovée afin qu’elle atteigne le niveau de performance contractuelle
  • Créer les conditions afin de maintenir ses performances

La nouvelle qualification OPQIBI, initiée par CINOV (Fédération de l’Ingénierie et du Conseil) et l’Association ICO (génie climatique, maîtrise des énergies et performance des bâtiments), bénéficie de la reconnaissance « RGE ». Via cette reconnaissance, elle permet à ses titulaires de faire bénéficier leurs clients des aides de l’ADEME en matière de commissionnement (éco-conditionnalité).

En savoir plus sur le contenu et les critères de la qualification « 19.10 : Accompagnement au commissionnement des installations techniques du bâtiment »

Dans le domaine des sites et sols pollués (SSP)

  • 08.11 : AMO pour la gestion des sites et sols (potentiellement) pollués
  • 08.12 : Ingénierie (maîtrise d’oeuvre) des installations de traitement des nappes et des sols

En savoir plus sur le contenu et les critères de ces qualifications


Contact : OPQIBI –


Nouvelle fiche pratique "Certificats OPQIBI et marchés publics"

L’OPQIBI vient d’éditer une nouvelle fiche pratique et juridique relative aux modalités d’utilisation des certificats de qualification dans les marchés publics.

La réforme 2016 permet aux acheteurs publics d’exiger, pour évaluer les capacités techniques et professionnelles des candidats aux marchés, des certificats de qualification délivrés par des organismes indépendants.

La nouvelle fiche OPQIBI, rédigée en collaboration avec le cabinet AdDEN Avocats spécialisé en droit de la commande publique, est parrainée par les associations suivantes :

  • AAP (Association des Acheteurs Publics)
  • AITF (Association des Ingénieurs Territoriaux de France)
  • AMF (Association des Maires de France)
  • ATTF (Association des Techniciens Territoriaux de France)
  • USH (Union Sociale pour l’Habitat)

Téléchargez la fiche

Contact : OPQIBI –


#ConfPollutec – « Economie circulaire dans l’industrie » le 2 décembre à 11h20


La Fédération CINOV organise une conférence « Economie circulaire dans l’industrie » le 2 décembre de 11h20 à 12h05 sur le Forum Industrie durable.

Si la réglementation de la loi ALUR et de l'ordonnance de juillet 2016 sur l'auto-production et l'auto-consommation donnent un cadre à l’économie circulaire, la réalité dépassera vite la fiction : les mutations, voire les révolutions, que vont vivre les industries avec la mutualisation des espaces, des énergies, des usages, des surfaces, vont bouleverser les échelles géographiques. L’unité territoriale de production et de commercialisation d’une énergie produite désormais à proximité ou de traitement des déchets sur site vont placer les industries au cœur de la production d’énergie. L’économie circulaire devient une sorte d’économie solidaire où les smart grid détiennent un rôle de cheville ouvrière. 

Avec :

  • Delphine DANAT, Ingéoconsulting

 

Retrouvez CINOV dans le hall 4, stand K 165

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 Contact : Service communication -

 


#ConfPollutec – « Réaliser un audit énergétique utile et de qualité dans l’industrie » le 30 novembre à 14h05

L’OPQIBI organise, en partenariat avec la Fédération CINOV et l’ATEE,  une conférence « Réaliser un audit énergétique utile et de qualité dans l’industrie » le 30 novembre de 14h05 à 14h50 sur le Forum Industrie Durable
Par-delà l’obligation introduite par la loi n° 2013-649 du 16 juillet 2013 complétée par le décret et l’arrêté du 24 novembre 2014, la réalisation d’un audit énergétique doit être une démarche gagnante et valorisante pour une entreprise.
Elle doit lui permettre d’enclencher un mouvement vertueux d’économies d’énergie dont les répercussions sont importantes et bénéfiques : réduction des coûts de production, amélioration de sa productivité, promotion d’une image citoyenne et responsable…
Sur quoi repose la réussite d’un audit énergétique de qualité ? Quelles sont les étapes nécessaires d’un tel audit ? Comment identifier et sélectionner des prestataires compétents ? Telles seront les principales questions abordées lors de cet atelier en se basant sur des cas concrets.

Avec :

  • Martina KOST, Gérante du bureau d’études B4E et représentante de CINOV Industrie
  • Un donneur d’ordre industriel, représentant de l’ATEE
  • Stéphane MOUCHOT, Directeur Général de l’OPQIBI

Retrouvez CINOV, l’OPQIBI et l’AITF dans le hall 4, stand K 165

 

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Contact : Stéphane Mouchot –


#Expoprotection - "Assainissement de l'air des sites industriels" 9 novembre à 9h45

La Fédération CINOV organise une conférence « Assainissement de l’air des sites industriels : agir à la source pour limiter les impacts économiques et environnementaux » le 9 novembre de 9h45 à 10h30. Cette conférence se tiendra dans la salle 3, du salon Expoprotection.

