4 article(s) consultable(s) pour 30 October 2017

La cigarette électronique – article proposé par Harmonie Mutuelle

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© iStock-Harmonie Mutuelle

Depuis son arrivée dans notre pays en 2012, la e-cigarette, ou « vapoteuse », serait utilisée quotidiennement par 1 à 2 millions de Français. Selon certains, elle permettrait de réduire, voire stopper, la consommation de tabac. Mais aucune étude scientifique ne permet encore de l’affirmer, ni de garantir qu’elle ne présente aucun risque pour la santé à long terme.

 

La e-cigarette est un dispositif électronique qui fonctionne avec une batterie : elle permet de chauffer un liquide jusqu’à produire une « vapeur » qui ressemble à la fumée d’une cigarette. Ce liquide peut être aromatisé, et contenir ou non de la nicotine.

 

Vapoter comporte-t-il des risques ?

Il n’y a pour l’instant aucune certitude scientifique sur le long terme. Ce que l’on peut affirmer, c’est qu’une cigarette classique contient plus de 4 000 substances toxiques, dont certaines sont cancérigènes. Par ailleurs, le monoxyde de carbone et les particules fines dégagés lors de la combustion du tabac sont les principaux facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.

Ces substances ne sont pas significativement présentes dans la vapeur d’une e-cigarette. Cependant, cette vapeur est composée à 95 % d’un mélange de propylène glycol et de glycérine végétale, et de parfums de synthèse, dont on ignore les effets à long terme sur la santé. Dans la grande majorité des cas, il y a aussi de la nicotine, dont on sait qu’elle est responsable du mécanisme de dépendance physique et qu’elle a des effets sur le fonctionnement du cerveau.

En l’état actuel des connaissances, on pense que la e-cigarette est beaucoup moins dangereuse pour la santé que la cigarette classique, mais on ne peut pas affirmer qu’elle est totalement dénuée de risques à long terme. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé déconseille son utilisation.

 

La e-cigarette permet-elle d’arrêter de fumer ?

La e-cigarette n’est officiellement pas considérée comme un produit de substitution au tabac. C’est pourquoi les pharmacies n’ont pas le droit d’en vendre. Certains tabacologues, grâce au retour d’expériences de leurs patients considèrent que la e-cigarette permet de diminuer, voire de stopper la consommation de tabac, sans qu’il y ait de phénomène de manque. Selon les études les plus récentes, les doses de nicotine délivrées par les vapoteuses actuelles s’avèrent en effet efficaces pour contrer les envies impérieuses de fumer.

Mais d’autres spécialistes estiment au contraire que la e-cigarette entretient la dépendance gestuelle et qu’elle ne permet pas toujours de contrôler la dose de nicotine délivrée. Ils déconseillent donc son utilisation dans le cadre d’un sevrage tabagique. D’autant qu’il existe une variété importante de substituts nicotiniques dont l’efficacité a été prouvée par des études scientifiques (patchs, gommes à mâcher, spray…).

 

E-cigarette et lieux publics

Depuis le 1er octobre 2017, l’interdiction de vapoter a officiellement été étendue aux espaces de travail collectifs, aux transports en commun et à tout établissement qui accueille des mineurs.  Sont ainsi concernés les "locaux recevant des postes de travail situés ou non dans les bâtiments de l’établissement, fermés et couverts, et affectés à un usage collectif, à l’exception des locaux qui accueillent du public" (décret issu de la loi santé du 26 janvier 2016). 

 

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Pour en savoir plus sur les addicitions, et les risques en entreprise :


Raphaël Méry, "ce qui compte beaucoup, c'est la personnalité"

  • raphaël méry ascaudit

À seulement 29 ans, Raphaël Méry est responsable technique énergie en Île-de-France pour Ascaudit, une PME spécialisée en ingénierie technique du bâtiment. Il manage déjà trois collaborateurs. Retour sur son évolution express.

 

Originaire de Normandie où il a grandi dans une famille aisée, Raphaël Méry était un élève « moyen », sans objectif professionnel défini, « même si je voulais travailler dans la technique parce que j’aimais beaucoup les sciences. » Résultat, après avoir obtenu un Bac STL, Sciences et Technologies de Laboratoire, il part au Mans suivre un DUT de Mesures Physiques, une formation orientée sur les sciences appliquées : physique, chimie, optique… Avec beaucoup de travaux pratiques. 

Voulant s’orienter dans le domaine de l’énergie/environnement, il intègre ensuite l’École d'ingénieurs en génie des systèmes industriels de La Rochelle et effectue un stage en Normandie dans la construction et la modélisation de maisons individuelles. « C’est ce stage qui m’a orienté vers le bâtiment », explique Raphaël Méry.

