3 article(s) consultable(s) pour 02 April 2019

Cybercriminalité : comment s’en prémunir ?

  • SMA BTP - cybersécurité

Virus, piratage, malware, phishing, ransomware … La cybercriminalité est devenue un véritable fléau à l'échelle mondiale : il devient capital pour tout professionnel de se protéger et de couvrir les risques résultant d'attaques contre les systèmes informatiques.

  

LE MONDE DEVIENT NUMERIQUE

La transformation numérique concerne désormais toutes les entreprises. Objets connectés, cloud, data… L’adoption rapide de ces outils bouscule les entreprises. Le BIM s’inscrit en plein dans ces avancées numériques. Aujourd’hui, nul ne peut ignorer les dangers liés à Internet. Selon une enquête CPME datant de 2019, 41 % des entreprises françaises de 0 à 9 salariés et 44 % des entreprises de 9 à 49 salariés ont déjà subi une ou plusieurs attaques ou tentatives d’attaques informatiques. La proportion d'entreprises touchées s'avère encore plus élevée pour les entreprises plus importantes.

 

SYSTÈME D’INFORMATION QUEL ENJEU ?

Le système d’information est l’ensemble des données d’une entreprise ainsi que ses infrastructures et logiciels. Avec la dématérialisation, il est devenu crucial de le protéger : les entreprises faisant face à une nouvelle criminalité pouvant l’altérer (logiciels malveillants, enregistreur de frappe, usurpation de mot de passe…). Les cybercriminels élaborent des tactiques de plus en plus sophistiquées pour provoquer un maximum de perturbations et de pertes financières. Le mobile financier constitue 93 % des violations de données. Les petites structures négligeant leur cyber sécurité sont une cible privilégiée.

 

DONNÉES ET RESPONSABILITÉS

Nombre d’informations détenues par les entreprises font l’objet d’une obligation de confidentialité. Leur divulgation à la suite d’une attaque peut engager la responsabilité de l’entreprise. Utilisées à mauvais escient, les tiers peuvent subir un réel préjudice et sont en droit de réclamer une indemnisation. En effet, depuis 2018, est entré en application le Règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) ; visant à renforcer le droit des personnes dont on utilise les données personnelles, à responsabiliser les acteurs impliqués dans le traitement de ces données ; avec un pouvoir de sanction accru pour la CNIL.

 

ASSURANCE CYBER

La transformation numérique génère de nouveaux risques et les entreprises doivent pouvoir y faire face. Le contrat CYBER RISQUES de SMABTP permet de maintenir la continuité des activités d’une structure en transférant à l’assureur les pertes financières à la suite de cyber attaques. L’assureur prend en charge les coûts d’investigation, de décontamination virale, de reconstruction de données ainsi que les frais engagés lors d’une tentative d’extorsion informatique, les pertes d’exploitation et enfin les coûts de notification (frais engagés pour la mise en œuvre des obligations prévues par le RGPG). SMABTP, via ce contrat, propose également les services d’experts informatiques par une plateforme d’assistance joignable 7/7 – 24/24.

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Cyril GERNEZ, Président CINOV Hauts-de-France nous parle du Congrès

À 24 heures notre Congrès fédéral CINOV, Cyril GERNEZ, Président de CINOV Hauts-de-France, a pris le temps de répondre à nos questions pour nous livrer son ressenti et vous souhaiter un excellent Congrès.
 

1.  Votre région accueille sur son territoire notre Congrès national, labellisé Rev3 : Comment s’est fait le choix de votre région ? Et pourquoi avoir décidé d’aborder la thématique de la REV3 ?

Tout est parti du constat que nous vivons, dans nos métiers du numérique, du conseil, et de l’ingénierie, de grandes mutations. Ces grandes transformations sont en relation directe et assez proches des mutations environnementales, écologiques et numérique qui sont portées par la dynamique REV3 de la région Hauts-de-France.

De ce constat est né assez naturellement le souhait d’organiser le Congrès fédéral dans la région. Nous avons posé candidature pour l’organisation du congrès 2019 de la fédération CINOV avec la volonté de réfléchir sur les enjeux de ces grandes mutations et sur la manière dont nos métiers peuvent être acteurs de cette troisième révolution industrielle (REV3).

Le choix de la région Hauts-de-France s’explique également par l’engagement fort, du réseau des CCI locales et de la Région, au développement de la dynamique REV3 et de l’économie du futur afin de valoriser les TPE/PME/Start-up qui œuvrent dans nos domaines.

L’objectif est également de rapprocher les futurs jeunes talents de nos métiers et entreprises. Une volonté qui s’est traduite par le lancement d’un rallye économique urbain « Sprint’Eco » à Arras le 14 mars dernier.

 

2.       Quels seront les principaux temps du Congrès ?

Le Congrès fédéral de cette année s’articule autour de 4 grands temps forts avec : des forums, véritables ateliers participatifs et retours d’expériences, autour de 3 thématiques phares : l’industrie du futur, la qualité de vie et les usages de l’habitat, les nouveaux modes de travail et d’organisation ; un marathon des bonnes idées : kaléidoscope de projets, réalisations et solutions innovantes dans les domaines des éco-matériaux et éco-solutions ; une restitution du Sprint’Eco porté et réalisé par des étudiants auprès d’une centaine d’entreprises arrageoise et qui a abouti à la réalisation d’une étude économique de terrain en un temps record dont les résultats seront dévoilés le 5 avril et donneront lieu à un business meeting entre étudiants et les entreprises accueillantes.