Les activités de production sont génératrices de nuisances et d’émissions « polluantes », dont certaines quantités se propagent dans l’air ambiant. La pollution ainsi créée dépend alors des matériaux et des produits nécessaires à l’accomplissement de l’opération industrielle exécutée. On y trouvera suivant le cas, des particules solides, des vapeurs diverses, des brouillards (d’huiles par exemple). Leur présence dans l’air ambiant de l’atelier peut être supérieure aux taux maximums tolérés et variables en fonction du produit. Cela peut présenter des dangers pour les opérateurs en termes d’H&S (y compris le risque d’ambiance explosive).

Pour y remédier on fait appel à la ventilation et au traitement de l’air, qui sont des opérations obligatoires pour le respect des réglementations, et pour assurer une ambiance de travail saine, des rejets de l’air à l’extérieur en grande quantité pourraient être nécessaire.

L’assainissement de l’air des locaux de travail est coûteux en terme d’investissement et très énergivore, s’il est fait sans réflexions préalables qui intègrent, entre autres éléments, le process utilisé pour l’accomplissement des différentes opérations industrielles.

La conférence se déroulera autour d’un process industriel concret, qui mettra en exergue qu’un changement de technologie (pour l’existant) ou le choix de la technologie adéquate dans l’ « usine du futur » est un des éléments importants à intégrer pour des décisions, qui auront des impacts économiques et environnementales certains.

Avec :

  • Martina KOST, B4E, adhérente CINOV Industrie et affiliée à CINOV Ile-de-France
  • Joseph IRANI, Ingénieur conseil - Expert judiciaire

Retrouvez CINOV sur le Village de l’Ergonomie : Pavillon 1, Allée D, stand 167.

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Contact : CINOV Industrie –


CINOV à Pollutec du 29 novembre au 2 décembre à Lyon

  • pollutec

Pour donner de la visibilité aux métiers de l’ingénierie, du conseil et du numérique, CINOV assurera une présence stratégique au salon Pollutec, du 29 novembre au 2 décembre à Lyon, à travers un espace « Village ingénierie » partagé avec l’AITF et l’OPQIBI. Pour les adhérents, c’est une opportunité de développement, de rencontre avec des contacts clés et d’échanges avec des consœurs et confrères. Tous les adhérents qui souhaitent participer à la vie du stand et bénéficier de notre présence sont les bienvenus, merci de vous faire connaître sur le doodle.

Nos conférences - #CONFPollutec2016

 Mardi 29 novembre :


14h45 – 15h30 : « Le développement des missions de suivi environnemental de chantiers : Désengravement du Vieux-Rhône (Grand Lyon) et restauration de lônes du Vieux-Rhône (CNR) » sur le Forum Village Mer, Milieux aquatiques et Littoral
15h30 – 16h15 : "Adapter les offres d’assurances des projets liés au génie écologique et à la biodiversité" sur le Village Génie écologique


Mercredi 30 novembre


14h05 - 14h50 : « Coût social du bruit » sur le Forum Risques


Jeudi 1er décembre


10h00 - 10h45 : "Le génie écologique : intégrer le vivant dans les projets par le BIM" sur le Village Génie écologique
16h45 – 17h30 : « La prise en compte de la continuité écologique des cours d’eau par les propriétaires de moulins » sur le Forum Village Mer, Milieux aquatiques et Littoral


Vendredi 2 décembre


11h20 - 12h05 : « Economie circulaire dans l’Industrie » sur le Forum Industrie durable et du futur
 

 
Les conférences en préparation en partenariat avec l’OPQIBI  :


Mardi 29 novembre :


11h20 - 14h05 : "Rôle et apport de l'ingénierie dans le commissionnement des installations techniques d'un bâtiment" sur le Forum Energie


Mercredi 30 novembre :


14h05 - 14h50 : "Réaliser un audit énergétique utile et de qualité dans l'industrie" sur le Forum Industrie Durable


Jeudi 1er septembre :


16h15 - 17h00 : "Quelle ingénierie pour la mise en oeuvre d'actions de restauration de continuité écologique ?" sur le Village Génie et Ingénierie écologique



 Contact : Service communication –


La filière agro-alimentaire : opportunités pour les adhérents CINOV ?" le 18 novembre à Béthune

L’industrie alimentaire constitue le premier secteur industriel français avec un chiffre d’affaires stable de 170 milliards d’euros représentant 3,2% du PIB français. Premier employeur industriel de France, les entreprises agroalimentaires emploient directement 440 926 salariés, pour une création nette de 4 332 emplois sur l’année 2015 par rapport à 2014.

CINOV Industrie organise, le vendredi 18 novembre prochain, dans le Pas-de-Calais, sa journée thématique annuelle consacrée à cette filière.

Différents intervenants nous permettront de mieux la connaitre et découvrir les opportunités qu’elle peut apporter pour nos entreprises de l’ingénierie, du conseil et de l’innovation technologique.

Au cours de cette journée les participants visiteront le site TEREOS, 1er groupe sucrier en France, à Lillers (62). Ils auront donc l’occasion d’échanger directement avec les représentants de cet important site industriel produisant sucre, alcool et amidon à partir des betteraves.


Programme
Inscription

Contact : CINOV Industrie -