2 article(s) consultable(s) pour 30 October 2017 dans la catégorie CINOV IDF

Raphaël Méry, "ce qui compte beaucoup, c'est la personnalité"

  • raphaël méry ascaudit

À seulement 29 ans, Raphaël Méry est responsable technique énergie en Île-de-France pour Ascaudit, une PME spécialisée en ingénierie technique du bâtiment. Il manage déjà trois collaborateurs. Retour sur son évolution express.

 

Originaire de Normandie où il a grandi dans une famille aisée, Raphaël Méry était un élève « moyen », sans objectif professionnel défini, « même si je voulais travailler dans la technique parce que j’aimais beaucoup les sciences. » Résultat, après avoir obtenu un Bac STL, Sciences et Technologies de Laboratoire, il part au Mans suivre un DUT de Mesures Physiques, une formation orientée sur les sciences appliquées : physique, chimie, optique… Avec beaucoup de travaux pratiques. 

Voulant s’orienter dans le domaine de l’énergie/environnement, il intègre ensuite l’École d'ingénieurs en génie des systèmes industriels de La Rochelle et effectue un stage en Normandie dans la construction et la modélisation de maisons individuelles. « C’est ce stage qui m’a orienté vers le bâtiment », explique Raphaël Méry.

 

Un cursus en France et à l’étranger

 

Le jeune homme part ensuite six mois au Brésil, à Belém en Amazonie, suivre des cours sur l’environnement : dépollution des eaux, études des impacts environnementaux… Un séjour marquant. « Ce voyage m’a offert une ouverture sur le monde qu’un jeune ne possède pas forcément. Être lâché dans un pays totalement différent, c’est vraiment très enrichissant sur les plans de la compétence et de la débrouille… »

De retour en France, il effectue son stage de fin d’études chez Ascaudit, une entreprise de 120 collaborateurs spécialisée en ingénierie technique du bâtiment : audits énergétiques, assistance à la maîtrise d’ouvrage… « Ça m’a beaucoup plu. Ils m’ont embauché en juin 2013 comme ingénieur thermicien et, aujourd’hui, je suis responsable technique énergie Île-de-France. »

 

Expert, manager et communicant

 

Le jeune normand bénéficie de la forte croissance de la PME : « Il y a trois ans, nous étions 4 salariés au service Énergie dans le secteur « Bâtiments ». Maintenant, nous sommes une vingtaine ». La plupart sont de jeunes ingénieurs thermiciens, recrutés suite à un stage ou en première embauche après leurs diplômes.

Raphaël Méry gère une équipe de 3 personnes, qui devrait bientôt s’agrandir. « Je dois être capable d’encadrer, donner une impulsion, des directives… » Tout en étant polyvalent dans un métier très varié : audit énergétique, réalisation de maîtrise d’œuvre, assistance de maîtrise d’ouvrage en chaufferie, études techniques… Des fonctions où il doit aussi faire preuve d’assurance. Pas toujours évident… « Quand vous pratiquez par exemple l’audit énergétique d’un immeuble (gains énergétiques, amélioration du confort des habitants, conservation de l’esthétique…) et que vous vous retrouvez devant 150 personnes réunies en assemblée générale, c’est un peu stressant. Mais ça se travaille et aujourd’hui, je suis de plus en plus à l’aise. J’ai davantage confiance en moi dans ce type de situation. »

C’est d’ailleurs son message aux plus jeunes : « En plus du cursus, ce qui compte beaucoup, c’est la personnalité, le dynamisme. Il faut communiquer pour éviter les problèmes, savoir s’exprimer, demander de l’aide… »


Promotion de nos métiers par FemmesTech dans le cadre de la fête de la science

    • Conférence savante Banlieue FEMMESTECH
    • femmes tech savante banlieue
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Lors de la 17e édition de Savante Banlieue (Universités Paris 13 et Paris 8) FemmesTech, portée par Martina Kost, a tenu un stand et animé deux conférences passionnantes qui ont donné aux jeunes femmes (et hommes) envie de s’investir dans des secteurs professionnels techniques.

 

Enthousiastes, les intervenantes, travaillant toutes dans des domaines techniques, ont à cœur de transmettre leur passion et de démystifier les filières techniques afin d’aider les jeunes femmes à s’orienter vers ces filières qu’elles n’osent pas investir.

Un succès ! Plus de 400 jeunes ont suivi les conférences et jeunes femmes et jeunes hommes se bousculaient autour du stand pour discuter avec les professionnels.

 

« Au lycée, les profs me disaient que j’avais un profil d’interprète parce qu’on parlait allemand dans ma famille, mais j’ai préféré intégrer un IUT de génie mécanique et productique. J’étais la seule femme sur 70 élèves et là, on m’a expliqué que j’aurais plus ma place dans le social … »

 

« Je n’ai pas une journée qui ressemble à une autre. Je peux être en réunion avec les entrepreneurs, les architectes, ou à un comité de pilotage avec des élus pour définir des orientations sur les projets, à mon bureau pour corriger des plans de sécurité ou sur un chantier. Ce que j’aime, c’est la diversité de ce que je fais. Je suis comme un traducteur, je dois être en capacité de comprendre un problème d’électricité dans un bâtiment et de l’expliquer à un élu ou un décideur. »