 

Et pour finir, l’intervention de 3 grands témoins en plénière pour comprendre et anticiper les impacts, enjeux et perspectives de la REV3 que sont : Olivier BABEAU, chroniqueur, essayiste, Président Fondateur de de l’Institut Sapiens ; Alain d’IRIBARNE, sociologue du travail, directeur de recherche au CNRS, Président du conseil scientifique d’Actineo (Observatoire de la qualité de vie au bureau) et Pierre GIORGINI, auteur-conférencier, Président-recteur de l'université catholique de Lille, des visites de sites et démarches exemplaires de la dynamique REV3 à Arras.

 

3.       À la veille de l’évènement, quel est votre ressenti ?

Naturellement, je suis fier de la tenue de ce Congrès fédéral dans la région Hauts-de-France et impatient de partager ce moment fédérateur avec l’ensemble des adhérents, des partenaires de la Fédération et des organismes institutionnels.

Des partenaires et des acteurs locaux avec qui nous travaillons depuis plus de 6 mois sur les réglages de ce qui sera, je l’espère, un congrès riche d’enseignements et de rencontres entre consœurs et confrères de toute la France.

Je me félicite également de l’accueil favorable que semble rencontrer la thématique retenue auprès de tous.

Cet événement, je pense, apportera également une belle visibilité à la région et aux futures actions que CINOV Hauts-de-France mettra en place à l’avenir.

Je souhaite donc à l’ensemble des participants un excellent Congrès 2019 à Arras.


Qualité de vie au travail : « Les grandes tendances de demain sont déjà là »

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Une interview de Marc Fargeas, Responsable Veille, Prospective et Etudes Stratégiques Malakoff Médéric Humanis, parue à l’occasion des 10 ans de l’enquête annuelle Santé et Qualité de Vie au Travail des Salariés

 

Le bouleversement de l’univers professionnel, acté par les salariés dans le BST (Baromètre Santé au Travail) 2018, est-il pour ces derniers une source d’angoisse ?

  • Marc Fargeas – Le monde du travail est très impacté par les transformations de notre société. En 2018, on observe qu’un salarié sur deux a connu au moins un changement de poste lié à une évolution une réorganisation, une restructuration d’entreprise. Il y a dix ans, c’était un tiers.

 

Le BST 2018 fait état de nombreux points d’amélioration et en particulier le sentiment de confiance des actifs vis-à-vis de leur situation professionnelle. Pouvez-vous nous en dire plus ?

  • M.F. – En effet, 86% des actifs ont confiance dans leur situation professionnelle et la situation financière de leur foyer. Ils ont le sentiment d’être moins vulnérables face aux accidents de la vie. Maintenant, si la confiance ressentie est en progression nette, l’indicateur de l’implication subit une érosion. Ce paradoxe résulte d’un environnement plus complexe à lire, plus incertain, qui conduit le salarié à un certain repli : « Je ne sais pas où je vais, de quoi demain sera fait et, de ce fait, je suis moins engagé. » L’aspiration à davantage de sens, d’autonomie, le besoin de montrer sa valeur ajoutée est sans contexte une spécificité de la génération des millennials, mais finalement, cette dernière est-elle si différente des jeunes d’il y a vingt ans ? Comment valoriser chaque génération au sein de l’entreprise ? Il existe nombre d’initiatives faisant intervenir des notions de tutorat et de mentoring. Certaines ont par exemple mis en place des « shadow comex », sorte d’incubateurs de l’innovation, avec des salariés de moins de trente ans qui jouent le rôle d’un membre du comité de direction.

 

Au regard des enseignements de ces 10 ans de BST, comment accompagner les entreprises dans les dix ans à venir ?

  • M.F. – L’évolution sur dix ans est assez mesurée avec peu de ruptures violentes d’une année sur l’autre. Les tendances de demain sont déjà là. Nous avons identifié quatre pistes pour aider nos clients à affronter ces mutations.

1-      Accompagner les salariés dans les transformations managériales, économiques, organisationnelles ou technologiques. Il faut répondre à leurs besoins d’information et de partage de bonnes pratiques.

2-      En termes de compétences, il faut les aider à se former aux évolutions constantes de l’environnement digital à l’aie de la formation continue.

3-      En tant que groupe de protection sociale, nous nous devons de proposer des pistes de réflexion et d’actions innovantes pour prévenir les nouveaux risques dans un contexte marqué par des transformations fortes.

4-      Inscrit dans notre ADN, l’accompagnement des salariés dans des situations de fragilité. Une action primordiale car lorsque quelqu’un va mal dans une entreprise, c’est toute l’entreprise qui en est affectée. C’est encore plus vrai dans les TPE/PME.

 

Propos recueillis par Armelle Oger, We Demain

 

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