 

Un cursus en France et à l’étranger

 

Le jeune homme part ensuite six mois au Brésil, à Belém en Amazonie, suivre des cours sur l’environnement : dépollution des eaux, études des impacts environnementaux… Un séjour marquant. « Ce voyage m’a offert une ouverture sur le monde qu’un jeune ne possède pas forcément. Être lâché dans un pays totalement différent, c’est vraiment très enrichissant sur les plans de la compétence et de la débrouille… »

De retour en France, il effectue son stage de fin d’études chez Ascaudit, une entreprise de 120 collaborateurs spécialisée en ingénierie technique du bâtiment : audits énergétiques, assistance à la maîtrise d’ouvrage… « Ça m’a beaucoup plu. Ils m’ont embauché en juin 2013 comme ingénieur thermicien et, aujourd’hui, je suis responsable technique énergie Île-de-France. »

 

Expert, manager et communicant

 

Le jeune normand bénéficie de la forte croissance de la PME : « Il y a trois ans, nous étions 4 salariés au service Énergie dans le secteur « Bâtiments ». Maintenant, nous sommes une vingtaine ». La plupart sont de jeunes ingénieurs thermiciens, recrutés suite à un stage ou en première embauche après leurs diplômes.

Raphaël Méry gère une équipe de 3 personnes, qui devrait bientôt s’agrandir. « Je dois être capable d’encadrer, donner une impulsion, des directives… » Tout en étant polyvalent dans un métier très varié : audit énergétique, réalisation de maîtrise d’œuvre, assistance de maîtrise d’ouvrage en chaufferie, études techniques… Des fonctions où il doit aussi faire preuve d’assurance. Pas toujours évident… « Quand vous pratiquez par exemple l’audit énergétique d’un immeuble (gains énergétiques, amélioration du confort des habitants, conservation de l’esthétique…) et que vous vous retrouvez devant 150 personnes réunies en assemblée générale, c’est un peu stressant. Mais ça se travaille et aujourd’hui, je suis de plus en plus à l’aise. J’ai davantage confiance en moi dans ce type de situation. »

C’est d’ailleurs son message aux plus jeunes : « En plus du cursus, ce qui compte beaucoup, c’est la personnalité, le dynamisme. Il faut communiquer pour éviter les problèmes, savoir s’exprimer, demander de l’aide… »


Augmentation de l’abondement du CPF


Le compte personnel de formation (CPF) permet à toute personne de se former tout au long de sa vie professionnelle. Il s’agit d’un compte d’heures de formation disponibles alimenté chaque début d’année en fonction des heures travaillées l’année précédente (24h par an pour un temps plein dans la limite de 120h puis 12h par an jusqu’à 150h)

 

Il est destiné à financer des formations certifiantes (sanctionnées par un diplôme).

Chaque année, le Fafiec peut décider d’abonder le solde d’heures du CPF des salariés pour encourager leur départ en formation.

Depuis le 1er octobre dernier, le dispositif est particulièrement incitatif : dorénavant, le Fafiec abonde les droits des salariés à concurrence des heures de CPF manquantes.

 

Ainsi, le Fafiec participe aux coûts pédagogiques dans la limite de 55 € HT maximum par heure de formation à l'exception :

– des formations en langues (hors français et langue des signes), dans la limite de 35 € HT par heure

– de l'accompagnement d'une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), dans la limite de 100 € HT par heure

– des bilans de compétences (dans la limite de 1 750 € HT)

 

Une indemnisation complémentaire des frais de salaire est possible, pour les heures réalisées sur le temps de travail

– 12 € HT par stagiaire et par heure

– plafonné à 50% du total pris en charge par le Fafiec (frais pédagogiques + frais annexes)

 

Pour plus d’informations, cliquez ici.


Promotion de nos métiers par FemmesTech dans le cadre de la fête de la science

    • Conférence savante Banlieue FEMMESTECH
    • femmes tech savante banlieue
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Lors de la 17e édition de Savante Banlieue (Universités Paris 13 et Paris 8) FemmesTech, portée par Martina Kost, a tenu un stand et animé deux conférences passionnantes qui ont donné aux jeunes femmes (et hommes) envie de s’investir dans des secteurs professionnels techniques.

 

Enthousiastes, les intervenantes, travaillant toutes dans des domaines techniques, ont à cœur de transmettre leur passion et de démystifier les filières techniques afin d’aider les jeunes femmes à s’orienter vers ces filières qu’elles n’osent pas investir.

Un succès ! Plus de 400 jeunes ont suivi les conférences et jeunes femmes et jeunes hommes se bousculaient autour du stand pour discuter avec les professionnels.

 

« Au lycée, les profs me disaient que j’avais un profil d’interprète parce qu’on parlait allemand dans ma famille, mais j’ai préféré intégrer un IUT de génie mécanique et productique. J’étais la seule femme sur 70 élèves et là, on m’a expliqué que j’aurais plus ma place dans le social … »

 

« Je n’ai pas une journée qui ressemble à une autre. Je peux être en réunion avec les entrepreneurs, les architectes, ou à un comité de pilotage avec des élus pour définir des orientations sur les projets, à mon bureau pour corriger des plans de sécurité ou sur un chantier. Ce que j’aime, c’est la diversité de ce que je fais. Je suis comme un traducteur, je dois être en capacité de comprendre un problème d’électricité dans un bâtiment et de l’expliquer à un élu ou un décideur. »